Bonjour, je m'appelle Stéphane Askel. J'ai enjoué cette vidéo parce que récemment j'ai
fini un documentaire sur le yoga et un livre aussi pour parler de mon expérience.
La première chose que je voulais dire c'est que
j'ai essayé par mon livre et par mon film de par mon expérience d'aller vers l'expérience des autres.
C'est ça qui m'intéressait, c'est comment on pouvait vivre une expérience, une douleur,
une souffrance et trouver par le yoga une manière de retrouver un équilibre de vie,
retrouver une estime de soi parce que je pense souvent que par la maladie, par la souffrance,
on perd son estime, on se retrouve isolé et le yoga m'a appris, m'a appris,
on me réappropriait mon corps et mon mental à avancer dans ma guérison et à aussi pouvoir
retrouver espoir, retrouver une mobilité. Voilà, j'ai eu un accident il y a un peu plus d'huit ans
où j'appellerais ça une opération qui ne s'est pas bien passée et je me suis retrouvé paralysé.
Ça s'appelle un syndrome de la queue de cheval et c'est toute la moelle épinière qui un peu s'écroule
et compresse le bas des fesses au niveau du fessier qui vient, il y a tous les nerfs et les muscles qui
vont comme une queue de cheval dans les fesses. Bref, tout est complètement compressé, j'ai été
opéré, c'est une opération, on ne sait pas après les opérations si la mobilité va revenir,
comment elle va revenir, combien de temps elle va mettre avant de revenir. J'ai eu un parcours de
rééducation classique et par la suite j'ai rencontré une professeure de yoga et j'ai suivi
une formation sur deux ans dans un monastère zen en Allemagne. Cette professeure m'a formé
véritablement l'enseignement au fondamentaux du yoga et en même temps j'ai pu retrouver un peu de
mobilité. A la fin de ces deux ans, elle m'a demandé de rendre de ce que j'avais pu recevoir et je
me suis dit si un jour je peux récupérer mes facultés physiques et aussi mentales parce qu'il y avait
beaucoup de passages à vie, de dépression, de burnards, beaucoup de médicaments, beaucoup d'antidouleurs et
un jour quand j'ai repris ma posture, mon assise, j'ai décidé de faire ce film, ce documentaire et
je suis allé à travers le monde rencontrer des gens dans des hôpitaux, des gens qui ont
l'esquerre aux emplacs, dans des prisons. J'ai rencontré des prisonniers dans une prison très
violente près de San Francisco à 51 qui m'ont témoigné, il y en a un qui était sur le couloir de la
mort qui m'a dit grâce au yoga j'ai retrouvé une liberté. Ensuite je suis parti plus loin, je suis
parti en Afrique où j'ai rencontré une femme étonnante, une américaine qui a introduit le yoga dans
les écoles, dans des bidonvilles pour redonner un peu de vie, de chance aux enfants qui sont
pas défavorisés bien sûr mais qui ont surtout une vie où il y a peu d'espoir de retrouver,
d'aller trouver un emploi et donc tous ces enfants on leur donne une chance de retrouver une vie et pas
de pouvoir se laisser abattre et rester dans une condition de pauvreté, une condition aussi de
nutrition, de beaucoup d'autres choses et ce que j'ai vu m'a vraiment soufflé et ensuite cette
américaine s'appelle Paige Anilanson m'a conduit dans une prison pour femmes qui ont le sida et là
aussi ils ont réalisé qu'en introduisant le yoga les femmes ont été, il y a eu moins de violence,
j'en ai interviewé certaines qui m'ont aussi donné des messages d'espoir dignes de grand
philosophe de grand guru, c'est des témoignages très forts et je me suis dit voilà exactement ce
dont je voulais faire, je voulais faire passer ce message en disant voilà il y a une solution,
il n'y a pas que le yoga mais le yoga en est une et je l'ai vécu dans ma chair j'ai décidé de faire
cette enquête et cette quête à travers le monde et j'ai terminé le film et mon enquête dans une
école près de Marseille à Gardin où une professeure d'anglais et la principale de l'école ont
décidé d'introduire le yoga et pareil ce sont des enfants qui ont des problèmes qui sont dyslexiques,
dysgraphiques et qui voilà pareil qu'ils retrouvent une confiance en eux qui travaillent mieux qui ont
moins envie de se taper dessus voilà donc tout ça pour dire j'essaie de dire les choses un peu
rapidement mais d'une manière simple qu'il y a autre chose au-delà du phénomène juste de mode
de yoga du côté c'est peut-être une sec ce n'est que pour une certaine population enfin on s'en
appelle ça les bobos d'autres appellerait ça voilà il y a un business qui s'est fait autour du
yoga nous en occident on s'est approprié le yoga dans les années 60 70 et c'est vrai qu'il y a
une espèce de business qui s'est créé mais au-delà de ça le yoga va dans ces endroits là dans
des prisons dans des écoles dans des hôpitaux je sais qu'à la salle non c'est à l'hôpital Saint-Louis
pardon où il y a au service cancerologie un programme pour le yoga dans certaines prisons
en france c'est encore compliqué je vais sur prochain de prochains projets essayer d'aller
tourner dans des prisons en france de rencontrer aussi des prisonniers qui ont appris le yoga
en incarceration et qui l'utilisent comme moyen de réinsertion sociale je pense que c'est très
important et je pense que c'est un outil c'est indéniable qu'il faut qu'on bouge de ce côté là
pour l'école aussi pour les enfants je pense que ce côté là aussi faudrait qu'en france on
avance d'autres pays comme l'allemagne sont déjà très avancés à ce niveau là voilà donc j'espère
que par le documentaire qui s'appelle breathe un yoga un souffle de liberté le livre s'appelle
respire il est cherti chez michel lafon que ce petit ce message va continuer à faire son chemin
pour toucher des gens qui sont pas forcément du tout intéressés par le yoga qui ont peut-être des
préjugés qui ont un peu peur d'une pratique c'est vrai qui ressemble qui vient d'un qui a un côté
peut-être un peu trop voilà un peu trop esotérique un peu trop mystique et en fait je pense
vraiment une pratique il faut approcher d'une manière simple qu'on est souvent un peu des
êtres un peu compliqués et qu'en arrivant avec juste à dire quelque chose qui semble naïf et qui ne
l'est pas avec son coeur comme le font les enfants quand ils abordent la pratique on a tout à
gagné et que derrière ça j'ai vu j'ai personnellement après fait des cours dans un centre à paris
le centre yanga où j'ai suivi un yoga de rééducation qui m'a permis de rééquilibrer mon
squelette et surtout de pouvoir réellement prendre des cours de yoga j'allais dire normaux ce
qui était pas à m'apporter encore il y a il y a deux ans voilà de tout ça pour dire que pour
des gens qui souffrent pour des gens qui souffrent dans leur chair qui souffrent dans leur mental
qui souffrent quelque soit les raisons c'est un outil exceptionnel qu'on ne peut pas sous-estimer
qui reste un outil d'accompagnement mais je pense sincèrement qu'il faut qu'on réussisse à
l'étendre à se l'approprier plus et à l'introduire voilà partout où les gens vont se sentir en
tout cas je l'ai vu moins seul par en étant accompagnant cette pratique et surtout pouvoir
rencontrer d'autres personnes et d'avoir cette communication extraordinaire quand même le yoga
entre les êtres moi personnellement j'étais quelqu'un d'assez enfermé enfermé par la
maladie par la douleur isolée et le yoga m'a permis de m'ouvrir et en m'ouvrant de cette manière
j'ai pu m'ouvrir aux autres voilà aujourd'hui le film est passé à la télé sur la chaîne
parlementaire lcp les dernières semaines j'ai reçu beaucoup de témoignages qui m'ont beaucoup
touché et je pense que je suis convaincu je pense pas que je suis dans la bonne direction et que
c'est un message et que j'ai besoin des autres aujourd'hui pour pouvoir transmettre ce message
voilà j'espère que je me suis exprimé assez clairement qu'il y a des informations qui vous
seront utiles le film va repasser à la télé le livre est sorti voilà il y a d'autres livres
yanga a écrit des très très beaux livres sur la pratique voilà mais je pense qu'il faut pas
avoir peur faut y aller juste voilà ce qui est important c'est trouver évidemment comme à l'école
le bon professeur voilà je souhaite un bon chemin sur cette voie voilà elle apporte des solutions
