Bonsoir. Donc là je vais vous parler de satellites qui sont vraiment tout petits, qui commencent
à avoir le jour un peu partout dans le monde et peut-être même d'ailleurs dans Copernicus
un jour on fera des constellations avec ce genre de petits satellites, sûrement ça
sera à venir. Donc aujourd'hui c'est vrai, c'est des satellites pas chers, qui sont
très performants maintenant, mais on se pose encore toujours la question, mais pour quelles
usages, quelles missions. Alors ça commence à évoluer maintenant et je vais vous montrer
un peu ce qu'il en est. Alors pour démarrer on caractérise des satellites par leur masse
habituellement. Donc il y a les gros, alors je vais vous donner des gammes, on en trouve
d'autres, mais ça c'est à peu près la réalité qu'on trouve sur le terrain on va
dire. Il y a les gros satellites qui se situent entre une tonne 5 et 10 tonnes, donc là j'ai
pris un exemple comme AlphaSat, ce sont souvent des satellites de télécommunications. Ensuite
il y a les moyens, entre 800 kilos une tonne 5, j'ai pris l'exemple de Pleiades, on
en a parlé tout à l'heure, une tonne. Les mini, on a développé d'ailleurs au CNES
une filière qui s'appelle Proteus, il y a eu notamment un jason qui a travaillé pour
l'altimétrie, qui a fait partie de cette filière, donc ce sont des satellites qui
sont entre 200 et 800 kilos. Là j'ai pris l'exemple de Coro qui est un satellite scientifique
pour observer les étoiles et découvrir des exoplanètes, satellites français. Les
micro, donc on descend en gamme, entre 50 et 200 kilos, là on a fait une filière aussi
au CNES qui s'appelle la filière Myriad, on a lancé à peu près une quinzaine de satellites
Myriad, peut-être même plus maintenant. Et ensuite on arrive au nanosatellite, alors
c'est caractérisé entre 1 kilo et 50 kilos. Donc là on trouve des satellites qui aujourd'hui
tournent autour de 1 kilo, 3 kilos, 4 kilos, qui arrivent à 20 kilos maintenant. Et maintenant
on trouve même peut-être des plus petits satellites, alors c'est pas entre zéro, parce
qu'il ne faut quand même pas lancer 0 kilos dans l'espace, ça serait trop cher. Mais
on trouve comme des cartes bleues, là, qu'on jette dans l'espace, qui peuvent communiquer
avec le sol, alors c'est plutôt pour des avancées technologiques, que pour réellement
des missions très scientifiques. Et là vous voyez un exemple, un pocket cube de 0,5
kilos qui a été lancé il n'y a pas très longtemps. Alors pourquoi les nanosatellites?
Alors en fait, on s'est venu par la miniaturisation. Toutes les technologies, il y a eu beaucoup
d'efforts sur la miniaturisation des technologies, notamment les technologies électroniques.
Et puis surtout, ça s'est apparu comme un outil pédagogique aux États-Unis dans les
années 2000, un tout petit peu avant. Il y a un chercheur qui s'appelle Bob Twix, qui
a inventé un concept, qu'on appelle le concept Cupsat, qu'on retrouve partout dans le monde
maintenant, et qui se caractérise par une norme géométrique de masse et de puissance.
Donc en géométrie, le plus petit qu'on trouve dans cette norme, c'est ce qu'on appelle
le 1u, qui fait 10 cm par 10 par 10, c'est tout petit, sans de compte. Et puis ça
s'est augmenté 2u, alors c'est la base des 10, mais ça augmente en hauteur, 20 cm,
puis 3u, 30 cm, etc. Donc ça a été beaucoup utilisé pour former les jeunes, les futurs
ingénieurs du spatial, notamment aux États-Unis. Et alors ce qui a été très fort, c'est
quand même temps qu'ils ont mis ce concept Cupsat en œuvre, ils ont développé une
interface pour les lancer, parce que le problème, c'est de les lancer ces petits satellites.
On ne va pas payer un gros lanceur pour lancer ces petits satellites. Alors on est en passager,
clandestin, on va dire, des gros lanceurs, avec des charges utiles principales, et il
fallait trouver un moyen pour les mettre sur ces lanceurs. Et donc ils ont inventé ce
qu'on appelle le pipaud ou le déployeur, qui est en gros une boîte à chaussures qui
peut contenir 30 cm, un 3u par exemple, voire un 12u maintenant. Et c'est simple, c'est
une boîte dans laquelle il y a un ressort. On met le petit satellite, on le pousse, ça
comprime le ressort, il y a une porte qui se ferme électriquement, et ça s'est boulonné
sur l'interface lanceur. Et le lanceur, quand il est au bon endroit sur l'orbite, il envoie
un ordre électrique, ça ouvre la porte, et le ressort pousse le petit satellite sur
son orbite. C'est tout simple. Et ça, ça marche depuis maintenant 15 ans, pratiquement
sur tous les lanceurs du monde. Alors ces caractéristiques de ces petits satellites,
eh bien ils ne sont pas chers, ils sont rapidement développés. Alors rapidement, au début ça
met un peu de temps, mais maintenant on arrive à les développer en moins d'un an. Certaines
entreprises dans le monde qui arrivent à les développer en moins d'un an. Et surtout,
on utilise des composants non spatiaux. C'est-à-dire qu'on se donne le droit de pas faire des satellites
les plus robustes qu'on fait aujourd'hui. On va utiliser des composants du commerce ou
des composants militaires, donc qui ne sont pas forcément durcis aux radiations, puisque
le problème le plus difficile ce sont les radiations et les températures en orbite. Donc
ça veut dire qu'on n'a pas forcément une durée de vie très longue, mais finalement
c'est rendu compte que ça marchait. C'est-à-dire que le slogan un peu de ces petits satellites,
c'est contrairement à ce qu'on fait habituellement, c'est on vole, fly, learn, and reflight. Donc
on essaye d'apprendre le plus, le maximum de choses en faisant voler rapidement des
choses. Et ça marche bouillain, on peut le dire. Et maintenant on se rend compte que
ces petits satellites qui étaient d'abord pour la formation sont de plus en plus utilisés
maintenant pour des démonstrations technologiques. Donc on va prendre des développements technologiques
que l'on fait au sol et puis on a du mal à les faire voler puisqu'on ne veut pas les
mettre sur des satellites qui coûtent très cher. On a vu les coûts pour Sentinel par
exemple. Donc on va les faire voler sur des petits satellites qui coûtent pas très cher.
Pour vous donner une ordre d'idée de prix, un 3U par exemple ça coûte à peine un million
d'euros. Maintenant les américains les sortent en série à 100 000 dollars sans lancement.
Donc vous voyez que ça coûte pas très cher. Donc on peut se permettre de mettre des nouvelles
technologies. Maintenant les américains en fondent des missions scientifiques, c'est-à-dire
que toutes les missions notamment interplanétaires que les américains envoient autour des planètes
ou sur les planètes, les sondes qui naviguent dans le système solaire, on y met des petits
satellites qu'on va larguer soit pendant la mission, enfin la croisière, ou soit autour
de la planète pour faire des missions d'observation complémentaire. Donc c'est un peu comme les
drones, à une époque on a dit les drones on ne sait pas trop à quoi ça sert et puis
on les a utilisés comme mission complémentaire et là on s'aperçoit que ça devient des
missions complémentaires et même très importantes pour les scientifiques. Et on s'aperçoit
aussi qu'il y a des nouvelles applications qui apparaissent puisque on peut mettre en
oeuvre des constellations, on peut en mettre 25, 30, 100 maintenant, il y a des américains
qui ont mis des constellations de plus de 150 quipsates qui tournent autour de la Terre.
Donc l'intérêt c'est qu'on a une hyperrépetitivité d'information, c'est ce qu'on cherche notamment
pour l'observation de la Terre, mais on n'a pas forcément la bonne qualité de la mesure.
Donc on compense les gros systèmes qui ont une bonne résolution de la mesure par une
hyperrépetitivité de l'information. Et la défense aussi est très à l'écoute si je
puis dire de ce genre de petits satellites. Alors le problème c'est la mise en orbite,
donc actuellement les mises en orbite se font autour de 350, 800 km. En France on a une
loi, c'est la loi des opérations spatiales, on ne doit pas l'ignorer cette loi. Quand
on lance un satellite en France, on est soumis à cette loi et on a une autorisation qui
vient du ministère pour lancer. Et là on a des critères à respecter et notamment on
veut éviter de polluer l'environnement terrestre et donc on oblige de faire rentrer les satellites
en moins de 25 ans une fois que leur fin de vie est atteinte. Donc il faut respecter cette
loi et forcément quand on fait des calculs d'orbitographie on se rend compte que compte
tenu de la masse de ces satellites, le maximum aujourd'hui c'est 800 km, un petit peu en dessous
quand même, si on n'a pas de rentrée contrôlée, c'est-à-dire qu'on laisse le satellite rentrer
tout seul par aérophrenage dans l'espace. Alors les moyens de lancement, j'en ai parlé tout
à l'heure, la plupart, c'est tous les lanceurs du monde entier, le Falcon Soyuz, le PSLV,
le lanceur indien c'est celui qui lance le plus grand nombre de petits satellites. En
avril il en a lancé 104 d'un seul coup sur le même lancement. Donc on les met ce qu'on
appelle en piggyback, donc on passageait clandestin comme j'ai expliqué de tout à l'heure, mais
aussi la station internationale, on en a parlé de tout à l'heure maintenant, on lance des
cubes satellites de plus en plus, on en est peut-être à plus de 150-200 maintenant. Alors
évidemment ils sont très bas et ils vont rentrer dans l'atmosphère en 7, 8, 9 mois,
ça dépend où se trouve la station mais en gros c'est une durée de vie très faible.
Donc là vous avez sur ce diagramme, en bleu ce sont tous les lanceurs américains, en
vert c'est le lanceur indien PSLV et en rouge ce sont les lanceurs russes et vous pouvez
voir d'ailleurs qu'en Europe on n'a pas beaucoup de lanceurs capables de lancer nos
cubesats, on a le Soyuz qui est adapté, qu'on lance en Guyane, mais Ariane 5 ne lance
pas de cubesats, c'est pas faire, et le Vega n'est pas encore complètement équipé
pour lancer des cubesats, il y a eu des lancements qui ont été faits mais occasionnellement.
Donc on s'y a tel en ce moment pour essayer de rendre ces lanceurs compatibles de ces
petits satellites.
Alors maintenant on s'est rendu compte évidemment le monde il évolue très vite en ce moment
dans le spatial, on s'est rendu compte qu'autour de ces petits satellites il y a des sociétés
qui sont créées dans le monde pour créer des nouveaux lanceurs, des petits, ce qu'on
appelle des micro lanceurs si vous voulez, l'objectif étant de mettre 250 kilos en
orbite pour un coût très faible, 5 millions d'euros ou de dollars, c'est pas très élevé.
Et donc je vais vous citer deux sociétés qui sont des startups souvent issus par exemple
celles-ci Vector Space Systems, c'est une startup issu des fondateurs de SpaceX fondés
en avril 2016, ils ont créé un lanceur, le lanceur Vector, la première version pourra
mettre 265 kilos en orbite, la deuxième un peu plus 125 kilos, et ils ont fait leur
premier vol le 3 mai 2017 donc c'est très récent là, ils ont réussi leur premier
vol donc ils vont poursuivre et ils ont un programme très important et ils veulent
arriver jusqu'à une centaine de lancements par an aux environ 2020.
Il y a une deuxième société qui s'appelle Rocket Lab, société américaine et australienne,
c'est le lanceur Electron, il est un peu plus costaud, 150 kilos à 500 kilomètres et
il devait faire leur premier vol lundi dernier, il s'a été repoussé pour des problèmes
de vent qui étaient trop forts donc ils ont préféré attendre une météo plus clémentaire.
Et alors là ils ont mis en place un système assez révolutionnaire, c'est-à-dire c'est
un peu le blablaquard du spatial, vous pouvez réserver sur un même lanceur plusieurs places
comme ça, donc il y a une interface internet, vous avez dessus, vous cliquez, vous pouvez
dire voilà, je veux mon 3U, mon 12U, donc le rond là, il ne s'est pas très lisible
mais il représente un certain nombre de places sur le lanceur donc vous réservez avec d'autres
votre place sur le lanceur, là ils ont réservé jusqu'à fin 2019 quasiment, donc en fait
ils ont fait rentrer un peu de trésorerie pour les aider à faire leur lanceur en réalité.
Bon ça c'est un état des lieux pour vous donner la tendance de l'évolution, c'est
Spaceworks qui est une compagnie qui tous les ans sort un peu l'état des lieux des
certaines nombre de choses et en particulier sur les petits satellites, donc vous voyez
que la tendance est peut-être aux alentours de 2020-2021, on arrive à 500, quasiment
500 petits satellites par an et je pense que ce chiffre est même peut-être en dessous
de ce qui va se passer, ça croit vraiment beaucoup.
Alors qu'est-ce qu'on a fait en France quand même? Alors on était plutôt en retard sur
le sujet donc on a créé un projet qui s'appelle Janus et on l'a créé mais pas industrielle,
on l'a créé pour les étudiants, on a fait comme les Américains, on a formé des jeunes
à faire des petits satellites, donc pour un peu d'historique vous voyez qu'on a de
2005 à 2011 on n'a pas fait grand chose, on en a fait un quand même qui s'appelle
Robusta qui a été lancé par le premier vol de Vega en 2012, c'est l'université de
Montpellier qui a fait ce petit satellite donc 10 cm par 10 par 10, malheureusement
il n'a pas fonctionné en vol, ça c'est le spatial c'est pas du 100%, mais par contre
ça fait travailler pas mal d'étudiants, on a formé des jeunes là-dessus et ça
a été très très positif pour cette université.
On a fait une coopération avec la Russie notamment l'université de Beaumann donc
c'était nos ministres respectifs de la recherche à l'époque c'était Valérie Pécresse qui
avait voulu une coopération entre la Russie et la France dans le spatial pour faire un
petit satellite, donc les Russes ont proposé un satellite alors il, en général c'est
pas petit c'est toujours un peu lourd donc il faisait 80 kilos c'était pas un cul-de-sate
et nous on a installé sur ce satellite un instrument pour faire cette coopération, il
est toujours pas lancé, on attend et on a fait aussi une coopération avec l'Inde,
entre l'Université de Bombay et Paris d'Hydro, les Indiens ont fait un petit satellite de
23 cm au cube et nous ici en France on a fait une station sol pour traiter le signal, ça
a été lancé le 26 septembre 2016 donc c'est pas très vieux mais ça n'a pas fonctionné.
Alors on n'a pas eu de bol sur l'ensemble de ces programmes pour le moment, alors du
coup en 2012 on a créé ce projet Janus dont je m'occupe, alors on a poursuivi, on a
dit à Montpellier, échec mais on va continuer, on va pas s'arrêter là donc ils ont fait
un deuxième robusta, robusta 1B et puis il y a eu l'opportunité d'un projet européen
qui s'appelle le QB 50, ce sont les belges qui ont proposé de faire l'étude de la
thermosphère donc une zone qui se trouve entre 90 km et 300 km et en faisant familles
fabriquées des Cupsat par toutes les universités dans le monde donc ils ont mis 50, ils ont
fait fabriquer 50 et nous la France on a répondu à cet appel d'offre soutenu par le CNES
donc il y a l'école polytechnique, l'école des mines, il y a SuperHéros à Toulouse
et l'université Paris-Crétaille et ensuite j'ai continué à discuter avec d'autres
universités d'autres écoles pour compléter le panorama de Janus.
Alors Janus c'est promouvoir deux objectifs majeurs, on fait la promotion des activités
spatiales auprès des étudiants, de l'enseignement supérieur principalement et on leur propose
de développer des systèmes complets donc on leur demande de développer un satellite
de type Cupsat, on en a fait des masses entre 1 et 4 kg pour le moment mais on peut aller
plus loin, on met des charges utiles c'est-à-dire qu'on va pas lancer un satellite sans faire
des mesures donc on va faire des petits instruments qui peuvent être des instruments de démonstration
technologique venant de laboratoires ou simplement de faire des, on repère des véhicules enfin
on fait ce qu'on veut et ensuite on a développé aussi le segment sol puisqu'il faut aussi
pouvoir le contrôler du sol, ce satellite, lui envoyer des commandes, recevoir des télémesures
donc en fait on a créé un vrai système spatial mais avec des étudiants et avec des petits
satellites et le deuxième objectif de Janus c'est justement de proposer, de valider
des nouvelles technologies en orbite donc vous verrez tout à l'heure qu'on s'est
pas privé pour mettre des nouvelles technologies dans ces petits satellites et dans tous les
domaines que ce soit des matériaux, des capteurs, des instruments, enfin tout ce qu'on peut.
Alors au niveau de tout ça il fallait organiser au niveau des universités et des écoles parce
qu'on peut pas faire des petits satellites comme ça en faisant des TP, des TD pendant
le cursus, il fallait un peu organiser ça. Alors on a bâtisé ça sans de spatial universitaire
donc on a demandé aux écoles, aux universités de s'organiser avec des profs, des référends,
des ingénieurs qui doivent permettre de mettre en place des moyens de manager les projets,
d'aller chercher aussi de l'argent parce que le CNES ne financait pas tout le projet donc
ça faisait partie du challenge et puis en même temps ça faisait une interface assez
simple vers le CNES pour pouvoir travailler avec les étudiants. On leur a demandé aussi
de faire des partenariats avec des laboratoires scientifiques, principalement ceux qui travaillent
d'ailleurs dans le spatial et puis aussi de travailler avec des PME et PMI donc on a
mis en place un triptique université-école, laboratoire scientifique et industrie et on
fait travailler ensemble tout ça. Et je peux vous dire que c'est très très très très
intéressant et les étudiants sont très contents d'ailleurs parce que ça offre aussi des débouchés
un peu plus rapidement. Donc voilà donc on a fait ce travail. Et là donc pour vous donner un peu
le panorama en France, il y a eu Montpellier qui a créé son sens spatial universitaire donc
c'était les premiers en France à faire un Cupsat donc ils sont très moteurs là-dessus. Après
il y a Toulouse évidemment qui est quand même une ville où il y a beaucoup d'écoles d'ingénieurs
donc on a créé un sens spatial universitaire en réunissant toutes les écoles de la région
Toulouse avec l'université Paul-Sabatier de Toulouse plus des laboratoires qui contribuent. Donc
tout ça ça a des statues, le CSU de Toulouse c'est un groupement d'intérêt scientifique avec un
directeur des statues etc. Marseille, on a Marseille, on a Grenoble aussi. Alors à Paris il y a l'école
polytechnique qui a créé un centre. Paris d'Hydro, l'université Paris d'Hydro, il n'y a pas la
Sorbonne, il n'y a pas eu de contact. Il y a Pierre et Marie Curie, les mines de Paris, l'université
Paris Créteil et dans le nord on est une école d'ingénieurs qui s'appelle Elisa et qui travaillent
avec l'université de l'île. Et dernièrement il y a l'Instate Bretagne qui vient de nous rejoindre
pour travailler avec notamment le sens spatial de Toulouse. Donc voilà on a quand même un panorama
qui est assez important à gérer. Alors ce que je peux vous dire c'est que nos premiers cupsat sont
en orbite et fonctionnent. Donc ça date d'il y a une semaine. Donc c'est les deux cupsat qu'ont
été faits par l'école polytechnique et les mines. Ce sont des doubles cupsat, 20 centimètres. Vous les
avez sur la photo, on les voit pas bien là, ils sont dans la cuve thermique. Ils ont été donc mis
en orbite par un Atlas V le 18 avril donc c'est pas vieux. Ils ont été acheminés vers la station
internationale par le Cygnus, le cargo, le 22 et ils ont été mis en orbite à partir de l'ISS le 17
mai pour le premier et le 18 mai pour le deuxième. Vous voyez c'est très très récent. Alors vous voyez
c'est le système là au bout du bras japonais. Il y a tous les cupsat là et puis ils sont éjectés en
ouvrant les portes dans l'espace. Et ils fonctionnent. Donc on est très content. On a enfin nos deux
premiers cupsat français qui fonctionnent faits par des étudiants de ces deux écoles. Donc amont
Peulier, je vais aller assez vite là dessus. Le prochain il va être lancé le 23 juin donc dans un mois
par un PSLV en ANS. C'est le robuste AMB. Donc on espère aussi un succès. Donc ça fait 3 sur 3,
ça serait très très bien. Par contre ils sont en train de travailler sur un nouveau cupsat qui sera
plus gros pour faire de la collègue de données. Alors je vais juste vous les montrer, je vais pas
insister sur chaque, vous pourrez peut-être avoir les transparences si vous voulez, chaque petit
satellite a une mission particulière. Donc à Toulouse, il y a plusieurs cupsats qui sont
au cours de fabrication. Il y a le premier qui devrait être lancé en 2018, donc il sera fini
fin de l'année. Il y en a un autre qui va valider des composants hyper optiques. D'ailleurs c'est un
travail qu'on fait avec Thales à l'Aspée, à Toulouse sur des nouveaux composants. On veut les
tester aux radiations en orbite avant de pouvoir peut-être les installer sur des satellites plus
importants en télécom. On fait des segments sols aussi avec des stations. Alors dans ces petits
satellites on utilise des bandes de fréquences amateurs. Donc c'est ce qu'on appelle le VHF-UHF,
ce sont des bandes de 400 mégas, 150 mégas à peu près. Et usuellement dans le spatial on utilise
plutôt des bandes de haut-delà, donc c'est du 2 GHz ou du 8 GHz. Et maintenant commence à avoir des
pulsates qui intègrent ce genre de fréquences. Et on est en train d'étudier une plateforme
alors un peu plus grosse là qui fera 12 U, donc c'est 20 cm par 20 sur 35. Donc là on risque d'avoir
des instruments très importants. D'ailleurs on a peut-être la possibilité d'y mettre un
instrument pour étudier le carbone justement. Il y a microcarbe qui est un satellite qu'on est
en train de faire et ça serait un anocarbe qui pourrait sûrement pas la meilleure résolution
que l'autre, mais si on en met beaucoup on aura peut-être un complément de mesure sur le gaz
carbonyne. Bon voilà donc l'université Paris-Creteil, enfin Paris-Diderot, donc tous ces projets que je
viens de vous montrer sont financés jusqu'au bout. Et Marseille aussi. Donc on va étudier par
exemple l'anomalie Sud-Atlantique où il y a énormément de particules donc on va faire des
mesures de ces particules et on va corréler ça peut-être avec les horreurs boréales pour voir
un peu scientifiquement s'il y a une corrélation entre l'activité particulière et les horreurs.
Grenoble, voilà, donc eux ils vont faire un instrument et ils utiliseront, alors on va
aller faire travailler ensemble tous ces centres, donc ça fait travailler les universités aussi c'est
bien. Donc on va aller faire travailler Grenoble, on va les faire avec Toulouse. Polytechnique ils
sont en train d'en faire un deuxième puisque ils ont réussi le premier donc ils continuent. Pierre et
Marie Curie ils vont en faire un donc il sera, alors lui il n'est pas encore financé, il est dans une
phase d'étude mais il devrait être prêt au lancement 2021, maintenant qu'on a acquis un savoir-faire
on va aller plus vite, c'est le but, donc là c'est pour détecter les météores et le petit dernier là
pour le moment il est un petit peu en-deçà des autres mais on espère bien arriver à faire quelque
chose. On a fait aussi un projet pilote au CNES, c'est-à-dire que quand j'ai commencé ça je savais
pas ce que c'était qu'un Cupsat. Donc je me suis dit tiens je vais demander à faire ça par des
étudiants des encadrants dans les universités mais nous au CNES on n'a jamais fait ça donc j'ai
proposé de faire un projet pilote mais avec des étudiants que des étudiants stagent au CNES.
Donc on l'a appelé ISAT, c'est une mission d'astronomie, il est prévu pour être lancé l'année
prochaine et alors c'est un satellite qui est bourré de technologies avec un petit télescope pour
observer la voie lactée et faire la mesure de la lumière zodiacale donc ça c'est la mission
scientifique et donc là je suis à peu près à 140 étudiants qui ont travaillé sur ce projet
là des stages de 6 mois d'ailleurs il y a des stages ouverts pour l'année prochaine là enfin
pour septembre s'il y en a qui veulent venir c'est pas un souci il faut postuler. Alors on a fait
beaucoup de technologies quand même on a réussi à faire des structures en fabrication additive avec
des composés plastiques ce qui ne se fait pas aujourd'hui pas vraiment. On a aussi mis en place
des nouvelles chaînes de détection de rayons gamma avec des moyens de détection pour traiter le
signal qui sont hyper intégrés donc ça s'est pareil ça n'a jamais volé. On a fait des petits
instruments aussi pour détecter l'absorption de gaz par diodes blazers ça c'est des instruments
qui sont préparés dans des laboratoires et qui ne voleraient jamais donc on les fait voler c'est
tout petit ça fait vous voyez ça fait 10 cm et ça ça pourrait être utilisé plus plus tard dans des
missions interplanétaires pour aller observer les atmosphères de certaines planètes. On a
développé des calculateurs très puissants il faut savoir que sur les les les satellites aujourd'hui
on est très en retard en technologie puisque on veut une technologie qui soit très prouvée donc on
est on met beaucoup de temps à la qualifier donc on n'utilise pas les nouvelles technologies. Là on a
développé une carte avec des calculateurs vous avez dans vos portables dans vos tablettes là qui
sont très puissants c'est beaucoup plus puissant que ce qu'on peut trouver sur le calculateur playard
par exemple on a développé aussi des cartes radio fréquences voyez la taille on a travaillé
des entreprises comme sirling sans bretagne ils en vendent aux états unis maintenant donc on a aussi
développé un peu de business derrière tout ça on a développé des antennes alors les antennes c'est
un vrai problème pour communiquer avec le sol donc c'est des antennes sont des patchs comme les
patchs en titawa là et donc ça permet de communiquer communiquer avec le sol dans les
différentes bandes de fréquences dont j'ai parlé de tout à l'heure le 8 giga le 2 giga donc ça
c'était de nouvelles technologies qu'on a mis au point récemment on a mis des charnières aussi
pour ouvrir les panneaux solaires par exemple on a fait des charnières composites qui s'ouvrent ça
aussi c'est des technologies c'est un brevet knes qui a été donc industrialisé par une boîte à
toulouse on a mis en place aussi une caméra couleur donc très intégrée on fait pas voler ce on a
jamais fait voler c'est enfin aux états unis ont fait voler mais maintenant on fait des samos
couleurs donc on les fait voler c'est plus facile à mettre en oeuvre que les ccd qu'on mettait à
l'époque sur les satélites d'observation de la terre et d'ailleurs cette caméra elle va équiper
le prochain rover américain 2020 msl 2020 ou sur le le instrument français super cam donc
finalement ça va être utilisé par la suite on a fait nos panneaux solaires on a mis en place
une procédure de réalisation de panneaux solaires c'est un étudiant qui a fait ça et ces panneaux
ils volent actuellement donc ils marchent le courant arrive donc tout va bien on a fait aussi
d'autres traitements de traitement multicouche pour éviter les rayons parasites de la lumière
qui rentrent dans les dans les télescopes et puis on a aussi développé pas mal de logiciels
notamment des logiciels de contrôle d'attitude puisque ce sont des vrais satellites on contrôle
l'attitude du satellite sur son centre de gravité donc avec un système très complexe avec les
sensors stellaires ou à réaction magnétaux coupleurs si certains connaissent un peu tout ça
enfin c'est ce qu'on trouve sur les gros satellites et on les a mis en place sur ces petits alors en
termes de bilan on a développé de nombreux sous systèmes on a même réutilisé ces
développements dans d'autres projets donc actuellement il y a un projet de démonstrateur un
peu plus gros qui est fait par entre le CNES et une société que s'appelle nexia donc ils vont
réutiliser pas mal de ce qu'on a nous développé dans le cadre de ces projets étudiants avec les
universités et puis on a créé il ya des startups qui voient le jour là de plus en plus autour de
ces petits satellites aini waves c'est une startup qui va commercialiser des antennes et développer
des antennes ce resmi c'est je crois qu'il ya quelqu'un de ce resmi ici j'ai vu sur le ouais voilà donc
pour développer des petits des moteurs enfin des des propulseurs exotrails aussi et puis d'autres
qui ont des jeunes français qui sont allés en taïwan pour montrer pour monter des startups pour
faire des cul-sates donc c'est assez dynamique comme environnement bon le fait c'est qu'on a
formé beaucoup d'ingénieurs et donc cadran étudiants notamment à tous les métiers d'ingénierie
du spatial notamment ce qu'on utilise au CNES mais aussi dans d'autres agences on a fait de
l'ingénierie concurrent c'est très moderne ça aussi on met tous les ingénieurs dans une
même salle avec des outils on les fait travailler sur une mission et au bout de quelques jours on
arrive à avoir dimensionné ces émissions là donc on a des tas d'outils pour faire ça les
a ses outils le jpl ses outils le CNES on a donc on a formé les jeunes et les encadrons à tout ça
et ils travaillent vraiment avec les outils de notre génération quoi et on a aussi mis en place un
référentiel normatif pour aider les étudiants et les encadrons à développer ces systèmes parce
qu'un système spatial ça oublie quand même certaines normes de développement il ya des phases
à respecter il ya des revues à faire on a allégé toutes processus qu'on met en place dans les
grandes dans les grandes missions mais on leur donne quand même cette rigueur de développement
qui est nécessaire pour obtenir un bon résultat en orbite alors en termes de bilan on a fait déjà
travailler plus de 1000 étudiants directement sur ces projets dans toutes les formations à partir de
bac plus deux en gros bts ut licence pro master école d'ingénieur thèse même il ya autant d'étudiants
qu'on peut travailler aussi de manière collatérale sur ces projets puisque les les enseignants ont
pu faire des tp des td qui ont habillé le cursus d'autres étudiants on a formé aussi plus de 150
professeurs ingénieurs maintenant qui sont mobilisés pour faire ce genre de projet donc c'est pas
mal on est content le spatial dans les universités les écoles prend un petit peu d'ampleur et pour les
étudiants c'est rendu compte quand même que c'était intéressant au niveau de l'apprentissage là
ils avaient une ré un réel apprentissage concret sur des projets et donc les étudiants quand
passer six mois voire des fois un an à faire ce genre de projet bon ils sont ils sont sortis
transformés par rapport au cursus académique qu'on leur donne ça les a vraiment et d'ailleurs
dans les pour trouver du boulot j'ai des collègues chez herbus qui nous disent on est quand même
bienveillant quand on voit qu'un étudiant à passer six mois un an à faire un cup sat avec dans
l'université ou au CNES ou ailleurs la personne est déjà un peu mieux formé au métier du spatial
voilà donc on a créé une importante dynamique au sein de toutes ces écoles dans les universités
françaises et au-delà même cette dynamique prend puisque maintenant il y a du business qui va se
faire il y a des startups qui naissent donc on est assez content voilà je remercie
