J'ai un nom de guerre.
C'est Black Le Ra.
Black Le Ra, ça vient d'une bande dessinée qui s'appelait Black Le Rock, quand j'étais gosse, qu'on s'échangais dans les cours d'école.
Et donc j'ai gardé ce nom de Black, j'étais très influencé par Black Le Rock, et j'ai gardé ce nom en mémoire de cette petite bande dessinée.
J'ai changé Le Rock en Ra, parce que dans Ra il y a R, R-A-T-A-R-T.
Je suis originaire de Paris, je suis né donc à Boulogne, et puis j'ai vécu toute ma jeunesse à Paris.
J'ai fait des études à l'école des Beaux-Arts en gravure en 1971, et j'ai fait un voyage en même temps en 1971 à New York.
Et c'est là, à New York, que j'ai découvert les graffitis, les premiers graffitis.
Et j'ai commencé à faire des graffitis à Guy Moquet en 1981.
J'ai fait des rats parce que Guy Moquet, la station de métro, était remplie de rats.
Et j'ai propagé ces rats un peu partout dans le monde, jusqu'à aujourd'hui, en 2014, où je suis peut-être le maître des rats.
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J'utilise la technique du pochoir, qui est une très ancienne technique, si je l'ai pas inventé.
Et j'ai utilisé la même technique pour peindre le sac à roulettes Ispac.
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J'ai accepté de faire ce travail sur le sac à roulettes Ispac, parce que c'est un support mobile qui va être vu dans le monde entier.
Et ça, c'est extraordinaire pour un artiste. Il n'y a rien de plus merveilleux que d'être vu.
A la fois dans les villes, dans les rues, dans les magasins, dans les écoles, dans les aéroports, dans les gares.
Et ça, c'est merveilleux.
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