Alors, septième point, séparation, c'est un des grands groupes des activités de recherche et
technologie et des activités de conception. Ça, c'est une évolution extrêmement importante
qu'il faut tenir en compte. Parce que si l'on se met à la place du grand maître d'œuvre, il va
avoir un niveau d'innovation qui est sur le système, un nouvel avion, une nouvelle voiture,
un nouveau téléphone, etc. Donc des produits, un nouvel fusée, un nouveau satellite,
un nouveau... Ça veut dire système complexe qui est donc analyse, innovation, système de l'ensemble
du système porté par des grands maîtres d'œuvre, Airbus, Boeing, Volkswagen, Siemens, etc. Et puis on
va voir les innovations dont on vient de parler qui sont des innovations de sous-système de composants
d'équipement que l'on appelle de technologie, des puces, des SMS, des GSM, des sous-systèmes
techniques. Siemens dit qu'il sépare de systèmes d'innovation, moitié des innovations au niveau
système par rapport au niveau des composants. Étant grand maître d'œuvre, lui, il est chargé de faire
un système nouveau et il travaille avec des fournisseurs. Ce qui fait que l'activité R&D,
je vous prends le cas de diaserine dans la santé par exemple, on va avoir deux choses de nature
différente. Recherche développement qui va être faite avec des partenaires, parce qu'on ne peut
pas faire toute la recherche. Donc université, on a vu, ça reste notamment dans certains secteurs,
parce qu'on est très proche de la recherche fondamentale pour le produit fini comme le
médicament par exemple, ou dans certains soft et développement mais plutôt avec des partenaires
extérieurs. Et puis développement de produits, on conçoit un nouveau produit. Ça n'est pas
directement connecté à la recherche développement, on définit un nouveau produit avec les meilleurs
techno disponibles. On n'engage pas de recherche développement au moment du développement de
produits qu'on doit concevoir rapidement, réduire la durée de développement et donc
c'est deux choses qui se séparent. Alors je vous donne un exemple, présentation récente,
fait comment donc à Saclay, lors d'un mardi, fait, c'est marqué restricted, mais c'est pas restrict,
Thales l'a ouvert, qui montre l'organisation actuelle de la recherche développement chez Thales. Alors
vous voyez, il y a deux flèches. On n'est plus dans le schéma qui a été linéaire, recherche
développement, test, évaluation, prototype, page, etc. On a deux choses, recherche et technologie,
avec des niveaux au technologie readiness level sur lesquels on va revenir, c'est-à-dire je vais
de 1 qui est juste du concept, 1, 2, j'applique déjà, 3, 4, jusqu'à 5 où j'ai démontré la
technologie en condition réelle, elle est prête à être utilisée. C'est sur un avion, elle était
testée en vol tout le temps, voilà sur les niveaux élevés. Et la deuxième partie qui est
une générie, je dois concevoir quelque chose de nouveau. Et là je vais partir au niveau des
composants, des choses qui sont déjà démontrées. Je suis dans la conception du produit nouveau,
et donc je ne sais pas rechercher technologie et engineering ou conception de produit. C'est
une évolution clé, là c'est ce qui est à l'intérieur de la même société, c'est-à-dire des
technologies propres à l'entreprise, et donc elles vont interférer avec le développement de
produits qu'elle après on mettra en service, qu'on fera là maintenant, on rebouclera avec les
différents fournisseurs de technologies. Si on élargit ce schéma, voilà grosso modo comment
se passe aujourd'hui la phase de conception dans un grand groupe. On va avoir des problèmes de
recherche et technologie qui sont sur des composants, ce qu'on avait vu sur Apple, des batteries,
des sous-systems, des équipements, de l'énergie, etc. On en fait soi-même, mais un exemple une
automobile, il y a 350 grands technologies à l'intérieur d'une auto à mettre d'oeuvre,
ils ont fait quelques dizaines, pas plus. Une entreprise d'autos va pas se mettre à refaire
ses vitres, c'est Saint-Gobain, il faut les fournir à tous les constructeurs pour être rentables,
va pas se mettre à refaire ses pneus, c'est le rôle de Michelin ou à faire son ABS,
c'est fourni pour un équipementier. Donc dans l'entreprise, c'est-à-dire cela,
elle a connecté, elle va développer ces technologies, de dire dans la prochaine génération de
produits, on aura des technologies nouvelles. Elles sont développées jusqu'au phase TRL9,
on va regarder ce que ça veut dire, se démontrer et par ailleurs, on a nos partenaires qui développent
leur propre technologie. Chacun va avoir des technologies à la pointe. Quand on va démarrer
un nouveau produit, normalement aujourd'hui, on ne prend plus de risques technologiques. Prendre
un risque technologique sur un appareil du type de la-380 ou du nouvel central électrique et
tous s'arriver, puisqu'on en a qui sont en carafe, ça n'est plus acceptable vu l'engagement que
l'on prend. Donc les technologies sont démontrées après se pose la question de la combinaison pour
faire le produit nouveau. Et là, on va avoir des acteurs qui jouent un rôle de plus en plus
important qui sont les utilisateurs qui vont influer sur la caractéristique du produit,
pour un avion, les compagnies aériennes, les passagers, les aéroports, etc. Donc l'aspect
conception se fait à partir de technologies démontrées et que l'on peut mettre en œuvre.
C'est un changement extrêmement important et extrêmement efficace. Ça permet de bien séparer
cette phase de maîtrise de techno d'une part complexe, de celle de la conception du produit.
Pour ce faire, généralisation de l'évaluation des niveaux de maîtrise technologique. Les
technologies Red Inus Level envahissent les grands programmes pour permettre de travailler sur une base
comparable. Alors voilà ici la présentation par la Round Comparation des TRL, Technologies
Red Inus Level, qui vont partir d'une technologie de base au niveau purement conceptuel pour monter
progressivement vers le fait que le système est testé peut-être lancé opérationnel. Et donc on
passe par des étapes, je rentre pas dans les détails de la précision qui définit à quel moment
on est à TRL 4, 5, 6, 7. Quand une entreprise et un regroupement d'entreprises va définir un nouveau
grand projet, elle va avoir des exigences en disant je prends rien en dessous de TRL 8, c'est
démontré ces produits, on ne peut pas prendre un risque avec quelque chose qui en face de développement
qui risque de plomber tout le programme. Et donc ça fournit une base cohérente à laquelle se mettre
progressivement les grandes entreprises. Aujourd'hui en Europe, je pense qu'on a à peu près 5% des
grands maîtres d'œuvres qui sont passés, mais c'est fait à la louche, mais on quête un peu
auprès des grands groupes que nous connaissons. Alors exemple qui est passé aux technologies
Red Inus Level comme outil de gestion des grands programmes, outil de dialogue avec ses partenaires,
ses équipementiers, Boeing, Airbus, BMW, Toyota, Ferrari, Fiat, Lotus, etc. Et ça se répond
assez vite parce que ça permet de savoir de qu'on parle et quel niveau. Et pour les grands projets,
je dirais, il est très difficile de rentrer si on n'est pas un niveau TRL 7. Ça veut dire quoi
pour l'entreprise? Ça veut dire que le fournisseur de technologie a la capacité à faire tout ce
travail de conception, de recherche, de développement, de tests et de dire voilà je suis un
partenaire opérationnel. Et donc il est valeur technologique à partir du moment où il maitrit
ce niveau techno. Et il a la capacité à produire qui est quelque chose d'énorme parce que maintenant
de plus en plus un produit nouveau, la courbe de production va être extrêmement tendue,
extrêmement soulevé, qui fait qu'il va falloir produire en quantité industrielle rapidement.
Ça devrait permettre cette extension là de limiter les dérives des grands programmes,
autre question qu'on abordera spécifiquement. Beaucoup de grands programmes sont en dérive
parce qu'on a découvert des problèmes en cours de route. Le but des TRL c'est d'éliminer les
problèmes en cours de route. Si la technologie n'est pas prête, on verra ça la prochaine
génération de produits. Pour l'instant on prend celle qui est démontrée, qui fonctionne,
qui est qualifiée, qui a toutes les certificats possibles, qui a été validée parce que sinon
elle risque de plomber le grand programme. Donc importance des technologies within us level,
on aura sans doute à revenir dessus. 9e point dernier, coopération plus en plus étroite avec
les utilisateurs. Là encore c'est un point qu'on a déjà abordé. Ceux qui se sont invités de plus
en plus maintenant, au la phase de conception qu'on appelle avant développement, mais qui
maintenant est plutôt conception, ce sont les utilisateurs. Grâce au web en partie,
c'est-à-dire qu'ils peuvent se connecter et donner un avis global, les associations de malades pour
un nouveau médicament, des associations d'utilisateurs, des utilisateurs eux-mêmes,
exemple midiway, c'est logiciel pour les médecins, conçu par des médecins pour des médecins,
on a fin mardi l'an dernier, le conçu par des pour des se développe partout, conçu par des
agriculteurs pour des agriculteurs, par des pilotes pour des pilotes, par des musiciens pour des
musiciens, par des passagers pour des passagers, je passe. C'est-à-dire qu'en fait à partir du
moment où les technologies sont bien pas 4G, il est plus facile à l'entreprise qui veut
innover, de se procurer les technologies que de connaître intimement les utilisateurs. Donc
les utilisateurs peuvent monter au créneau. Ici par exemple, vous voyez des médecins,
ils ont constaté l'absence d'un dossier médical informatisé qui reflète leur réalité,
en fait ils disaient on fait une visite médicale qui prend un quart d'heure, il nous faut 10 minutes
de plus pour rentrer tout ce qu'on est obligé de rentrer dans le software, c'est vraiment
beaucoup trop lourd, en plus on n'a pas revu à la ruiser le prix de la consultation, donc là
nous on a conçu quelque chose qui est parfaitement adopté à notre vie, on le fait tant réel de
façon très simple, savoir unique, expériences informatiques, on peut l'acquérir, on a des
médecins informaticiens, on fait trahir des informaticiens pour nous, pratique médical vécu au
quotidien, but d'apprentissage et l'utilisation rapide et plaisante, toutes les fonctionnalités,
alors ici je détaille parce que c'est ce qu'on va retrouver dans pratiquement tous les produits
de même nature où la conception était extrêmement orientée par les utilisateurs, vous voyez qu'on
suit par des médecins pour des médecins, on appuisait dans notre expérience médicale complète
des systèmes qui soient au plus proches des habitudes, convivialité, facilité d'utilisation,
les décisions interviennent au moment le plus opportun, c'est au moment dans la consultation
qu'il faut faire cela, donc on le fait à ce moment là, en plus des des aides totalement
inédites, mettre par exemple les résultats d'analyse, c'est des chiffres très compliqués,
3 chiffres après la virgule, on peut se tromper en le faisant, or la plupart du temps c'est des
valeurs extrêmement limitées, donc on les choisit, on ne rend que ce qui va être hors spectre, ça se
manifeste au meilleur moment sans entraver le travail, plus par des situations propose des
valeurs par défaut, vous voyez qu'il suffit de sélectionner pour remplir les champs,
utilisation des technologies les plus avancées, cryptage des données se fait automatiquement,
respect d'énormes et contraintes juridiques, parce qu'il y a beaucoup de droits dans la santé
et on travaille avec les médecins qui sont à la pointe, et en plus on est membre des médecins,
je parle des organisations qui définissent les normes, voyez MediWeb pensé en fonction des
directives européennes en matière de dossier médical informatisé, résultats des courses,
le système l'emporte sur tous les autres parce que au moment de la conception, on ne se pose plus la
question des choix technologiques, puisqu'on a pris les technologies les plus avancées,
démontré et ça se fait avec l'utilisateur qui lui va définir ce qui est le mieux. J'ai souvent
présenté le cas du Dreamliner avion conçu par des passagers, quand même 140 000 passagers,
vous voyez ici une association de passagers qui valide les options qui ont été prises par Boeing,
membre des 14 associations de passagers, le cas des hélicoptères au C-175 d'Airbus hélicoptère,
conçu par les pilotes de la mer du Nord, spécialisés sur les plateformes pétrolières, il pleut,
il y a du vent, enfin c'est les conditions les plus dures qu'il y ait, mer du Nord et compagnie,
c'est les pilotes des flottes de Total, de Shell, de St-Wall qu'on définit l'appareil. Et là les
concepteurs de l'appareil ADS acceptaient de se mettre, non pas en second plan, eux conçoivent le
cahier des charges, c'est leur métier, ils vont dire ce qui est bien, ce qui est bien, ce qui est
faux, eux ils font l'appareil, donc séparation maître d'ouvrage, maître d'œuvre, mais donc
monter des utilisateurs comme maître d'ouvrage, et là ça marche très bien, enfin c'est un appareil
qui correspond exactement à ce qui est l'opération sur les plateformes. Donc on voit arriver de plus
en plus ces utilisateurs structurés, organisés, exigeants dans le médical considérable, on dit
des patients de moins en moins patients, orientant les choses, définissant les axes de développement.
Alors synthèse, je vous montre juste comment tout cela est cohérent par rapport aux stratégies
actuelles des grandes entreprises, comment donc une interview de Yann Barbeau, chief innovation
officer chez Airbus, il y a deux mois, qu'est-ce que l'innovation chez Airbus? Alors il vous dit bon
Airbus a bâti son histoire sur l'innovation, les avions c'est bien, ça avance, etc. Je passe
là-dessus, il n'y a rien, très nouveau, mais si je zoom, des nouvelles technologies émergent,
il y a des technologies nouvelles qui obligent à élargir les champs de technologie, notamment dans le
domaine de l'information tirée par le marché de la consommation générale, les smartphones, les
services sur internet, le cloud, ça suscite de nouvelles attentes auprès des passagers qui sont
quand même les gens qui sont les avions, les pilotes, les membres d'équipage, les patrons des
compagnies airiennes, il faut que nous soyons en mesure d'avancer à ce même rythme rapide qui
n'était pas celui de notre industrie dans le passé. Quatre évolutions clés de nouveau
réussir, passer d'un métier piloté par l'offre technologique à un métier piloté par la
compréhension du marché et l'anticipation de son évolution. Voilà donc les offres technologiques,
elles doivent être package, précise, la technos ne cesse d'évoluer, la science évolue, on doit
avoir des technologies à un moment donné, c'est ce qu'on peut faire de mieux, c'est prouver
déterminer, on peut s'appuyer dessus. L'essentiel de la définition de l'appareil venant des
attentes de la société, la rapidité de mise en oeuvre est importante, donc on passe à un
schéma plus ramassé, dans ce cas de la co-innovation avec nos clients, les compagnies airiennes,
mieux comprendre leurs besoins et leurs clients, les passagers est un élément clé, on a vu,
Dreamliner a été conçu par des passagers. C'est très important dans un secteur ressenti comme
aussi technologique de dire, on doit passer d'un métier piloté de l'offre technologique,
un métier piloté par la compréhension du marché, de développer l'innovation ouverte,
on l'appelait, écosystème d'innovation, s'ouvrir à l'extérieur, capter les idées venant des
fournisseurs, qui ne sont plus des sous-traitants, des fournisseurs, voire innovation team partner,
on dirait maintenant, des start-up des PME innovants d'autres secteurs industriels,
pour accélérer la mise en oeuvre des solutions nouvelles. Trois, travailler à la fois sur les
innovations technologiques et les processus de l'entreprise. Un des retards qu'il y a dans les
gens qui font la high-tech, c'est les technologies de production. C'est le grand tâteau de fameux
front-offers. Suffit pas d'avoir un prototype ou un élément, il faut le produire en quantité
importante et rapide. Et là, les technologies de production, c'est un champ important où certains
pays et États-Unis, notamment France avait pris les retards. Pour être plus agile, améliorer
notre capacité à nous adapter, par exemple, il est fréquent maintenant que des commandes d'airbus
varient entre le moment où la commande a été passée et les livrait, passage d'un avion à
un autre. Le campagnie s'aperçoit que ça marche mieux prévu. Ces A318 deviennent des A321,
donc souplesse au niveau de l'entreprise. Voir des plus gros sont remplacés plus de plus petits
pour avoir une meilleure fréquence. Flexibilité de l'outil de production, développement de nouveaux
monels de business, en particulier dans les services, puisque maintenant, l'essentiel des avions
sont loués et pas vendus, donc faut assurer le service auprès des utilisateurs. Et enfin,
un soufflet répond à un état d'esprit d'innovation dans l'ensemble de notre organisation,
c'est-à-dire, développement d'une culture d'innovation qui fasse qu'on soit, en fonction de la
même façon, permettre, anticiper et répondre plus rapidement tendance future au profit de nos
clients. Donc voilà, et beaucoup d'éléments qu'on réanalysera de façon plus détaillée sur la
façon dont s'est amont la recherche, la technologie, le rôle des différents acteurs, la relation
maître d'œuvre au fournisseur de technologie est en cours d'évolution. Voilà, merci de votre attention.
