Le village de la cave compte 300 habitants. Il est situé dans le nord du Lotte, département
du sud-ouest de la France. Chaque année, près de 100 000 personnes s'y arrêtent pour
visiter ces grottes découvertes en 1905 par armes envirées. Qu'est-ce qui a poussé
armes envirées vers leurs découvertes? Quel force étrange amène ces nombreux visiteurs
vers les profondeurs de la terre? Pourquoi l'homme, depuis des temps préhistoriques,
est-il mystérieusement lié aux grottes? Entre Kersi et Perigor, les falaises portent
sur leur flanc les traces des forces colossales de la nature. Elles sont les incroyables témoins
des intenses activités géologiques des temps passés. Une épaisse d'âle de sédiments
calcaires, déposée par la mer voici quelques centaines de millions d'années, a d'abord
constitué le socle de ces nombreux vallons. Puis, les anciennes mers et ensuite les rivières
ont lentement érodé la roche, scultant un paysage relief particulier aux formes anarchiques
et déchiquetées par le temps. Depuis des millénaires, l'OA accomplit son œuvre
dans les causes du Kersi. La dordogne, vestige des anciens océans, entaille aujourd'hui
profondément le paysage, circulant en fond de vallée, pareil à un gigantesque serpent.
Des gouffres et des grottes baillent monstrueusement au cœur même de ces paysages. J'a dit
que de nombreuses cavités de la région ont été habitées par des peuples primitifs
et un rapport mystique construit autour de symboles et de mystères s'est souvent instauré
entre ces premiers hommes et les grottes. En 1902, Armand Vy rêve un séjourné chez
des amis dans le petit village de la cave. Il faisait alors partie des grands pionniers
de la sphédéologie avec Édouard Alfred Martel ou encore Louis Armand, qui furent ses amis
proches. Dans les nombreux manuscrits retrouvés dans son bureau, Armand Vy rêve son intérêt
grandissant pour le cause de Gramma. L'exploration souterraine du plateau était pour Armand
un rêve depuis longtemps caressé. Il apprend durant son séjour à la cave qu'il y aurait
dans les bois voisins un gouffre appelé Ligue Saint-Sole. Depuis toujours, le gouffre intrigue
la population autour de ce trou du diable circule d'étranges légendes, espérant le
découvrir Armand s'aventurent dans les bois. Il marche longuement à la recherche du passage
tant convoité vers les ténèbres.
Enfin, il tombe sur un trou béant de 6 mètres de diamètre et de 80 mètres de profondeur
près d'engloutir le premier qui s'y risquerait. Un étrange pouvoir semble émaner du gouffre.
Armand se sent mystérieusement attiré vers les entrailles du monstre. Installer des cordes
et divers accessoires de sécurité fut l'affaire de quelques heures et la périlleuse descente
fut commencée. Alors, ce fut l'éblouissement, le rêve, le vertige. Il découvrit un kilomètre
de galeries souterraines ornées par une profusion de stalagmite et de stalactite d'une éblouissante
blancheur.
Après des heures d'exploration et émerveillées par la découverte qu'il venait de faire,
il s'est résolu coûte que coûte à offrir un jour au public cet époustouflant spectacle.
Durant les semaines qui suivirent, il acheta tous les terrains voisinaux pour permettre
l'exploitation de leur sous-sol et son projet fou commença.
Mais Armand ne pensait pas qu'il était possible de faire visiter les galeries à partir du
gouffre. La descente s'avérant trop dangereuse. Il entreprit des recherches et reconnue l'existence
de plusieurs cavités ayant pu être reliée à l'île Saint-Sole par le passé. Il eut
alors l'idée folle de creuser dans l'immense rochée un passage en direction du gouffre
depuis l'une d'entre elles, la cavité de Joukla, située près du bourg de la cave.
Le lieu était alors mis à disposition du service religieux paroissial pour des messes,
le temps de la reconstruction de l'église en 1902 et 1903.
Les cérémonies du culte y prenaient un caractère grandiose, une majesté que le piteur est-ce
que du lieu accusait puissamment. En avril 1904, les habitants du village ne furent pas
peu surpris de voir une équipe de 30 mineurs commencer à nettoyer la salle. Armand y
trouva des outils datant du solutré, environ 20 000 ans avant notre ère. Preuve supplémentaire
de l'habitat ancestral qui avait pu être les grottes de la région.
Après cette découverte, Armand et ses 30 hommes commencent depuis la cavité de Joukla
l'incroyable percée d'un tunnel à travers la montagne en direction des galeries tant
fantasmées. C'est ainsi que pendant de longs mois, jour
et nuit, la dynamite ouvrit les entrailles de l'immense rochée. Jours et nuit, elle
fit entendre sa voix puissante. Le cause vaut miser sans relâche ses entrailles d'argile
et de pierre. Enfin, au bout de 400 mètres de parcours
et 15 mois de travail acharné, le rocher s'ouvre et les hommes se trouvent devant
une couche de gros graviers surmontés de sable puis d'argile. Ils sont sur une importante
galerie naturelle. Mais pour y entrer, il faut traverser une épaisse rinconnue d'argile
molle et dangereuse, pouvant ensevelir à jamais les imprudents. Pendant trois semaines,
le travail se poursuit, aussi pénible que dangereux. Les hommes composant pourtant une
équipe d'élites ne cessent de se décourager. Certains quittent même le chantier prétextant
que leurs efforts sont vins et que cette entreprise n'est que pure folie. Et pourtant,
ils touchent au but. Armant le sais, armant le sang. Trois jours, disait Christophe Collomb,
trois jours et je vous donne un monde. Les villes de la joie commencent alors à s'interroger
sur le projet fou de cet homme, qui est cette inconnue défiant ainsi l'immuable phalaise,
qu'un incroyable trésor pourrait-il bien trouver à l'issue du tunnel.
Et soudain, le 27 mai 1905, le mur mur de quelques gouttes d'eau au loin se fait entendre.
Dernière mâche allumée, la détonation retentie, et armant aperçoit un énorme trou noir
d'eau émerge des sentines aux étroges. Armant réalisa alors qu'il s'était trompé
dans ses calculs. Il découvrit une grotte inconnue, un accès vers des galeries complètement
vierges. La beauté de cette grotte, scellée depuis des milliers d'années, était telle
qu'il abandonna l'idée de rejoindre l'île Saint-Sole. Quelle fut alors, à cet instant,
la sensation de cet homme, premier d'entre tous à fouler ce territoire vierge, qui n'a
pas connu la fièvre de la découverte, n'a pas encore vécu. Instant inoubliable, où le
corps ne compte plus, devenant la machine locomotrice de l'esprit, de l'imagination
et des yeux. La terra incognita, éternelle quête du spéléologue, s'offrait à armant.
Celle que l'on baptiserait plus tard, les grottes merveilleuses de la cave étaient
inconnues. À plus de 100 mètres de profondeur sous la colline, armant découvre des kilomètres
de merveilles souterraines. D'impressionnante concrétion, pareil à des orgues, recouvrent
les parois. Dans ce lieu, propie sa l'imaginaire, il rencontre d'étranges animaux, tirés
des contes et légendes, un énorme crapeau semblant garder les lieux. Un animal fabule
tout droit sorti de la mythologie, ainsi qu'une effrayante araignée.
D'anciens séismes et divers affaissements ont laissé de nombreuses traces de la colère
de la terre. Dans d'immenses salles, d'incroyables rochers basculés culbutés les uns contre
les autres, donnent l'impression grandiose d'un sublime chaos. Dans ces décors lunaires,
les parois révèlent par endroits d'étranges formes, sculptées et modelées par l'érosion
avec une patience de plusieurs millions d'années. Plus loin, une gigantesque cascade
pétrifiée impose le respect. Armand aperçoit ensuite d'étranges concrétions, d'une
incroyable finesse. Ce sont les célèbres fistuleuses, puis des myriades de stalactites
et de stalagmites tapissants voûtes et parois. Par endroit, le temps a permis à certaines
de se rejoindre pour former de magnifiques colonnes. Quelques mètres plus bas, de curieux barrage
naturel et d'immenses lacs souterrains procurent rarement l'impression d'être sur une autre
planète. Des concrétions cristallisées surnommées accentriques scintillent de mille
feux dans une totale anarchie, certaines révélant même d'étranges couleurs ou
des phosphorescences magiques. Dans cette autre monde, la perte des repères spatio-temporelles
est totale, et les sens d'armand sont en plein paradoxe avec l'extérieur. L'air
extrêmement chargé en humidité, l'odeur de la caverne, les sons se répercutant dans
les profondeurs, tout ce qui lui apparaissait auparavant mineur et anodin semble prendre
alors une toute autre ampleur. Les formes sont primitives, primaires, il n'y a rien
de bâti, à quelle époque pourrions nous bien être.
A l'extérieur, armand est prisonnier d'une certaine notion du temps, mais dans la grotte,
le temps semble arrêter. Le lieu s'inscrit dans l'épaisseur même du temps. Ce passage
du primitif au contemporain l'amène au plus profond de sa nature animale, et peut-être
est cette sensation indescriptible qu'il voulu faire partager au plus grand nombre
en décidant d'aménager la grotte. Mais quelle force étrange a poussé cet homme
toute sa vie dans cette quête de l'impossible? Que cherchait-il vraiment dans les entrailles
de la terre? La grotte est un de ces lieux qui rappellent
à l'homme sa vulnérabilité et sa finitude. Elle lui permet une plongée dans les temps
d'immémoreau, ou plutôt, sommes-nous ici complètement hors du temps? On y retrouve
nos liens primitifs et oubliés à la terre, à la roche, aux origines du monde. Loin de
la société moderne, plus rien ne paraît certain, plus rien ne paraît réel.
La grotte incarne la mort patente, béante, redoutée, mais elle est aussi secrètement
désirée, car objet d'interrogation, ailleurs absolu, associé au fantasme du retour matriciel,
au fantasme de la fusion finale de l'individu dans le tout.
Derrière l'apparente rudeste du rocher se cache une vérité originale, une tendresse
maternelle supposée, le lien mystique à la terre mère.
Lueux emplis de mystères, suscitant à la fois notre attirance et nos peurs les plus
ancestrales, ne seraient pas un refuge auquel on a spire en secret.
Si l'on s'y prête vraiment, la grotte nous permettrait-elle d'oublier notre soie
de surface pour y trouver un soie plus profond et plus authentique.
N'est-ce pas là l'ultime quête d'Armand?
Cette passion folle aura raison de lui en 1949.
Alors qu'il avait plus de 80 ans, il fut victime d'une chute lors de la remontée
d'un gouffre en dordogne.
Armand ne se remit jamais complètement de cet accident, et décédat deux ans plus tard,
même de ses obsessions intérieures.
Telle un sixième continent, le monde souterrain a constamment intrigué les hommes, tant
aux terrifiés, tant aux fascinés, selon les époques.
On trouve en ces lieux d'incroyables peintures, dégravures, des sculptures, fascinant témoignages
d'une vie spirituelle où les limites de l'art, de la magie et de la religion sont
difficiles à discerner.
Les grottes favoriseraient-elles les connexions avec les forces occultes?
Ont-elles pu influencer les premiers hommes dans l'accès à l'expression artistique?
La grotte ramène l'homme à son état premier, un état intemporel, au cas au primordial
de la nature et à celui présent en chacun de nous.
Armand l'avait bien compris, dans son silence même, la grotte s'adresse à nous.
La grotte s'adresse à l'homme à son état premier, un état intemporel, au cas au primordial de la
nature et à celui présent en chacun de nous.
La grotte s'adresse à l'homme à son état premier, un état intemporel, au cas au primordial
de la nature et à celui présent en chacun de nous.
La grotte s'adresse à l'homme à son état premier, un état intemporel, au cas au primordial
de la nature et à celui présent en chacun de nous.
La grotte s'adresse à l'homme à son état premier, un état intemporel, au cas au primordial
de la nature et à celui présent en chacun de nous.
La grotte s'adresse à l'homme à son état premier, un état intemporel, au cas au primordial
de la nature et à celui présent en chacun de nous.
La grotte s'adresse à l'homme à son état premier, au cas au primordial de la nature et
au cas au primordial de la nature et à celui présent en chacun de nous.
La grotte s'adresse à l'homme à son état premier, au cas au primordial de la nature et
au cas au primordial de la nature et à celui présent en chacun de nous.
La grotte s'adresse à l'homme à son état premier, au cas au primordial de la nature et
au cas au primordial de la nature et à celui présent en chacun de nous.
La grotte s'adresse à l'homme à son état premier, au cas au primordial de la nature et
au cas au primordial de la nature et à celui présent en chacun de nous.
La grotte s'adresse à l'homme à son état premier, au cas au primordial de la nature et
au cas au primordial de la nature et à celui présent en chacun de nous.
La grotte s'adresse à l'homme à son état premier, au cas au primordial de la nature et
au cas au primordial de la nature et à celui présent en chacun de nous.
La grotte s'adresse à l'homme à son état premier, au cas au primordial de la nature et à
celui présent en chacun de nous.
