| Nom de naissance | Leonid Borissovitch Kogan |
|---|---|
| Naissance |
Dnipropetrovsk (Ukraine) |
| Décès |
Mytichtchi |
| Activité principale | violoniste |
| Activités annexes | pédagogue |
| Lieux d'activité | Moscou |
| Enseignement | Conservatoire Tchaïkovski de Moscou |
| Élèves | Andreï Korsakov, Viktoria Mullova, Oleg Kagan, Alexandre Brussilovsky, Victor Dernovski |
| Descendants | Pavel Kogan |
| Famille | Emil Guilels (beau-frère) |
| Récompenses | Concours Reine-Élisabeth |
Leonid Borysovych Kogan (en ukrainien : Леонід Борисович Коган, Leonid Borisovič Kohan), né le à Ekaterinoslav (alors Union soviétique, aujourd'hui Ukraine) et mort le est un violoniste soviétique.
Il est mort subitement à Mytichtchi dans un train qui reliait Moscou à Iaroslavl, où il devait donner un concert avec son fils Pavel, également violoniste.
Fils d'un photographe, Leonid Kogan révèle son talent très jeune. Ses parents se sont installés à Moscou pour qu'il puisse être admis au conservatoire, dans la classe d'Abram Yampolski à l'âge de dix ans.
Kogan remporte, en 1951, le premier prix du Concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique. À partir de 1952, il enseigne au conservatoire de Moscou où il est nommé professeur en 1963. Il enseigne également à l'Académie musicale Chigiana de Sienne à partir de 1980.
Kogan était considéré comme le plus grand violoniste de son pays (après David Oïstrakh)[réf. nécessaire] en raison de son jeu expressif et d'une sensibilité exacerbée, sans pourtant jamais trahir les intentions du compositeur. Également pédagogue, il fut notamment le maître d'Andreï Korsakov, Viktoria Mullova, Oleg Kagan, Alexandre Brussilovsky, Victor Dernovski et Philippe Coutelen.
En 1949, il forma un trio avec son beau-frère le pianiste Emil Guilels et le violoncelliste Mstislav Rostropovitch[1].
Des sonates de Karen Khatchatourian, des concertos de Tikhon Khrennikov, Kara Karaïev, Lev Knipper et Revol Bounine lui sont dédiés. Mais la plus célèbre dédicace est le concerto de Mieczyslaw Weinberg de 1959. André Jolivet a écrit pour lui son Concerto pour violon, mais il ne l'a pas créé.
Franco Mannino a écrit un concerto pour trois violons à l'intention des trois Kogan (Leonid, Elisaveta et Pavel).
Kogan a joué sur un Stradivarius de 1736, le Youssoupov, puis sur un Guarnerius del Gesù de 1726, le Colin, dont il appréciait les sonorités plus sombres.
Il a, notamment, enregistré le Concerto pour violon et orchestre de A. Khatchaturian avec l'Orchestre Symphonique de l'U.R.S.S. sous la direction de A. Khatchaturian (Le Chant du Monde LD-A-8.051).
Leonid Kogan épouse en 1942 Elisaveta Guilels (1919-2008), violoniste prometteuse et sœur du pianiste Emil Guilels. Leur fils Pavel Kogan poursuit une carrière de violoniste et chef d'orchestre alors que leur fille Nina Kogan, née en 1954, est une pianiste renommée.
Il reste des interprétations musicales de Leonid Kogan plusieurs témoignages filmés :
Leonid Kogan apparaît également dans le film d'Éric Rohmer Ma nuit chez Maud à l'occasion d'un concert qu'il donnait à Clermont-Ferrand à la fin des années 1960.