Bonjour et bienvenue dans ce nouveau numéro. Paroles d'experts consacrent aujourd'hui
aux packaging innovants. On l'appelle aussi le packaging responsable car aujourd'hui l'un
ne va pas sans l'autre. Grâce à l'innovation, on attend plus d'ergonomie, de robustesse.
Certains s'imposent en proposant des alternatives sérieuses ouverts, des prouesses
scrutées de très près par les industriels très attentifs au flaconnage de demain,
mais si possible avec des coûts de production et logistique équivalents voire réduits. Les
défis sont donc nombreux et les initiatives tout autant pour s'imposer sur ce marché
où beaucoup reste encore à faire. Pour nous en parler, Nicolas Moufflet,
président de l'entreprise List Packaging. Bonjour. Bonjour. Alors première question,
quel état de lieu ont fait aujourd'hui du packaging innovant en France?
Écoutez d'abord, l'emballage joue un rôle très important vis-à-vis du consommateur.
Donc au niveau des innovations, il y a plusieurs critères et tendances. La première,
c'est on parle de packaging connectée. Ensuite, on a des choses un peu plus basiques,
le nomadisme, l'apparaticité. Et puis, il ne faut pas oublier que sur le plan marketing,
on a toujours une tendance à avoir un emballage maintenant qui doit être agréable à regarder,
agréable aussi au travers la marque à communiquer. Et au final, la problématique
majeure, c'est surtout sur l'environnement, donc trouver une des solutions aussi éco-consues
et puis qui respectent l'environnement dans son ensemble et éviter la pollution.
Alors justement, en parlant d'emballages écologiques, il y a aussi l'emballage
comestible dont vous avez dû entendre parler? C'est ça, il y a plusieurs types d'emballages
aujourd'hui, mais il faut aussi qu'il respecte aussi toutes les critères pour conditionner
le produit que l'on va le mettre dedans. Quelles sont les critères, les normes auxquelles
doivent répondre impérativement les packaging, auxquelles on n'a pas forcément conscience
en tant que consommateur? En fait, il existe des réglementations pour
chaque typologie de produit, donc chaque domaine a besoin d'avoir des règles spécifiques.
Donc il y a des tests laboratoires qui sont effectués, qui sont obligatoires, notamment
sur les migrations entre l'emballage et le contenu et le contenant, qui déterminent
si un matériau est apte à conditionner tel produit ou tel autre produit.
Et secteur le plus contraignant? Alors secteur le plus contraignant, c'est
quand même l'alimentaire, donc il y a l'alimentaire aussi frais, puis l'alimentaire un peu
moins frais, donc il va y avoir aussi des différences sur les durées de vie, donc
les attentes des emballages de chacun des produits.
Alors on parle beaucoup de dématérialisation, quel rôle va avoir le digital ou la connectique
dans le packaging de demain? Alors il y a des choses intéressantes
dans le digital, c'est à la fois peut-être sur la traceabilité, sur la sécurité de
le produit et de l'emballage, mais aussi de l'interactivité.
Et là on est plutôt sur un aspect marketing, un peu ludique, et donc le digital je pense
doit se reconcentrer sur l'attente première du consommateur, c'est-à-dire la sécurité
alimentaire, la traceabilité et puis la sécurité du produit.
Alors vous parliez d'attentes consommateurs, quels sont justement les attentes? Un des
consommateurs des clients finaux, mais aussi de l'agroalimentaire aujourd'hui, s'agissant
d'emballages.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui client, ce qu'il envie c'est d'avoir un emballage
qui respecte l'environnement, donc ce qu'il attend c'est avoir un couple contenu contenant
assez cohérent.
On voit que le marché bio évolue depuis l'année dernière énormément, donc un client,
un consommateur qui veut acheter un produit sain et consommer sain, il va se diriger peut-être
vers ce marché-là et il envie d'avoir aussi un emballage qui correspond à l'ingrédient
et au produit qu'il veut consommer.
Donc l'emballage peut être un argument stratégique de compétitivité pour les entreprises
du demain.
Un argument de vente, voilà.
Et une cohérence globale qui va jusqu'au bout de sa politique.
Vous connaissez bien le sujet puisque vous êtes le président de l'entreprise Dispackaging,
votre savoir-faire précisément?
Écoutez, dans notre usine que l'on a conçue depuis janvier 2015, donc c'est plutôt
une start-up, on fabrique et on conçoit des bouteilles totalement végétales, c'est-à-dire
sans une goutte de pétrole, à partir de bagaces de canassu qu'on arrive à créer ces emballages
dans notre usine.
Il y a un process particulier que l'on a mis au point, donc la bagasse de canassu que
déjà c'est un déchet qu'on va utiliser non alimentaire, qui est non GM et qu'on
va transformer sous forme de petites billes de bioplastique puisqu'on appelle ça comme
ça quand ça issue du végétal.
Ces petites billes de bioplastique, on va les retrailler, les formuler toujours en utilisant
du végétal de façon à pouvoir avoir un matériau convenable pour faire du flaconnage
des bouteilles ou des peaux pour différents marchés qui correspondent aux attentes techniques
de nos clients et aux attentes du consommateur aux emballages éco-consus et qui respectent
l'environnement.
Alors si aujourd'hui une start-up française est capable de produire des emballages sans
pétrole, un, c'est possible, deux, ça a porté tous, pourquoi c'est pas suffisamment
démocratisé alors finalement c'est plus couteau?
Il y a un coût supplémentaire qui est certes mineur, mais les quelques centimes de différence
sont quand même peut-être ne sont pas intégrées dans la distribution alors que ces emballages
ne sont pas nouveaux.
Alors c'est lorsque vous fabriquez ces emballages végétales, ils finissent où et comment?
Aujourd'hui, la réalité du terrain c'est tous les plastiques pétrochimiques que vous
triez qui sont recyclés, vous faites un geste en pôle environnement, et bien ces
plastiques-là ne sont pas recyclables à l'infini, ça veut dire qu'on va retarder
leur fin de vie parce qu'il y a quelque chose d'assez intéressant en soi, mais finalement
ils vont être transformés dans d'autres sous-produits ou produits qui eux vont terminer aussi leur
fin de vie en fouilles ou incinérées et donc 100% des plastiques pétrochimiques vont
finalement revenir à la fin dans la nature.
Quand on parle précisément de la bouteille puisque c'est notre sujet et c'est ce qu'on
s'est fabriqué chez nous, il y en a une sur deux qui est recyclée donc on a une pollution
qui est gigantesque à partir de ces plastiques pétrochimiques et d'où la nécessité de
trouver des solutions d'emballage qui respectent un peu mieux l'environnement et qui n'utilisent
pas de pétrole.
C'est-à-dire qu'en recyclant on ne fait que repousser le problème?
Donc en recyclant on fait que repousser le problème, tout ce qui va être on va dire
éco-conçu normalement meilleur pour l'environnement en fin de vie va être nommé l'éman perturbateur
et il y a une surtaxe sur tout ce qui est emballage biodégradable et compostable aujourd'hui
en France.
Pourquoi spécifiquement en France?
Je pense que c'est une raison économique de dire on va s'occuper du compost mais si
ça se composte on ne recycle pas forcément et qu'est-ce qu'on va revendre puisque ça
disparut lorsque quand on recycle on a de la matière à revendre et ça c'est peut-être
plus intéressant mais en tout cas c'est peut-être moins intéressant pour la planète.
Puis on imagine aussi des contraintes dont on ne parlera pas mais qu'on imagine assez
aisément.
On vous installe dans des cases pour peut-être même vous empêcher d'innover donc ça c'est
très important donc on a besoin d'avoir un poids politique aussi.
Alors aujourd'hui si on a des hypothétiques clients qui nous regardent quelle est la capacité
de production de votre usine?
Alors aujourd'hui on peut fabriquer dix millions de flacons dans notre usine à l'année prochaine
on va s'équiper on va installer d'autres outils de production pour justement répondre
à cette demande.
Comme on a les seuls à fabriquer cet emballage là évidemment on a des demandes de différents
domaines que ce soit de la cosmétique du complément alimentaire, de l'agroalimentaire, du nom alimentaire
avec des séries à produire, petites ou grandes.
On répond en général à tous nos clients, à tous nos développements où on accompagne
tout le monde sur le sujet, ce soit des petites startups que des grandes entreprises qui cherchent
des solutions.
Vos projets et perspectives pour l'avenir?
Alors là il s'agit de chercher des fonds d'investissement pour étauffer justement
notre programme d'innovation, elle est encore plus loin sur notre développement sur les
végétales, répondre à d'autres marchés sur lesquels on ne répond pas totalement et
aller travailler d'autres emballages et peut-être certainement aller installer des unités
de production de solutions d'emballages végétales, de flacons, de bouteilles notamment dans
d'autres territoires que sur le territoire national français.
Donc on a des mondes en Afrique, à l'international, dans les Dometoms où il y a des problématiques
écologiques assez importantes et je pense que c'est très intéressant d'installer d'autres
unités de production et d'organiser justement un réseau pour justement répondre à cette
problématique de pollution des plastiques pétrochimiques.
Mais écoutez j'espère que votre appel sera entendu, je suis en tout cas à l'appel et
l'encer.
Merci beaucoup pour votre intervention.
Merci.
Merci à vous de nous avoir suivi.
On se retrouve bientôt pour un prochain numéro de paroles d'experts.
