Bonjour et bienvenue dans ce nouveau numéro aux paroles d'experts avec pour Phil Conducteur,
cette fois-ci une question qui est Oriana Landon, cette marque de prêt-à-porter à
l'international qui a débuté en Asie pour nous en parler. Sandra Pinnell,
une série à l'entrepreneur, bonjour. Justement avec vous, on va découvrir
qu'est-ce qu'Oriana Landon, pourquoi avoir commencé effectivement cette marque en Asie.
Alors on a commencé en Asie parce qu'on a découvert un marché qui n'était pas pris
par les autres, c'est-à-dire des vêtements pour les cocasiens et les noirs en Asie,
surtout en Corée du Sud et au Japon. Alors ce qu'appréhende énormément les
marques dans ce type de marché, c'est les différences culturelles, les barrières culturelles.
Comment ils appréhendaient le marché asiatique et américain?
Alors comme une sorte de symbiose en fait. Donc moi je marie le service client asiatique
où fashion le nouveau, la fraîcheur de l'Europe et aussi des États-Unis.
Alors quelles sont les villes en Asie qui sont les plus prospères,
s'agissant de prêt-à-porter? Alors je pense que les villes les plus
fashion d'Asie, c'est surtout pour le Japon, donc ce sera Osaka et Tokyo.
Après pour la Corée du Sud ce sera Pusan et Seoul, Singapour, Taiwan, ce sera Taipei et Hong Kong.
Du coup je suis un petit peu curieuse, quelles sont les attentes et les exigences premières
en fait des asiatiques? Est-ce que ça va être la qualité? Est-ce que ça va être le prix?
Est-ce que ça va être l'environnement? Ce qui va compter pour les asiatiques en
premier c'est la politesse, les précisions, la qualité va passer ensuite, mais surtout
l'accueil. C'est ce qui va énormément compter sur le service. Si il n'y a pas un excellent service,
si vous ne faites pas un sang faute, vous ne ferez jamais devant l'Asie.
Pour celles et ceux qui voudraient suivre votre exemple, les slancers en Asie,
quelles sont les spécificités fiscales qu'il faut absolument prendre en compte avant de se lancer?
Au Japon c'est différent en Corée aussi, ce qu'il faut comprendre c'est que quand on est étranger,
c'est mieux d'avoir un associé qui est là-bas. En Corée c'est un peu plus facile,
mais il y a quand même des spécificités quand même par rapport à l'identité et à la fiscalité.
Donc c'est toujours bien d'avoir quelqu'un que vous connaissez qui peut exactement vous aider et vous
diriger vers les différents services. Et dans la continuité de ces différences culturelles,
en termes de communication, est-ce qu'on parle de la même façon, j'imagine que non, aux Américains,
aux Européens, aux Asiatiques? Alors tout le monde a ses spécificités. En fait,
aux États-Unis les gens sont très téméraires. En France, en Europe, on est un peu plus réservé,
on aime tout ce qui est assez léger, mais toujours avec un peu de vigueur. Pour l'Asie,
il faut être très très très souple et très diplomate. Je vous ai présenté en introduction
en tant que céréale entrepreneur parce que vous êtes la fondatrice de plusieurs marques de prête
à porter. Est-ce que, un, vous pouvez nous les décrire et vous rappelez la particularité du
coût de chaque marque? Il y a Auri Alannolondon qui est une marque pour femmes qui développe quatre
univers pour essayer de toucher toutes les tranches d'âge et tous les styles. Pour la marque
Jean-Thomas Viti, je l'ai développée avec un ami. C'est une marque qui vient de Corse. On a aussi
cette marque pour enfants qui s'appelle Pin Bono. Pin Bono est assez centrée sur les enfants et le
pré-adolescent. Donc on s'occupe de faire ressortir la beauté des enfants par les robes. Moi,
j'adore les robes donc essayer de faire en sorte que les femmes mettent plus d'Europe parce qu'on
vit dans une société où on en met un peu moins. Pour le sport, on va bientôt créer une marque qui
va bientôt sortir donc qui s'appelle Donium. C'est une marque de sport et nous avons aussi
notre marque de bikini qui s'appelle Marino Bikini. Qu'est-ce qui a été le plus compliqué pour
vous quand vous avez entrepris tous ces chantiers? Ce qui a été le plus difficile, c'est l'administration.
C'est l'administration le plus difficile. La créativité vient tout seul. L'imagination,
tout ça, c'est quelque chose qui vient au fur et à mesure et à force d'observer les cultures.
Mais l'administration reste la point noire de toutes les entreprises.
Les internautes qui nous regardent sont encore loin de leur surprise parce qu'en plus d'avoir plusieurs
marques de prêts à porter, vous avez aussi plusieurs entreprises dans l'enseignement,
dans la traduction, dans le café. J'ai développé une société qui s'appelle
Peanut Publishing House. C'est une maison d'édition où j'ai commencé toute seule et maintenant
nous sommes trois auteurs. J'ai écrit mon premier roman qui s'appelle Persephone en quatre tomes.
Il a été très difficile pour moi de m'implanter en France, de trouver des maisons d'édition.
Je me suis dit pourquoi pas? C'est une maison d'édition comme ça, c'était tranquille. Il faut
se donner les moyens, avoir une confiance en soi, mais surtout il faut suivre ses rêves.
Et l'entreprise de traduction et de café? On va créer une marque qui s'appelle Green World,
un mélange de café baîné et un mélange de Starbucks. C'est un univers de coffee shop. On aimerait
l'implanter en Angleterre et en France. Et la traduction, c'est parce que j'adore les langues,
j'adore l'Asie. Souvent, on propose de faire de la traduction. J'ai travaillé pour des chaînes
de télé coréennes et c'est comme ça que m'est mis l'idée de la traduction, surtout des télé
coréennes et japonaises. On saura qui fait rappel si jamais on a ce type de besoin. Vous avez
démarré en Angleterre. Pourquoi avoir fait ce choix de l'Angleterre plutôt que de la France?
J'ai choisi l'Angleterre parce que l'administration est beaucoup plus souple et beaucoup plus rapide.
En France, on est assez formaliste et ça a pris beaucoup de temps. Donc, j'avoue que l'Angleterre
m'a plus attiré à Saint-Voula. Maintenant, avec toutes ces entreprises,
vous avez encore des projets sur le long terme, voire un moyen terme ou court terme?
Long terme, oui. J'ai un projet dans la géologie, donc développer une branche dans la géologie et
surtout la climatologie, l'osanologie. Parfait, mais encore des projets en perspective. Merci beaucoup
Sandra Pinel. Merci avec plaisir. Merci à vous de nous avoir suivi. On espère que cela vous
aura inspiré. On se retrouve bientôt pour un prochain numéro de paroles d'experts.
