Bonjour. Effectivement, j'ai travaillé pendant 20 ans sur la mucovisilose dans un laboratoire.
Et puis après, j'ai été mis à l'exposition auprès d'une fédération d'associations de malades,
qui s'appelle Heureur 10. Et donc j'ai eu l'autre vision, la vision des malades.
Qu'est-ce que ça représentait être malade et atteindre une maladie rare?
Qu'est-ce que ça représentait de voir ou de ne pas voir se développer des études?
Et là, je suis revenu à l'Insem, qui est ma maison de base.
Et donc je vais vous présenter une présentation du point de vue scientifique beaucoup, beaucoup plus simple,
beaucoup plus basique que les précédentes.
Mais vous pouvez essayer de vous présenter un petit peu la balance entre ce qui se passe du point de vue des scientifiques
et du point de vue des malades.
Alors les maladies rares, parce qu'elles sont rares, elles sont précieuses, bah non, malheureusement pas.
C'est plutôt les maladies qui sont négligées et qui sont orphelines.
En fait, les mots qu'on garde dans le vocabulaire, si vous voulez faire chic dans le domaine,
on parle de maladies rares et de médicaments orphelins.
Les maladies rares, c'est les maladies dont les malades sont rares.
Et elles sont définies donc en fonction du nombre de personnes qui sont atteintes par une maladie dans une population donnée.
Et ce qui fait arriver à la notion de prévalence.
Alors là, je vous ai mis la prévalence d'un certain nombre de maladies.
Donc des plus fréquentes qui touchent à peu près un malade sur 10, comme le cercle de l'estomac, le diabète,
des maladies franchement plus rares qui touchent un million à une personne sur 10 000 à peu près, comme la tuberculose.
Puis il est extrêmement, extrêmement rare, comme le tétanos qui touche une personne sur 10 millions.
Alors cette notion de prévalence, ça a été dit déjà tout à l'heure, c'est important, elle concerne un territoire donné.
Donc je vous ai dit le tétanos, c'est une personne sur 10 millions en France.
C'est en gros une personne sur 100 en Somalie.
Donc suivant le territoire, la prévalence peut être énormément différente.
Puis à un moment donné aussi, pour reprendre le tétanos, ça touche chaque année en France une dizaine de personnes.
En 46, ça touche à un millier de personnes par an.
Et donc quand on parle de prévalence, c'est à un moment donné.
Et on voit par exemple des maladies qui sont rares, comme la mycoviscidose qui était assez rare.
Puis on voit les malades qui survivent plus longtemps et le nombre de malades finalement augmente.
Donc la prévalence, c'est pas une notion qui est parfaitement stable.
Et ça demande de préciser bien la maladie.
Par exemple, si on dit le cancer en général, ça touche cinq malades pour mille habitants en France.
Mais si on parle du cancer de l'orange, ce qui n'est pas un cancer très très fréquent, c'est un malade pour cent mille habitants.
Donc bien bien préciser quelle est la maladie.
On verra que dans les maladies rares, il y a beaucoup de maladies où il y a des sous-types.
La définition de maladies rares, ça a été dit aussi déjà un petit peu, c'est pour l'Europe moins de cinq malades pour 10 mille habitants.
C'est-à-dire moins de 33 milles en France ou moins de 250 milles en Europe.
Et là, vous voyez que les malades rares, la tuberculose, c'est une maladie rare.
Le cancer du l'orange, c'est une maladie rare.
Les leucémiégus, c'est une maladie rare.
Le tétanos aussi, ce qui n'est pas vraiment l'idée qu'on s'en faisait.
Mais vous verrez que pour les avantages donnés pour les maladies rares,
toutes ces maladies, même si ce ne sont pas des maladies génétiques rares,
peuvent bénéficier des avantages liés aux statuts des maladies rares.
Alors bien sûr, quand on parle dans le courant des maladies rares,
on pense plus à ces maladies génétiques rares,
comme la je n'ai cité quelques-unes, la progéria.
Alors, progéria, il doit y avoir deux ou trois malades en France.
Maladies tessaxes, vous avez dû en entendre parler plus par la littérature.
De Gaucher, Huntington et Xfragile, dans des représentants, on parlait ici.
Alors les maladies rares, ce sont des maladies où les malades sont rares,
mais les maladies elles-mêmes sont très fréquentes.
Alors on parle de 6 000 à 8 000 maladies, on ne sait pas exactement.
Et tous les maladies réunies qui ont une maladie ou une autre,
parmi les maladies rares, représentent plus de 5 % de la population.
Mais à l'intérieur même de ces maladies, il y a une grande étérigénéité.
Donc certaines sont beaucoup moins rares que d'autres,
et on considère que, en gros, les 300 maladies rares, les moins rares,
représentent déjà 5 % de la population.
Et l'ensemble des autres vont représenter 1,5 % seulement,
par qu'une grande étérigénéité.
Les maladies rares sont des maladies qui sont singulières.
Bien sûr elles sont rares, mais elles sont aussi,
ça a déjà été dit, pour 80 % des maladies génétiques.
Ce sont des maladies graves, qui entraînent souvent la mort,
et ce sont des maladies chroniques.
Alors des maladies rares, ça veut dire que c'est des maladies
pour lesquelles on a très peu de données scientifiques.
Et de ce fait, la pratique médicale est souvent empirique.
C'est des maladies pour lesquelles les recherches sont difficiles
parce qu'on a peu de données de base, du point de biologie origine de la maladie,
et aussi parce qu'il y a peu de malades.
Et le fait que des données médicales soient rares
fait que les patients sont diagnostiqués souvent après des années de recherche,
et on parle des ranges diagnostiques,
ou pour l'exemple de l'accent d'Holicy diagnostic,
qu'il y a de nombreuses erreurs diagnostiques,
et que les traitements sont encore plus rares malheureusement que les maladies.
Tout ça donne envie, évidemment, de faire des recherches,
de stimuler l'innovation,
mais la recherche est particulièrement difficile dans les maladies rares,
d'une part du point de vue industriel,
parce qu'on raisonne d'une étroite thèse du marché,
peu de malades, peu de clients pour acheter des médicaments,
et un retour sur investissement qui peut être difficile.
Pour les chercheurs, pendant longtemps, c'était aussi des maladies
qui n'étaient pas très très valorisées,
donc au point de vue universitaire, le retour sur investissement
n'était pas forcément très bon au départ,
et le fait qu'il y ait des petites populations
rend les essais cliniques particulièrement difficiles.
Maladies génétiques, ça veut dire que ça commence souvent dès l'enfance,
ça veut dire qu'il existe un tabou social,
comme sur toutes les maladies génétiques,
et là, ça pose un problème, surtout pour les malades.
Sur des maladies monogéniques, alors je lui ai dit que ce serait pas compliqué
pour les scientifiques, c'est le seul point,
et pas toujours des maladies héritées.
Pour le tabou social, et c'est vraiment important,
il y a eu une enquête qui a été faite en juin 2015,
on a demandé à la population française,
enfin à 1000 représentants de la population française,
à titre personnel, vous sentez-vous concerné par les maladies rares.
La réponse, 30% de personnes répondent oui,
70% répondent non.
Si l'on tient compte du fait que 5% de la population française
est atteinte fermée à dire rares,
ça fait des chiffres qui, quand on les met là un côté de l'autre,
ça fait paraître un petit peu bizarre.
Et en fait, si on utilise la loi de poisson,
on peut avoir des informations intéressantes.
Alors on a demandé aux poissons lui-même,
parce que c'est le mieux placé pour parler de la poisson,
et il nous a dit que pour que ces deux informations soient compatibles,
ça veut dire que quand une personne est atteinte du maladie rares,
elle n'en parle qu'à cette personne.
Si dans les sept personnes, vous pensez qu'il y a des membres de la famille,
ça veut dire qu'il reste un tabou très très fort sur la maladie génétique.
Alors maladie monogénique, pourquoi je vous raconte ça,
c'est un terme un petit peu technique, c'est forcément intéressant.
Aller une maladie monogénique, c'est une maladie qui atteint un seul gène.
Donc un seul gène sur un seul chromosome.
Un exemple que je vais donner, ici, c'est la mucoviscidose.
Alors logiquement, on devrait opposer une maladie monogénique
à une maladie polygénique.
Enfin, des maladies vraiment que génétiques,
qui atteignent que plusieurs gènes, c'est assez rare.
Mais on les oppose surtout à des maladies qui sont multifactorielles.
C'est-à-dire les maladies pour lesquelles un certain nombre de gènes influent,
mais aussi des facteurs de l'environnement, que ce soit l'alimentation,
le fait de fumer, le climat, la pollution, ce genre de facteurs.
Alors pourquoi ça nous intéresse?
Ça nous intéresse parce qu'un certain de nos maladies rares,
qui sont monogéniques, sont en fait des modèles de maladies fréquentes, multifactorielles.
Un exemple particulièrement frappant, c'est la progéria,
donc je vous ai dit moins dix, peut-être cinq malades en France.
C'est un modèle d'un certain nombre de mécanismes de vieillissement.
Et on a déjà trouvé, en se basant sur la progéria,
un produit qui est ralenti le vieillissement de la peau.
Donc là, le retour sur l'investissement pour le vieillissement de la peau
est un peu plus rapide que pour traiter les maladies atteintes de progéria.
Mais un grand nombre de maladies rares,
on peut penser par exemple à Prader-Willy qui est un modèle pour l'obésité,
un certain nombre de maladies rares,
justement par le fait que le mécanisme est extrêmement précis,
peut être un très très bon modèle
pour étudier un mécanisme beaucoup plus fréquent dans la population générale.
Alors monogénique, ça ne veut pas dire que tous les malades ont la même mutation.
Par exemple dans la mucoviscidose,
il y a seulement un gène atteint de le CFTR sur le chromosome 7.
Il y a plus de deux mille mutations possibles.
Là encore, ça vous concerne peut-être.
Vous allez voir. Un gène, ça a un début, on lit le gène
et puis il y a un signal qui dit on s'arrête.
Et dans les mutations qu'il peut y avoir,
il peut y avoir une mutation ponctuelle,
c'est-à-dire qu'il y a une indication sur le message qui est fausse.
Ça peut être que le gène est retourné à l'envers
et puis ça peut être aussi une mutation qui s'appelle codon stop.
C'est-à-dire que le signal qui dit s'arrêter,
on le retrouve au milieu du message.
Donc on va commencer à synthétiser la protein stop
et en fait on a un bout de protein qui n'est pas fonctionnel.
Il se fait que cette mutation-là,
on peut la rencontrer dans plusieurs maladies.
On peut la rencontrer par exemple dans la mucoviscidose
mais aussi dans la myopathie du chêne.
Et donc un même médicament va pouvoir être utile
dans plusieurs maladies rares.
Là ça commence à être intéressant.
Ça veut dire qu'on va pouvoir élargir
la population intéressée par un même médicament.
Malélysingulière, rare et grave pourquoi ça va ensemble
parce qu'en fait ces maladies génétiques,
elles sont portées par une population.
Il faut qu'elles existent, qu'elles persistent dans une population.
Et c'est parce qu'elles sont rares
qu'elles continuent à persister dans la population.
Si elles tuaient tout le monde,
elles seraient pas rares.
Elles auraient tué la population, elles auraient disparu.
Donc il y a en fait un lien entre le fait d'une maladie
particulièrement grave et d'une maladie rare.
Et puis aussi il y a un lien entre le fait qu'elle est génétique
et les chroniques.
C'est-à-dire quand on a des chromosomes,
on les a pour la vie.
Donc si on a une atteinte génétique,
elle va durer toute la vie.
Alors ça, maladies génétiques, maladies rares, graves, chroniques,
c'est la vision scientifique.
Quelle est la vision du malade?
Un maladie rare.
Qu'est-ce que ça veut dire pour un malade?
Ça veut dire qu'elle est méconnue et qu'il y a très peu de traitement.
Qu'elle soit génétique, ça veut dire qu'elle va être familiale
et qu'elle va commencer dès l'enfance.
Qu'elle soit grave,
ça veut dire qu'elle va entraîner souvent des enquêtes,
avec un cap lourd, voire la mort.
Et chronique, ça veut dire qu'on va passer toute sa vie avec la maladie.
C'est un timbolo assez sombre, comme vous l'imaginez.
Et c'est pour ça qu'il y a eu un grand nombre d'associations de malades
qui se sont créées dans le domaine des maladies rares.
Parce qu'il fallait faire quelque chose,
qu'on a une situation qui est absolument dramatique.
Et ces associations se sont engagées pratiquement sur tous les fronts.
Du fait que les maladies sont rares,
elles se sont engagées pour la recherche fondamentale,
que c'est une maladie génétique pour le diagnostic et les thérapies,
grave et la recherche clinique.
Et le fait qu'elle soit chronique, elles se sont engagées sur le long terme.
Dans le détail,
les associations de malades, contrairement à ce qu'on peut penser,
ne soutiennent pas spécifiquement la recherche clinique, la dernière phase.
Elles savent que leurs maladies rares qu'on a besoin de l'étudier.
Et quand on parle du soutien financier des associations de malades,
on s'en compte qu'elle va essentiellement à la recherche fondamentale.
C'est un autre avantage de ces soutiens et des associations.
C'est qu'elles sont capables de soutenir un début de recherche.
Si vous demandez de l'argent à un organisme public,
on va vous demander haut comme ça de publication,
en disant qu'est-ce que vous connaissez déjà dans le domaine,
est-ce que vous êtes vraiment déjà un cadre dans le domaine?
Et si on veut démarrer, on n'a encore rien.
Et les associations en général sont beaucoup plus rapides
à soutenir un début de recherche.
Et dans les moyens qu'elles peuvent donner,
il y a un soutien logistique, mais aussi un soutien financier.
Et par exemple, Téléton a récolté l'an dernier 93 millions d'euros.
Et c'est l'argent dont la plus grande partie est allée pour soutenir la recherche.
Maladies génétiques.
Là encore, le rôle de l'AFM a été important, mais pas seulement.
Les patients atteints de maladies génétiques savent qu'il est important
d'avoir la signature génétique de leurs maladies pour pouvoir après la traiter.
Et pour pouvoir aussi créer des modèles animaux dont il a été question.
L'aspect génétique, il est envisagé aussi en termes de traitement.
Et là, Geneton a fait des progrès considérables.
Et en particulier, c'est occupé des vecteurs qui vont permettre
de pouvoir réaliser des thérapies géniques, d'amener dans la cellule
les parties de messages génétiques qui manquent.
Les maladies éton graves, bien sûr, les patients soutiennent aussi la recherche clinique.
Ils savent que c'est un besoin vital.
S'il n'y a pas de progrès clinique, ils ont la mort qui est à court terme.
Et dans ce qu'ils peuvent apporter, il y a entre autres,
le fait de mobiliser les malades pour participer aux essais cliniques.
Dans beaucoup de maladies fréquentes, il est parfois difficile de recruter les malades.
Dans les maladies rares, c'est très simple.
Il y a un enthousième important et dès que l'essai est soutenu par l'association correspondante,
le recrutement est beaucoup, beaucoup plus facile.
En fait, en plus, le fait qu'elle soit chronique a fait que ces associations
se sont engagées sur le long cours.
Et pas seulement pour la recherche scientifique, mais aussi pour l'acceptation
de ces maladies dans la société, pour le fait qu'on leur donne les moyens de faire la recherche.
Donc elles ont été d'initiatives réglementaires, mais aussi d'initiatives de prise en charge sociale.
Je vais vous donner deux exemples.
Au niveau d'initiatives réglementaires, c'est Eurordis qui,
avec une initiative du ministère de la Santé en France, a porté le projet
pour obtenir le règlement du médicamorphenin.
Et l'Alliance maladie rares, que vous avez déjà cité, elle est au premier rang
pour négocier les plans maladies rares.
C'est-à-dire, pour les développeurs, ça veut dire que si un médicament est autorisé en France,
il sera remboursé.
Les associations veillent à ce que les médicaments qui sont développés
soient accessibles financièrement, donc soient remboursés.
Donc je vais vous parler un petit peu d'Eurordis un peu plus,
parce que je suis resté 9 ans, que c'était une belle histoire.
Donc on vous a dit, pour aider le développement du médicament orphelin,
aux USA existe depuis 83 l'Enfant Drug Act.
Puis en France, enfin en Europe, il ne se passe si rien.
C'est une loi à peu près équivalente à exister au Japon, mais pas encore en Europe.
Et en 95, Simone Veil confie une mission interministérielle à Nivolfe pour s'en occuper.
Ça commence, on commence à regarder.
Quatre associations françaises, la FM, la Ligue Vinclamucco et AID, sont contactées.
À L4, elles décident de fonder une fédération européenne d'associations de malades
dans le champ des maladies rares.
Et deux ans après, entre Nivolfe et Eurordis,
on réussit à obtenir le fait qu'on est en Europe aussi,
un règlement pour le médicament orphelin.
Et ça c'est quand même prodigeux.
Imaginez obtenir une loi européenne en deux ans,
ça suppose vraiment une mobilisation particulièrement efficace.
Vous parlez quelquefois du fait d'obtenir difficilement un financement.
Un financement, c'est une chose.
Une loi, c'est quand même encore autre chose.
Et donc en décembre 99, la loi est votée.
Et en 2000, et créée à l'intérieur de l'agence européenne du médicament, le EMA,
le Compte, c'est le comité des médicaments orphelins,
qui va précisément donner, ou pas, la désignation de médicaments orphelins.
Donc ce statut qui permet à un candidat médicament
de bénéficier d'un certain nombre d'avantage.
Et là aussi on voit l'implication, comme c'est les associations de malades
qui avaient poussé et qui ont réussi à obtenir la loi,
assez naturellement, dans ce comité,
si un représentant de chaque agence du médicament,
plus de représentants d'associations de malades,
qui sont là pour veiller au caractère dynamique de cet organisme.
Je vais vous parler un tout petit peu de la désignation,
en termes de protection.
Dans le développement d'un médicament classique,
bon au début on a une idée,
après il y a une partie de tests qui sont des tests qui se font une vitro,
on passe à un modèle animal,
et seulement après on va commencer à faire un développement clinique
avec les phases 1, 2, 3.
Le point critique, c'est d'obtenir l'autorisation de mise sur le marché,
et seulement après commence la commercialisation.
La protection des médicaments, c'est une protection industrielle.
C'est-à-dire qu'à un moment donné on va déposer un brevet,
et une fois que le brevet est déposé, on a 20 ans de protection.
Mais si le développement du médicament est long,
on va grignoter sur ces 20 ans.
Donc il peut y avoir deux tentations,
soit déposer le plus tard possible,
il peut y avoir des fuites et on peut se faire piquer la molécules
par une autre entreprise,
soit d'essayer de raccourcir le développement,
mais un développement qui est fait un petit peu trop rapidement,
ça peut faire des fiasco après dans la molécule,
en utilisation, qui sont bien terribles.
Dans le cas des médicaments orphelins,
la désignation fonctionne totalement différemment.
Une équipe n'est pas forcément industrielle,
on a bien vu ici qu'il y avait des équipes universitaires,
mais ça peut être vraiment toute forme d'équipe,
travail sur un médicament,
et on a l'impression que ça va pouvoir devenir un médicament orphelin.
Et dans ce cas-là, à n'importe quelle phase,
et ça c'est très important,
ça peut être en phase d'essai chez l'animal,
une vie trop serra,
mais ça peut être au tout début de la phase de l'essai clinique,
le porteur de ce projet va demander la désignation,
va demander à l'agence européenne
de reconnaître que ce candidat médicament a des chances
de devenir vraiment un médicament,
et une fois que le statut de désignation orpheline est obtenu,
en plus des avantages sur les tags, sur le protocole assistance,
il y a le fait que la protection donnée par le AMA
va durer dix ans à partir de l'AMM.
Et ça c'est très important.
Ça veut dire qu'on a le temps qu'il faut,
pour faire le développement,
on est sûr qu'une fois que le médicament sera sur le marché,
on est protégé pendant dix ans.
Et c'est un dispositif qui est efficace,
puisqu'on voit qu'on avait commencé en 2000,
où on n'avait encore aucun médicament orphelin.
Et jusqu'à présent,
il y a eu plus de 2300 médicaments
qui ont demandé le statut de le médicament désigné,
près de 1600 le obtenu,
et durant cette période,
dans les 15 premières années,
sans médicaments, sont sur le marché.
Et s'il envoie la part que représente un médicament orphelin
maintenant dans les nouveaux médicaments
qui obtiennent les A&M,
c'est une part considérable.
Je vais vous faire un tout petit résumé.
Un résumé de résumé.
Donc au total, pour les maladies rares,
ce sont des maladies qui touchent 5% de la population,
ce qui est quand même loin d'être négligeable.
C'est des maladies qui jusqu'à présent ont été méconnues,
mais ça veut dire que les besgoins et les domaines
seront relativement inexplorés,
ce qui est quand même plutôt stimulant
quand on fait de la recherche
et quand on veut développer des produits,
parce qu'on arrive sur des zones qui sont vierges.
Ces maladies où les malades sont enfin traités,
donc il y a environ 400 médicaments orphelins aux États-Unis,
maintenant il y en a 111,
c'est les chiffres de novembre en Europe,
c'est des maladies qui peuvent être des modèles
de maladies fréquentes.
C'est des maladies où pour un même mécanisme,
peut-être retrouver dans plusieurs maladies rares,
et donc un même médicament peut entreter plusieurs,
et c'est des maladies où il y a un engagement associatif considérable,
qui est vraiment un moteur pour la recherche,
qui aide cette recherche,
qui la stimule, qui l'aide financièrement pour part,
mais surtout du point de vue logistique
en stimulant l'intérêt des malades
et donc la participation aux essais cliniques,
et c'est un domaine dans lequel le cadre réglementaire et commercial
s'adapte au fait que la population est limitée,
et donc permet d'un retour sur investissement,
même si la population est limitée.
Si vous voulez en savoir un peu plus,
bon, en France on a la chance d'avoir Orphanet,
qui est un site qui donne énormément d'informations
sur ces maladies,
sur les endroits où il y a des centres de référence,
les associations qui existent,
beaucoup de choses, et puis il y a une petite fiche
sur chaque maladie.
Il y a les agences européennes,
les agences du médicament européenne ou française
qui vont vous expliquer comment on peut
demander la désignation,
quelles sont les avantages et quelles sont les conditions.
Il y a deux sites,
bien sûr dont je vais vous parler,
puisque ce sont ceux des associations de malades,
donc le site Eurordis,
qui est le site européen,
et le site de l'ayance maladie rare.
Si vous vous intéressez à la société sociologique
des maladies rare, il y a l'if qui est vraiment intéressant.
Je ne suis pas d'accord avec tout ce qui est dedans,
mais qui est vraiment intéressant
et qui est le seul en français récent
de Caroline Nuillard, qui s'appelle Roa.
Et si vous vous intéressez
aux relations entre chercheurs
et associations de malades,
et de quelle manière cela peut stimuler la recherche,
il y a le travail qui a été fait à l'INSERM
et qui est téléchargeable sur le site de l'INSERM.
Je vous remercie.
