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| Tesla Inc. | |
Logo de Tesla | |
Siège social de Tesla à Palo Alto en Californie | |
| Création | |
|---|---|
| Fondateurs | Martin Eberhard Marc Tarpenning |
| Personnages clés | Robyn Denholm (PCA) Elon Musk (CEO) Drew Baglino (CTO) Zach Kirkhorn (CFO) |
| Forme juridique | Société anonyme avec appel public à l'épargne |
| Action | |
| Siège social | Palo Alto, Californie |
| Direction | Elon Musk (depuis )[1] |
| Actionnaires | Elon Musk (22,3 %) Baillie Gifford & Co. (7,7 %) FMR LLC (5,2 %) Price (T. Rowe) Associates Inc. (5,2 %) Capital World Investors (5 %) Public Investment Fund (4,8 %) |
| Activité | Automobile |
| Produits | Véhicules électriques et hybrides |
| Filiales | Tesla Energy Tesla Grohmann Automation Maxwell Technologies |
| Effectif | 70 757 (2020) |
| Site web | www.tesla.com |
| Capitalisation | 632,9 milliards $ () |
| Fonds propres | 8,110 milliards $ (2019) |
| Dette | 26,199 milliards $ (2019) |
| Chiffre d'affaires | 24,578 milliards $ (2019) |
| Bilan comptable | 34,309 milliards $ (2019) |
| Résultat net | −0,862 milliards $ (2019) |
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Tesla, Inc., appelé Tesla Motors jusqu'en 2017, est un constructeur automobile de voitures électriques dont le siège social se situe à Palo Alto, en Californie, dans la Silicon Valley, aux États-Unis. Le nom de l'entreprise est choisi en hommage à Nikola Tesla, inventeur et ingénieur américain d’origine serbe. Elle est fondée en 2003 à San Carlos par Martin Eberhard et Marc Tarpenning. Elon Musk, son actuel dirigeant, en a fait un constructeur d'automobiles électriques novatrices destinées au grand public. La mission annoncée de Tesla est « d’accélérer la transition mondiale vers un schéma énergétique durable »[3], notamment en stimulant la compétitivité automobile à motorisation électrique. La marque se distingue par les performances ainsi que par les technologies embarquées de ses véhicules, entre autres son pilotage automatique.
L'entreprise s'est diversifiée dans les solutions énergétiques sous la forme notamment de batteries stationnaires, appelées « powerwall » pour le secteur résidentiel et « powerpack » pour le secteur industriel. En 2016, la fusion avec l'entreprise SolarCity ajoute à son portefeuille de produits les panneaux et tuiles photovoltaïques.
La Model S, une berline familiale haut de gamme produite par Tesla depuis 2012, devient la voiture 100 % électrique la plus vendue dans le monde en 2015 et 2016. Ses ventes atteignent 200 000 unités au quatrième trimestre 2017. En , le constructeur sort le Model X, un SUV dérivé de la Model S. Conformément au plan de l'entreprise publié en 2006, l'entreprise lance en une berline compacte plus abordable que la Model S, appelée Model 3. Tesla dépasse la barre des 300 000 véhicules produits en et atteint le premier million de véhicules produits en .
Fondée sous le nom de Tesla Motors, Tesla est créée le par Martin Eberhard et Marc Tarpenning[4]. Eberhard et Tarpenning occupent alors respectivement les postes de PDG et de directeur financier[5]. Selon Eberhard, l'idée derrière la fondation de Tesla Motors vient d'une volonté de créer « un constructeur automobile qui soit également une entreprise technologique », dont les technologies de base seraient « la batterie, le logiciel informatique et le moteur »[6].
Ian Wright, le troisième employé de Tesla, rejoint l'entreprise quelques mois plus tard[4]. Les trois collègues lèvent 7,5 millions de dollars en dans le cadre d'un financement de série A auprès de divers investisseurs, dont Elon Musk, qui contribue pour la grande majorité avec 6,5 millions de dollars[4],[7]. Après l'investissement, Musk rejoint la société et devient président du conseil d'administration[5],[4]. J. B. Straubel rejoint Tesla en [4]. À la suite d'un procès entre Eberhard et Tesla en , Eberhard, Tarpenning, Wright, Musk et Straubel sont reconnus comme cofondateurs de Tesla Motors[8].
Musk joue un rôle actif au sein de l'entreprise et supervise la conception du Tesla Roadster à un niveau détaillé, mais n'est pas profondément impliqué dans les opérations commerciales quotidiennes. Dès le début, Musk affirme que l'objectif stratégique à long terme de Tesla est de créer des véhicules électriques abordables destinés au marché de masse[9]. L'objectif de Tesla est de commencer par une voiture de sport haut de gamme destinée aux premiers acheteurs de l'entreprise, puis de passer à des véhicules plus grand public, notamment des berlines et des breaks abordables[10].
En , un tour de table de série B rapporte un montant de 13 millions de dollars ; Valor Equity Partners rejoint dès lors l'équipe de financement[11],[7]. Musk codirige le troisième tour de table de 40 millions de dollars en . Ce tour de table comprend des investissements d'entrepreneurs de premier plan, notamment les cofondateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page, et l'ancien président d'eBay, Jeff Skoll. Un quatrième tour de table d'une valeur de 45 millions de dollars en porte le total des investissements privés à plus de 105 millions de dollars[12]. Des prototypes de la première voiture de Tesla, le Roadster, sont officiellement révélés au public le à Santa Monica, en Californie, lors d'un événement sur invitation de 350 personnes organisé dans le hangar Barker de l'aéroport de Santa Monica[13].
En , le conseil d'administration demande à Eberhard de quitter son poste de PDG[14]. Eberhard occupe ensuite le poste de « président de la technologie » avant de quitter définitivement la société en . Le cofondateur Marc Tarpenning, qui occupe alors le poste de vice-président de l'ingénierie électrique de la société, quitte également la société en [15]. En , Michael Marks est engagé comme PDG par intérim, et en , Ze'ev Drori devient PDG et président. Elon Musk succède à Drori comme PDG en [16].
Tesla commence la production du Roadster en 2008[17]. En , Tesla a levé 187 millions de dollars et livré 147 voitures. Musk a alors apporté 70 millions de dollars de son propre argent à l'entreprise[18]. Plus tard dans l'année, en juin, Tesla est autorisée à recevoir 465 millions de dollars de prêts du département de l'Énergie des États-Unis. Ce financement, qui s'inscrit dans le cadre du programme de prêts pour la fabrication de véhicules à technologie avancée (Advanced Technology Vehicles Manufacturing Loan Program) de 8 milliards de dollars américains, soutient Tesla dans l'ingénierie et la production de la berline Model S[19]. Tesla rembourse le prêt en , payant des intérêts d'une valeur de 12 millions de dollars américains[20].
En , Tesla rachète une ancienne usine de General Motors et Toyota à Fremont, en Californie, pour 42 millions de dollars[21]. Le site, baptisé Tesla Factory, est destiné à la production du Model S, et ouvre en [22]. Le mois suivant, le , Tesla Motors entre en bourse au NASDAQ et devient la première société automobile américaine à le faire depuis l'introduction en bourse de Ford en 1956[23]. La société émet 13,3 millions d'actions ordinaires au prix de 17,00 $ par action, ce qui permet de lever 226 millions de dollars[24].
En , Tesla cesse la production du Roadster, et en juin, l'entreprise lance officiellement sa deuxième voiture, la berline de luxe Model S[25]. Le Model S remporte plusieurs prix automobiles en 2012 et 2013, dont le trophée de la Voiture de l'Année Motor Trend, et devient la première voiture électrique à se hisser en tête du classement mensuel des ventes d'un pays lorsqu'elle atteint la première place du palmarès norvégien des ventes de voitures neuves en [26],[27]. Le Model S est également la voiture électrique rechargeable la plus vendue au monde pour les années 2015 et 2016[28].
Tesla annonce l'Autopilot, un système d'aide à la conduite, en 2014. En septembre de la même année, toutes les voitures Tesla commencent à être livrées avec des capteurs et des logiciels pour prendre en charge cette fonction. Ces véhicules portent ainsi la dénomination « hardware version 1 » ou « HW1 »[29]. En , Tesla rend ses brevets accessibles à tous, Elon Musk ayant déclaré : « Si une entreprise dépend de ses brevets, c'est qu'elle n'innove pas ou alors qu'elle n'innove pas assez rapidement »[30].
En , Tesla fait son entrée sur le marché du stockage d'énergie en dévoilant ses packs de batteries domestiques Powerwall et industriels Powerpack[31]. L'entreprise reçoit des commandes évaluées à 800 millions de dollars dans la semaine qui suit l'annonce[32]. Tesla lance son troisième véhicule, le SUV de luxe Model X, en [33]. À ce moment, l'entreprise vend plus de 10 000 véhicules par trimestre[34]. Malgré ces bons résultats, au deuxième trimestre 2015, Tesla est déficitaire, sa perte nette atteignant les 184 millions de dollars[35].
En , Tesla fait l'acquisition de SolarCity, entrant ainsi sur le marché de l'énergie solaire photovoltaïque[36]. Quelques mois plus tard, en , Tesla Motors raccourcit son nom en Tesla, afin de mieux refléter l'étendue de son activité, qui comprend alors des véhicules électriques, des systèmes de stockage d'énergie stationnaires et la production d'énergie solaire[37].
Tesla commence également son effort philanthropique. En 2017, l'entreprise aide des zones se remettant de catastrophes, en particulier en installant des systèmes de production photovoltaïque et de stockage pour rétablir l'électricité dans un hôpital de Porto Rico, après le passage de l'ouragan Maria[38],[39]. En , l'entreprise fait don de 37,5 millions de dollars à un système d'éducation, le STEM K-12, au Nevada[40]. En , Tesla fait don de 5 millions de yuans (723 000 $) au Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies pour lutter contre la pandémie de Covid-19[41],[42].
Tesla commence à vendre son quatrième modèle de véhicule, la berline Model 3, en [43]. Le Model 3 est moins cher par rapport aux véhicules Tesla précédents, destiné au marché de masse. Il est très attendu, ce qui incite l'entreprise à essayer d'accélérer la production[44]. En , Tesla a 455 000 réservations pour le Model 3[45]. La sortie du Model 3 est cependant entachée de retards et de problèmes de production, ce qui augmente la pression sur l'entreprise, qui est alors l'une des entreprises les plus populaires du marché de bourse[46],[47]. En 2018, le PDG Elon Musk envisage brièvement de privatiser Tesla, mais ce projet ne se concrétise pas ; cette déclaration a suscité de nombreuses controverses. À la fin de l'année 2018, les problèmes de production sont surmontés, et le Model 3 figure sur la liste des voitures électriques rechargeables les plus vendues au monde pour l'année[47],[48].
À la fin des années 2010, l'entreprise étend ses capacités de production à l'échelle mondiale. Tesla ouvert sa première Gigafactory en dehors des États-Unis à Shanghai, en Chine, en 2019. La Giga Shanghai est la première usine automobile en Chine entièrement détenue par une société étrangère ; elle est construite en moins de 6 mois[49]. L'année suivante, Tesla débute également la construction d'une nouvelle Gigafactory à Berlin, en Allemagne, et d'une autre au Texas, aux États-Unis. En , Tesla commence les livraisons de son cinquième modèle de véhicule, le crossover Model Y[50].
Le , Tesla atteint une capitalisation boursière de 86 milliards de dollars, battant le record de la plus grande valorisation de tout constructeur automobile américain[51]. Le , la capitalisation boursière de Tesla dépasse celles de BMW, Daimler et Volkswagen réunies[52]. Le mois suivant, Tesla atteint une valorisation de 206 milliards de dollars, dépassant les 202 milliards de dollars de Toyota pour devenir le constructeur automobile à la valeur la plus haute en termes de capitalisation boursière[53]. Le , Tesla procède à un fractionnement d'actions à raison de 5 pour 1 à la suite de l'augmentation de sa valeur[54].
De à , Tesla déclare pour la première fois quatre trimestres rentables d'affilée, ce qui la rend éligible à l'inclusion dans le S&P 500[55].Tesla est ajoutée à l'indice le de la même année. C'est la plus grande société jamais ajoutée, et la sixième plus grande société de l'indice au moment de l'inclusion[56]. Alors que les investisseurs essaient d'acheter plus d'actions à la suite de cette inclusion, certains analystes, comme Ryan Brinkman de JPMorgan Chase, ont suggéré aux investisseurs de faire preuve de prudence car Tesla était « dramatiquement » surévalué[57]. En 2020, le cours de l'action Tesla a augmenté de 740 % et, le , sa capitalisation boursière a atteint 848 milliards de dollars, soit plus que les neuf autres plus grands constructeurs automobiles réunis, ce qui en fait la cinquième société la plus cotée des États-Unis[58],[59],[60],[61].
Le , Tesla déclare au site internet Electrek qu'elle a dissous son service de relations publiques (à l'exception de quelques responsables des relations publiques représentant les marchés européens et asiatiques de Tesla), devenant ainsi le premier constructeur automobile à le faire[62].
Tesla atteint son objectif de construire un demi-million de voitures en 2020[63]. L'entreprise termine l'année avec plus de 19 milliards de dollars de liquidités, contre 6,3 milliards de dollars US à la fin de 2019[64],[65]. En , il est révélé que Tesla avait investi près de 1,5 milliard de dollars dans la crypto-monnaie Bitcoin, et l'entreprise a indiqué qu'elle accepterait bientôt le Bitcoin comme mode de paiement[64],[66]. Cependant, le , Tesla indique via un tweet d'Elon Musk qu'elle n'accepterait plus le Bitcoin comme forme de paiement en raison de préoccupations climatiques[67].
La Model S est une berline à cinq portes livrée à partir du [70]. Elle est devenue le premier véhicule électrique à se hisser en tête du classement mensuel des ventes d'un pays, lorsqu'elle a atteint la première place du palmarès norvégien des ventes de voitures neuves en [71],[72]. La Model S est incluse dans les 25 meilleures inventions de l'année 2012 du magazine Time[73] et a remporté le prix de la voiture de l'année 2013 de Motor Trend, le prix de la World Green Car (en) 2013[74], le prix de la voiture de l'année 2013 du magazine Automobile[75], ainsi que le prix de la « voiture ultime de l'année » 2019 de Motor Trend[76].
La Model S est la voiture électrique rechargeable la plus vendue au monde pour les années 2015 et 2016, avec des ventes estimées à 50 931 unités en 2016[77]. À la fin de 2017, elle figure comme la deuxième voiture électrique rechargeable la plus vendue de l'histoire après la Nissan Leaf, avec des ventes mondiales de 200 000 unités[78]. En , Tesla annonce que la Model S Long Range Plus a une autonomie de 647 km, la plus élevée de toutes les voitures électriques à batterie à ce moment-là[79].
La Model 3 est une berline fastback à quatre portes. Tesla a dévoilé la Model 3 le [80]. Les réservations ont commencé le même jour avec un dépôt remboursable. Une semaine après l'annonce, Tesla fait état de plus de 325 000 réservations[81]. Selon Bloomberg News, « le lancement du Model 3 est unique dans l'histoire centenaire de l'automobile »[82]. La production du véhicule a commencé en [83].
Depuis , la Model 3 est la voiture électrique la plus vendue au monde de l'histoire, et les ventes mondiales depuis sa création ont totalisé plus de 810 000 unités jusqu'en [84],[85]. La Tesla Model 3 s'est classée comme la voiture électrique rechargeable la plus vendue au monde pendant trois années consécutives, de 2018 à 2020[85],[86], et également comme la voiture électrique rechargeable la plus vendue aux États-Unis depuis 2018[87],[88],[89]. La Model 3 a également établi des records en Norvège et aux Pays-Bas, se classant dans ces deux pays comme le modèle de voiture le plus vendu sur l'ensemble du marché en 2019[90],[91]. Au premier trimestre 2021, la Tesla Model 3 est le véhicule électrique le plus vendu en Europe[92].
La Tesla Model X est un SUV de taille intermédiaire[93]. Il est proposé en configurations 5, 6 et 7 passagers[94]. Le Model X est développé à partir de la plateforme du Model S. Les portes des passagers arrière s'ouvrent verticalement avec un design articulé en « aile de faucon »[93].
Les livraisons commencent en [95]. En 2016, après une année complète sur le marché, le Model X s'est classé au septième rang des voitures rechargeables les plus vendues au monde[77]. Les États-Unis sont son principal marché, avec une estimation de 57 327 unités vendues jusqu'en [96].
Le Model Y est un véhicule SUV compact électrique[97] officieusement annoncé par Tesla en 2015, confirmé par Elon Musk en [98] et dévoilé le . Le Model Y est basé sur le même châssis que la Model 3, cela afin de réduire les coûts de production et commercialiser le véhicule le plus tôt possible. Les livraisons ont commencé le [99].
Ressemblant grandement à la Model 3, le Model Y se distingue néanmoins par plusieurs éléments : une légère élévation de son habitacle[100] ; un « glass-roof » (toit en verre) étendu sur toute la partie supérieure du véhicule ; un hayon[101] et non un coffre ; la possibilité d'avoir 7 places (2 places supplémentaires à l'arrière, plutôt destinées à des enfants)[102].
Les préparatifs pour la production du Model Y à Fremont ont commencé au deuxième trimestre 2019 ; le choix de ce site est motivé par le chevauchement important des composants avec la Model 3. Le véhicule sera disponible dans des versions à deux et quatre roues motrices et différentes configurations batteries pour une autonomie EPA allant de 370 à 480 kilomètres.
En raison de la taille du marché des SUV et des économies d'échelles réalisées avec la Model 3, Tesla espère que le Model Y sera un produit plus rentable que la Model 3.
En 2015, Elon Musk avait promis qu'une nouvelle version du Roadster serait commercialisée avant 2020.
Le , Tesla dévoile finalement la seconde génération du Roadster[103]. Équipée de quatre roues motrices, le Roadster pourrait effectuer le 0 à 100 km/h en 1,9 secondes et une vitesse de pointe de plus de 400 km/h. Une autonomie de près de 1 000 kilomètres[104] sera permise grâce à son pack de batterie de 200 kWh. Le Roadster II serait commercialisé en 2022 pour un tarif avoisinant les 200 000 $[105].
En , Tesla annonce l'arrivée du Semi Truck, un modèle de type semi-remorque[106]. La production de ce premier camion Tesla est prévu dès 2019. Son autonomie est annoncée à environ 800 kilomètres et Elon Musk promet une durée de vie des batteries et des quatre moteurs d'au moins 1 600 000 kilomètres. Les coûts d'entretien et d'opération seront moins élevés que pour un camion équivalent alimenté au diesel. Le Tesla Semi Truck aura une accélération de 0 à 100 km/h en seulement cinq secondes, et 20 secondes en étant chargé à 100 % de sa capacité, soit environ 36 tonnes. Tesla promet une sécurité autant pour le conducteur que pour l'environnement avec son pilote automatique intégré.
Peu après l'annonce de la sortie du Semi Truck, Loblaw et Walmart, deux multinationales spécialisées dans la grande distribution, annoncent avoir respectivement pré-commandé 25 et 15 Semi Trucks qui rejoindront leur flotte.
À la fin de l'année 2017, le modèle de camion comptait près de 500 pré-commandes parmi lesquelles celles de grandes entreprises telles que DHL, Anheuser-Busch InBev, Sysco, PepsiCo[107] et UPS[108].
C'est lors de l'annonce du Semi Truck et de la Tesla Roadster II — en décembre 2017 — que Tesla dévoila la première image de son pickup[109]. Celui-ci devrait utiliser les mêmes technologies que le Semi Truck, mais sera plus petit. Dès le départ, Musk annonça un véhicule à la capacité de charge hors norme et aux dimensions similaires au Ford F150, le best-seller aux États-Unis[110].
Plus tard, Musk annonça aussi qu'il aurait un design très original et futuriste. Le design du Tesla pickup serait inspiré par le spinner de Blade Runner selon certains tweets d'Elon Musk[111].
Le , à la fin de la présentation du Model Y, une seconde image du pickup fut dévoilée[112]. Cette fois-ci beaucoup plus mystérieuse, le design du véhicule ayant peut-être été grandement modifié.
Le Cybertruck est présenté le à Los Angeles, sur le site de production de SpaceX par Elon Musk : design futuriste, hauteur de 1,90 m, longueur de 5,88 m et largeur de 2,03 m, habitacle 6 places, benne longue de 1,98 m pouvant loger jusqu’à 1 590 kg de charge, carrosserie en acier inoxydable laminé à froid très résistant aux chocs, capacité de tracter jusqu’à 6 350 kg sur sa version la plus puissante à trois moteurs. Le plus petit modèle de la gamme aura 402 km d’autonomie et une capacité de traction de 3 400 kg avec deux roues motrices arrière, contre quatre roues motrices pour les deux autres variantes. L'intermédiaire avec deux moteurs aura 483 km d'autonomie et 4 500 kg de tractage, et la version haut de gamme trimoteurs 805 km d’autonomie. La disponibilité est promise « fin 2021 », la version à trois moteurs étant prévue pour fin 2022[113].
Le Cyberquad est présenté le 21 novembre 2019, en même temps que le Cybertruck dont il serait, dans un premier temps, un accessoire proposé à l'achat fin 2021[114].
Le seul modèle de véhicule Tesla abandonné est le Tesla Roadster première génération[115]. Le Roadster est une voiture de sport électrique à batterie issue du châssis de la Lotus Elise[116], qui est produite par Tesla en Californie de 2008 à 2012. Le Roadster est la première voiture électrique de série à utiliser des cellules de batterie lithium-ion à être autorisée sur les autoroutes américaines et la première voiture électrique de série à parcourir plus de 320 km par charge. C'est également la première voiture de série à être lancée dans l'espace, transportée pour un vol d'essai de la fusée Falcon Heavy le [117].
La filiale de Tesla, Tesla Energy, développe, construit, installe et vend des systèmes de production d'énergie solaire, des produits de stockage d'énergie par batterie, ainsi que d'autres produits et services connexes à des clients résidentiels, commerciaux et industriels[118].
La société est fondée après la fusion de la division existante des produits de stockage d'énergie par batterie de Tesla avec SolarCity, une société d'énergie solaire que Tesla a acquise en 2016 pour un coût d'environ 2,6 milliards de dollars[119]. Les produits de génération d'électricité de Tesla Energy comprennent des panneaux solaires (construits par d'autres entreprises pour Tesla), Solar Roof — un système de bardeaux solaires —, et l'onduleur solaire Tesla. L'entreprise construit également le Tesla Powerwall, un dispositif de stockage d'énergie à domicile, ainsi que le Powerpack et le Megapack, des systèmes de stockage d'énergie à grande échelle[120],[121],[122].
En 2020, l'entreprise a installé des systèmes d'énergie solaire capables de générer, au total, 205 mégawatts et a installé l'équivalent de 3 gigawattheures de produits de stockage d'énergie par batterie[123].
Tesla perçoit des revenus de services de la part des clients après l'achat initial du véhicule ; ces revenus ont atteint près de 500 millions de dollars au deuxième trimestre 2020[124]. Plusieurs services sont prévus à l'avenir : le réseau Tesla, l'autopilote sous forme d'abonnement, et le paiement pour activer une borne Wi-Fi dans la voiture[125],[126].
En 2012, Tesla commence à construire un réseau de stations Superchargeurs de recharge rapide à 480 volts. En , Tesla exploite plus de 20 000 Superchargeurs dans plus de 2 100 stations dans le monde entier[127]. Le Superchargeur est une technologie à courant continu (DC) qui peut fournir jusqu'à 250 kW de puissance[128]. Le logiciel de navigation des voitures Tesla peut recommander l'itinéraire le plus rapide pour les voyages longue distance, en intégrant les éventuels délais de recharge[129].
Presque toutes les voitures Tesla sont compatibles avec le Superchargeur. Les voitures Model S et X commandées avant le bénéficient de supercharges gratuites et illimitées. Les voitures Model S et X commandées entre le et le reçoivent 400 kWh (1 400 MJ) de crédits de supercharge gratuits par an, ce qui garantit environ 1 600 km gratuits par an[130]. Toutes les voitures Tesla Model S et X commandées entre le et le bénéficient à nouveau de la supercharge illimitée gratuite[131],[132]. Étant un modèle moins haut de gamme, les Model 3 ne sont pas livrées avec la supercharge illimitée gratuite[133].
Tesla a construit une usine de superchargeurs à Shanghai, achevée le 20 août 2021. À pleine capacité, elle sera capable de produire jusqu’à 10 000 chargeurs par an, dont une grande majorité de superchargeurs V3 ; Tesla comptant environ 25 000 superchargeurs à travers le monde, cette usine permettra de doubler leur nombre en moins de trois ans[134].
En 2014, Tesla lance le réseau d'« emplacements de recharge à destination » en fournissant des chargeurs à des hôtels, des restaurants, des centres commerciaux et autres centres de loisir pour permettre la recharge de véhicules sur place avec une puissance deux fois supérieure à celle d'une station de recharge domestique typique[135].
Ces chargeurs sont installés gratuitement par des entrepreneurs certifiés par Tesla ; les sites doivent fournir l'électricité sans frais pour leurs clients[136]. Tous les chargeurs installés apparaissent dans le système de navigation de la voiture[137].
Les logiciels des véhicules Tesla sont régulièrement mis à jour par liaison satellite lorsque de nouvelles versions de logiciels et de micrologiciels sont publiées. Cela permet aux voitures de rester à jour et de s'améliorer après l'achat[138]. Tesla offre également la possibilité de débloquer des fonctionnalités de la voiture par le biais de mises à niveau logicielles après l'achat. Les mises à niveau disponibles comprennent le pilotage automatique partiel ou la conduite autonome complète, l'accélération améliorée (pour les propriétaires de Model 3), et les sièges chauffants à l'arrière (pour les propriétaires de Model 3)[139],[140],[141].
Toutes les voitures Tesla sont livrées avec une connectivité standard qui permet la navigation à l'aide d'une connexion cellulaire ainsi que du streaming vidéo, une navigation sur Internet et du streaming musical (avec un abonnement payant) uniquement par Wi-Fi ou Bluetooth[142]. La connectivité premium ajoute l'accès cellulaire au trafic en direct, aux cartes satellites et au streaming musical. Lorsque le véhicule est arrêté, la connectivité premium permet aussi le streaming vidéo via des services de vidéo à la demande, la navigation sur Internet et un mode karaoké[142],[143].
La stratégie de service de Tesla consiste à entretenir ses véhicules par le biais de diagnostics et de réparations à distance, de techniciens mobiles, et de centres de service appartenant à Tesla[144],[145].
En 2016, Tesla recommande de faire inspecter toute voiture Tesla tous les 20 000 km ou une fois par an. Début 2019, le manuel est modifié pour dire : « votre Tesla ne nécessite pas d'entretien annuel ni de changement régulier des fluides », et recommande plutôt un entretien périodique du liquide de frein, de la climatisation, des pneus et des filtres à air[146].
En , Tesla commence à commercialiser dans certaines zones des États-Unis un abonnement mensuel pour un service d'assistance à la conduite sous l’appellation Full Self-Driving (FSD)[147]. Le service FSD intègre des fonctions telles que : assistance à la navigation, assistance au changement de file, assistance au stationnement, lecture des feux tricolores, reconnaissance des panneaux y compris les panneaux de stop. Celui-ci diffère de la fonction autopilote qui agit sur la direction, le freinage et la direction à l'intérieur d'une voie[148].
En plus de son siège social, la société exploite cinq grandes usines aux États-Unis, en Europe et en Chine, et deux autres sont en construction. Elle exploite également des salles d'exposition et des galeries dans le monde entier[149],[150].
| Ouverture | Nom | Pays | Employés | Produits | Capacité de production (par année)[151] |
|---|---|---|---|---|---|
| 2012 | Usine de Fremont | 10 000 | Model S/X | 100 000 véhicules | |
| Model 3/Y | 500 000 véhicules | ||||
| 2013 | Usine d'assemblage de Tilbourg | 540 | Assemblement de composants produits aux États-Unis[152] |
||
| 2017 | Giga Nevada | 7 000 | Batteries et moteurs | 35 GWh de batteries | |
| 2016 | Giga New York | 1 500 | Cellules photovoltaiques | 208 MW de panneaux | |
| Superchargeurs | |||||
| 2019 | Giga Shanghai | 2 000 | Model 3/Y | 450 000 véhicules | |
| 2021 | Giga Texas | 10 000 (prévu) |
Model Y | en construction | |
| Cybertruck | |||||
| 2021 | Giga Berlin | 10 000 (prévu) |
Batteries et moteurs | en construction | |
| Model 3/Y |
Tesla est fondée à San Carlos, en Californie[153]. En 2010, Tesla déplace son siège social et ouvre un centre de développement de systèmes de propulsion à Palo Alto[154]. En , alors que le gouvernement californien refuse de laisser l'usine Tesla rouvrir durant la pandémie de Covid-19, Elon Musk menace de déplacer le siège de l'entreprise de la Californie au Texas ou au Nevada[155].
Le premier magasin de détail de Tesla est ouvert en 2008 à Los Angeles[156], suivi par d'autres dans les principales villes américaines. En , Tesla exploite 130 magasins et galeries aux États-Unis[157], possède des magasins et des galeries dans 34 autres pays[158] et dispose de 466 centres de service dans le monde[159].
La première usine d'assemblage de Tesla occupe l'ancienne usine NUMMI à Fremont, en Californie, connue sous le nom de Tesla Factory. L'usine est ouverte à l'origine par General Motors en 1962, puis exploitée par une coentreprise de GM et Toyota à partir de 1984[160]. L'usine d'origine est fermée en 2010, et est rachetée par Tesla la même année[21]. En 2015, Tesla occupe une deuxième usine à Fremont, à quelques kilomètres de l'usine d'origine[161].
La première grande usine de production de batteries est ouverte dans le Nevada en 2016. La Giga Nevada (à l'origine Gigafactory 1) produit des Powerwalls, des Powerpacks et des Megapacks[162], des cellules de batterie en partenariat avec Panasonic[163] et des packs de batterie et des moteurs pour la Model 3[164]. L'usine reçoit d'importantes subventions de la part du gouvernement local et de l'État, qui, en échange de l'ouverture dans leur juridiction, permettent à Tesla de fonctionner essentiellement sans taxes pendant 10 ans[165].
Dans le cadre de l'acquisition de SolarCity en 2016, Tesla acquiert Giga New York, située à Buffalo, dans l'État de New York, sur le site d'une ancienne usine de Republic Steel. SolarCity a reçu des incitations pour implanter son usine à Buffalo par le biais du programme Buffalo Billion[166],[167]. En 2017, l'usine commence à produire des bardeaux solaires pour les toits solaires Tesla[168].
Le , Tesla choisit Austin, au Texas, comme site de la Gigafactory 5, connue depuis lors sous le nom de Giga Texas. L'ouverture de l'usine est prévue pour la fin de l'année 2021[169]. Giga Texas doit être l'usine principale pour l'assemblage du Tesla Cybertruck et du Tesla Semi ; elle produira également des Model 3 et Model Y pour l'est des États-Unis[170].
Tesla ouvre son premier magasin européen en à Londres[171]. Le siège social européen de Tesla se trouve aux Pays-Bas[172]. Un centre de service européen de 5 800 m2 se trouve à Tilbourg, aux Pays-Bas, de même qu'une usine d'assemblage de 77 650 m2 qui ajoute les moteurs, la batterie et les logiciels à la carrosserie de la voiture (importée) afin de réduire la taxe d'importation de l'UE, qui dépend du lieu de l'assemblage final[173].
Fin 2016, Tesla fait l'acquisition de la société d'ingénierie allemande Grohmann Engineering à Prüm en tant que nouvelle division dédiée à aider Tesla à accroître l'automatisation et l'efficacité de son processus de fabrication[174]. Après avoir mis fin aux contrats existants avec d'autres constructeurs automobiles, Grohmann travaille désormais exclusivement sur les projets de Tesla[175].
Tesla a annoncé son intention de construire une Gigafactory de voitures et de batteries en Europe en 2016[176]. Plusieurs pays ont fait campagne pour être l'hôte[177], et Berlin étant choisi en [178]. La construction de Giga Berlin commence en [179], et la production devrait démarrer pour la fin de l'année 2021[180].
En , Elon Musk annonce que les négociations pour la construction de la Gigafactory 3 près de Shanghai ont abouti. À la différence de la Gigafactory 1, cette usine fabriquera à la fois batteries et véhicules. Tesla a pour objectif de produire les premiers véhicules dans cette usine en 2020, la production pourrait y être de 200 000 véhicules par an à cette date.
Tesla a signé le un accord préliminaire avec le gouvernement de Shanghai pour la construction d'une usine capable de produire 500 000 véhicules par an d'ici 2023, alors que le nombre de véhicules Tesla assemblés en Californie devrait être, lui, de 600 000 véhicules à cette date. En 2017, la Chine a représenté 17 % des ventes du groupe[181].
En , Tesla détaille son plan pour l'usine de Shanghai, l'investissement initial de 2 milliards de dollars devrait bel et bien permettre la production de 200 000 véhicules en 2020, un investissement équivalent devrait ensuite permettre d'augmenter la production jusqu'à 500 000 véhicules en 2023.
En , Elon Musk inaugure à Shanghai le chantier de l'usine, surnommé « Shanghai Giga », qui se concentrera exclusivement sur la production de modèles abordables ; près de 500 000 véhicules devraient y être produits par an ; l'objectif est de commencer à y produire la Model 3 dès la fin de 2019[182].
Le , Tesla annonce avoir ouvert à la réservation ses premières voitures made in China et promet de commencer à les livrer au cours du premier trimestre 2020 ; l'usine est passée en phase de pré-production et construit des véhicules complets ; le prix des Model 3 sera seulement 3 % inférieur à celui des modèles de base importés[183].
Le , Tesla livre les premières Model 3 sorties des lignes de production de la Gigafactory 3, à Shanghai ; l'usine a été construite en moins d'un an[184].
Lors de la publication de ses résultats du Q3 2020, Tesla annonce que la construction de la deuxième phase est quasiment terminée, celle-ci a été conçue pour produire 250 000 Model Y par an. Au même moment, de légères mises à niveau ont été réalisées sur la première phase et untroisième créneau de travail a été ajouté, celle-ci à désormais atteint sa capacité de production théorique d'environ 250 000 Model 3 par an[185].
En , la Gigafactory 3 a commencé à produire le Model 3 Standard Plus, destiné à l'exportation en Europe[186]. Celle-ci sont par ailleurs équipées de batteries LFP fournies par CATL.
De 2008 à 2012, le premier véhicule commercialisé par Tesla, le Roadster de première génération, a été assemblé à Menlo Park, en Californie, dans une usine aménagée en retrait d'un des deux premiers concessionnaires de la marque. Les châssis arrivaient de l'usine de Lotus Cars à Hethel, au Royaume-Uni. Les batteries provenaient du siège de Tesla à Palo Alto[187].
Les ventes mondiales dépassent les 250 000 unités en et Tesla produit son 300 000e véhicule en [188],[189]. Les ventes mondiales de Tesla atteignent le cap des 500 000 en [190]. En 2019, les ventes mondiales de véhicules Tesla augmentent de 50 %, passant de 245 240 unités en 2018 à 367 849 unités en 2019[191]. Le , l'entreprise produit sa millionième voiture électrique[192].
Les livraisons de Tesla varient considérablement d'un mois à l'autre en raison de problèmes régionaux tels que la disponibilité des transporteurs et l'enregistrement de nouveaux véhicules. Tesla ne suit pas la norme de l'industrie automobile en matière de rapports mensuels ; General Motors et Ford sont passés de rapports mensuels à des rapports trimestriels sur les ventes en 2018 et 2019[193]. Certaines ventes mensuelles sont estimées par les médias[194].
| Trimestre | Production cumulée |
Production totale |
Ventes Model S |
Ventes Model X |
Ventes Model 3 |
Ventes Model Y[a] |
Ventes totales[b] |
En transite[c] | Référence |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| T3 2012 | N/A | 350 | 250+ | 250+ | [195] | ||||
| T4 2012 | N/A | 2 750+ | 2 400 | 2 400 | [196] | ||||
| T1 2013 | N/A | 5 000+ | 4 900 | 4 900 | [197] | ||||
| T2 2013 | N/A | N/A | 5 150 | 5 150 | [198] | ||||
| T3 2013 | N/A | N/A | 5 500+ | 5 500+ | [199] | ||||
| T4 2013 | ~34 851 | 6 587 | 6 892 | 6 892 | [200] | ||||
| T1 2014 | ~41 438 | 7 535 | 6 457 | 6 457 | [201] | ||||
| T2 2014 | ~48 973 | 8 763 | 7 579 | 7 579 | [202] | ||||
| T3 2014 | ~57 736 | ~7 075 | 7 785 | 7 785 | [203] | ||||
| T4 2014 | 64 811 | 11 627 | 9 834 | 9 834 | [204] | ||||
| T1 2015 | 76 438 | 11 160 | 10 045 | 10 045 | [205] | ||||
| T2 2015 | 89 245 | 12 807 | 11 532 | 11 532 | [206] | ||||
| T3 2015 | 102 336 | 13 091 | 11 597 | 6 | 11 603 | [207] | |||
| T4 2015 | 116 373 | 14 037 | 17 272 | 206 | 17 478 | [208] | |||
| T1 2016 | 131 883 | 15 510 | 12 420 | 2 400 | 14 820 | 2 615 | [209] | ||
| T2 2016 | 150 228 | 18 345 | 9 764 | 4 638 | 14 402 | 5 150 | [210],[211] | ||
| T3 2016 | 175 413 | 25 185 | 16 047 | 8 774 | 24 821 | 5 065 | [212] | ||
| T4 2016[d] | 200 295 | 24 882 | 12 700 | 9 500 | 22,254 | 6,450 | [213],[214] | ||
| T1 2017 | 225 713 | 25 418 | ~13 450 | ~11 550 | 25 051 | ~4 650 | [215] | ||
| T2 2017 | 251 421 | 25 708 | ~12 000 | ~10 000 | 22 026 | ~3 500 | [216],[217] | ||
| T3 2017 | 276 757 | 25 336 | 14 065 | 11 865 | 222 | 26 137 | 4 820 | [218],[219] | |
| T4 2017 | 301 322 | 24 565 | ~15 200 | ~13 120 | 1 542 | 29 967 | 3 380 | [220],[221],[222] | |
| T1 2018 | 335 816 | 34 494 | 11 730 | 10 070 | 8 182 | 29 997 | 6 100 | [223] | |
| T2 2018 | 389 155 | 53 339 | 10 930 | 11 370 | 18 440 | 40 740 | 15 058 | [224],[225] | |
| T3 2018 | 469 297 | 80 142 | 14 470 | 13 190 | 56 065 | 83 725 | 11 824 | [226],[227] | |
| T4 2018 | 555 852 | 86 555 | 13 500 | 14 050 | 63 359 | 90 700 | 2 907 | [228],[229] | |
| T1 2019 | 632 952 | 77 100 | 12 100 | 50 900 | 63 000 | 10 600 | [230] | ||
| T2 2019 | 720 000 | 87 048 | 17 650 | 77 550 | 95 200 | 7 400 | [231],[232] | ||
| T3 2019 | 816 155 | 96 155 | 17 483 | 79 703 | 97 186 | [233] | |||
| T4 2019 | 921 046 | 104 891 | 19 475 | 92 620 | 112 095 | [234] | |||
| T1 2020 | 1 023 718 | 102 672 | 12 230 | 76 266 | 88 496 | [234] | |||
| T2 2020 | 1 105 990 | 82 272 | 10 614 | 80 277 | 90 891 | [235] | |||
| T3 2020 | 1 251 026 | 145 036 | 15 275 | 124 318 | 139 593 | [234] | |||
| T4 2020 | 1 430 783 | 179 757 | 18 966 | 161 701 | 180 667 | [234] | |||
| T1 2021 | 1 611 121 | 180 338 | 2 030[e] | 182 847 | 184 877 | [236] | |||
| T2 2021 | 1 817 542 | 206 421 | 1 895 | 199 409 | 201 304 | [237] | |||
L'investissement initial vient du cocréateur de PayPal, Elon Musk, qui est devenu président du conseil d'administration de Tesla. Il mena aussi les deux premiers tours de table financiers et codirigea le troisième tour avec VantagePoint Venture Partners. Le troisième tour de table fit entrer des investisseurs connus comme les cofondateurs de Google Sergey Brin et Larry Page et l'ancien président d'eBay Jeff Skoll.
En , la société avait réuni plus de 105 millions de dollars par financement privé. Elon Musk a contribué pour 37 millions de dollars à ce financement.
À la suite du départ du fondateur Martin Eberhard, la société fut dirigée par Ze'ev Drori (en), entrepreneur californien, de 2007 à 2008, puis par Elon Musk lui-même, qui assure encore ce poste.
Tesla a financé un réseau de près de 3 000 superchargeurs permettant de faire l’équivalent d’un plein en 45 min, et a dépensé plusieurs milliards de dollars dans une gigantesque usine de batteries dans le Nevada, afin d'équiper le Model 3. La marque a dû lever près de 4 milliards de dollars sur les marchés depuis 2013, et malgré cela son cours a été multiplié par plus de onze depuis la cotation en 2010.
En , Tesla réunit 1,2 milliard de dollars, à la fois en émettant 1,3 million d'actions ordinaires et « via la cession de titres convertibles de premier rang à échéance 2022 »[238].
Tesla a gagné plus de 3 milliards d'euros grâce à la vente de crédits CO2 de 2012 à 2020. Plus d'une douzaine d'états des États-Unis, dont la Californie ou le Massachusetts, ont mis en place depuis des années des plafonds d'émissions moyens de CO2 à ne pas dépasser, sous peine de lourdes amendes. L'Union européenne applique un dispositif semblable depuis le premier . Pour éviter les pénalités, les constructeurs ont aux États-Unis la possibilité d'acheter des « crédits CO2 » aux entreprises qui sont en dessous du seuil. En Europe, ils peuvent former un « pool » avec un ou plusieurs autres constructeurs plus vertueux, moyennant finances. Tesla a ainsi encaissé 40,5 millions $ de crédit CO2 dès 2012, puis 194 millions $ en 2013, etc.
En 2019, ces recettes ont atteint 594 millions $ avec la formation d'un pool en Europe avec Fiat Chrysler. Sur les neuf premiers mois de 2020, Tesla a perçu 1,18 milliard $ de crédits CO2, et Honda a rejoint le le pool Tesla-FCA[239].
Au [240] :
| Elon Musk | 18,9% |
| Public Investment Fund (Private Equity) | 9,18% |
| Baillie Gifford & Co. | 7,46% |
| Capital Research & Management Co. (World Investors) | 5,68% |
| The Vanguard Group, Inc. | 4,32% |
| Fidelity Management & Research | 2,77% |
| Jennison Associates | 2,24% |
| BlackRock Fund Advisors | 1,99% |
| Larry Ellison | 1,66% |
| SSgA Funds Management, Inc. | 1,63% |
En 2020, pour la première fois de son existence, Tesla est rentable sur une année entière : son résultat net atteint 721 millions $ et son chiffre d'affaires 31,5 milliards $, en hausse de 28 %. Mais le bénéfice est resté largement tiré par les crédits CO2, cédés à d'autres constructeurs (principalement auprès de Fiat Chrysler et Honda) pour les aider à atteindre leurs objectifs réglementaires. Ils ont atteint 1,6 milliard d'euros €, soit 5 % des revenus de Tesla en 2020. Le dernier trimestre est le sixième trimestre bénéficiaire consécutif. La marge opérationnelle annuelle, de 6,3 %, est parmi les meilleures de l'industrie automobile en 2020. La valeur en Bourse de Tesla a dépassé 800 milliards $. Tesla a livré 499 550 véhicules en 2020, dont 442 500 Model3 et Model Y. Les 180 570 livraisons du dernier trimestre sont un nouveau record de ventes trimestriel. Cependant, l'évolution des ventes vers des voitures moins chères a entraîné une baisse du prix moyen de 11 % par rapport au dernier trimestre de 2019. Tesla prévoit pour 2021 une hausse de ses ventes de plus de 50 %, à 750 000 unités[241].
En 2019, Tesla a réalisé un chiffre d'affaires de 24,57 milliards $, contre 21,46 milliards $ en 2018, assorti d'une perte nette de 862 millions $, réduite de 11,7 % par rapport à 2018 ; au dernier trimestre 2019, l'entreprise a été profitable, avec un bénéfice net de 105 millions de dollars ; c'est le deuxième trimestre consécutif dans le vert. Tesla s'attend désormais à être durablement bénéficiaire, à quelques exceptions près, notamment lors des périodes de lancement d'un nouveau produit et de l'augmentation des cadences de production[242].
En 2020, Tesla enchaîne les records en Bourse, avec une action qui s'est envolée de plus de 660 %. Le , à la fermeture des marchés, la start-up d'Elon Musk vaut plus de 655 milliards de dollars et fait son entrée dans S&P 500[243],[244]. Au second trimestre 2021, Tesla atteint pour la première fois le milliard de dollars de bénéfice net, plus précisément 1,14 milliard $ à la suite de la vente de 201 250 véhicules sur le trimestre[245].
| Année | Chiffre d'affaires | Résultat d'exploitation |
|---|---|---|
| 2008 | 15 | -79 |
| 2009 | 112 | -52 |
| 2010 | 117 | -154 |
| 2011 | 204 | -254 |
| 2012 | 413 | -396 |
| 2013 | 2 013 | -61 |
| 2014 | 3 198 | -187 |
| 2015 | 4 046 | -717 |
| 2016 | 7 000 | -667 |
| 2017 | 11 759 | -1 632 |
| 2018 | 21 461 | -388 |
| 2019 | 24 578 | -69 |
| 2020 | 31 536 | 721 |
| T1 2021 | 10 389 | 438 |
| T2 2021 | 11 958 | 1142 |
En 2009, un salon ouvre à Monaco[246], il s'agit du troisième en Europe après Londres et Munich[247].
Tesla a dû se porter en justice pour conserver sa marque en Chine. « Tesla » y avait été déposé en 2006 et le constructeur américain avait envisagé de commercialiser ses voitures sous la marque Tuosule avant de gagner son procès début 2014[248].
En 2014, Tesla a installé en France ses cinq premières bornes de chargement pour le Model S. Vingt-cinq sont prévues pour 2015[249]. Fin 2016, on trouve 46 emplacements de charge rapide pour Tesla en France[250].
En , de nombreuses informations font référence à une très probable installation d'un bureau de recherche et de développement Tesla à Athènes en Grèce[251].
Les véhicules exportés sont dotés de caméras qui restent inutilisées[252].
Le véhicule est équipé d'une fonction d'aide à la conduite automobile, baptisée « autopilot », qui fait différer l'homologation du type de véhicule entre l'Union européenne et les États-Unis[253]. Les régulations étant différentes en Europe l'industrie automobile n'est pas autorisée à commercialiser des véhicules dotés de système de maintien dans la voie de niveau 2, qui permettrait aux conducteurs de lâcher le volant[253].
En Amérique du Nord, Tesla recommande aux conducteurs de rester attentif et vigilant durant leur conduite, lorsque la fonction autopilote est engagée, il permet de lâcher le volant, mais de démontrer sa présence régulièrement en le reprenant en main[254].
« Le pilote automatique permet à votre voiture d’avancer, d’accélérer et de freiner automatiquement mais les fonctionnalités actuelles de l’Autopilot nécessitent une supervision active du conducteur et ne rendent pas le véhicule autonome »
— Tesla[255]
.
La fonction « Autopilot » possède deux niveaux avec les nouvelles Tesla vendues depuis , l'« Autopilote (« Autopilot ») » et la « Capacité de conduite entièrement automatique » (FSD). La première possède un régulateur de vitesse adaptatif ainsi que l'assistance au maintien de cap et le second contient les fonctions Navigation avec Autopilote, changement de voie automatique, stationnement automatique, sortie automatique (summon), la détection des feux de signalisation et le contrôle des panneaux d’arrêt, et non disponible pour le moment () l'assistance au maintien de cap dans les rues urbaines. Certaines Tesla vendues entre la sortie de la Tesla Model 3 en 2018 et mars 2019 possède encore une fonction de l'autopilote hybride de ces deux niveaux, le pilotage automatique avancé (« Enhanced Autopilot »)[réf. nécessaire].
La fonction autopilote a mené à des accidents, dont quatre mortels, toutes les victimes étant des conducteurs de Tesla ayant utilisé la fonction. Aux États-Unis, à la suite d'un accident survenu en 2018, le Conseil national de la sécurité des transports (NTSB) a recommandé en aux autorités de rendre obligatoire pour les fabricants de voiture de niveau 2 (assistance à la conduite, soit le niveau inférieur à la voiture autonome) un équipement capable de surveiller que le conducteur n'est pas distrait durant sa conduite[256][source insuffisante].
Certains de ces accidents sont causés par la distraction du conducteur qui reste responsable de sa conduite, même avec l'utilisation de cette aide à la conduite[255].
En , Consumer Reports relève certaines caractéristiques de la suite logicielle de conduite de Tesla considérées comme des défauts: Le système échoue à la fois à surveiller l'engagement du conducteur mais échoue aussi à détecter la présence du conducteur. D'après Consumer Reports, dans ces conditions où aucun conducteur ne conduit, le véhicule n'est pas capable de s'arrêter de lui-même. Par ailleurs, Consumer Reports a révélé que le système de détection du conducteur utilisé par la fonction autopilot se laisse berner par une ceinture de sécurité bouclée et une chaîne en équilibre sur le volant là où les caméras des systèmes concurrents sont plus à même de mieux vérifier la présence et l'attention du conducteur. Consumer Reports suggère également que la non détection de l'inattention ou de l'absence du conducteur contribue à certains accidents[257].
A la suite d'un accident au Texas ayant fait deux morts à bord d’une Tesla Model S visiblement sans conducteur[258], Elon Musk avait assuré sur Twitter que la Tesla Model S accidentée n’avait pas l’Autopilot enclenché. Les premières conclusions de l’enquête qui suivait l'accident avaient établi l’absence de conducteur. Consumer Reports a testé la possibilité de rouler sans occupant au volant et a réussi[259].
D'autres sources indiquent que le passage à l'autosteer à augmenté le déploiement de l'air bag de 59%[260].
En 2020, Tesla envisage de commercialiser une version urbaine de conduite autonome pour les rues des États-Unis, mais pas en Europe[261]. Cette conduite autonome est entièrement sous la responsabilité du conducteur[262].
En , le cours de l'action de Tesla a chuté de 2,9 % après qu'une Tesla Model S volée se fut enflammée dans un accident après une course-poursuite avec la police[263]. La voiture ayant été coupée en deux lors du crash, des morceaux de batterie lithium-ion enflammés ont été projetés autour du lieu de l'accident, des images ont été diffusées par la chaîne de télévision KTLA-TV[264],[265]. Deux autres incidents impliquant une Tesla avaient eu lieu auparavant, que les autorités de sécurité américaines avaient classés sans suite[266].
Le groupe est notamment critiqué pour sa fonction « Autopilot » qui assiste la conduite d'une façon plus poussée que celle des concurrents. En effet, plusieurs accidents ont été constatés parmi les utilisateurs. Cela s'explique surtout par un marketing utilisant des termes ambigus comme « autopilot » ou « full-self-driving »[267] mais aussi par l'association qui est spontanément faite entre pilotage automatique et véhicule parfaitement autonome[268].
Selon Tesla, « Autopilot n'est pas un logiciel de conduite automatique et que ceux qui l'utilisent doivent rester maîtres du véhicule[269]. » Dans le même temps, des voix craignent que l'autonomie des véhicules entraîne une baisse de la vigilance du conducteur, par exemple, d'après Vinci, l’automatisation de la conduite entraîne une détérioration de la capacité de réaction en raison d'une diminution du niveau de vigilance[270],[271] ; c'est notamment le cas des systèmes qui intègrent un régulateur de vitesse adaptatif (ACC) ou une aide au maintien dans la file de circulation[272]. Pour d'autres la baisse de vigilance serait due à l’allègement de la conduite[273].
Le , un conducteur de Tesla, Joshua Brown, décède en Floride à la suite d'une collision avec un semi-remorque alors que la fonction Autopilot de son véhicule était activée[274]. Le , l'Autopilot est mis hors de cause par la justice américaine, estimant que le conducteur de la Tesla avait eu sept secondes pour réagir et que l'accident avait donc été causé par des « facteurs humains »[275]. L'enquête de la NHTSA a notamment mis en lumière le fait que le taux d'accidents en Tesla a baissé de près de 40 % depuis l'introduction de la fonctionnalité de pilotage automatique[276]. En , le groupe rappelle 123 000 véhicules de la gamme Model S, pour un problème de corrosion des boulons de la direction assistée[277]. À cause de ce problème, les actions perdent 20 % en un mois. Un économiste prédit la faillite du groupe dans les six mois[278].
Le , l'American Automobile Association augmente les taux d'assurance pour les propriétaires de Tesla après un rapport de la Highway Loss Data Institute qui conclut que la fréquence des accidents serait 46 % plus élevée pour la Model S et qu'elle serait 50 % plus coûteuse à réparer que des véhicules comparables ; la Tesla X aurait 41 % plus d'accidents et serait 89 % plus coûteuse en réparation comparé à des véhicules similaires. En conséquence, l'AAA augmente les tarifs d'assurance des voitures Tesla de 30 %. Selon Tesla, cette analyse serait sévèrement biaisée et ne reflèterait pas la réalité, cependant Tesla n'apporte pas de données contraire[279]. Peu après, Russ Rader, porte parole de l'Insurance Institute for Highway Safety, confirme les analyses de l'AAA sur les nombreux accidents impliquant Tesla et les coûts de réparation[280],[281]. L'année suivante, une analyse de la fréquence et des coûts des assurances par l'IIHS conclut que les modèles S et X de Tesla sont les deux plus coûteux à assurer[282].
Elon Musk espère une réduction des coûts des assurances avec la banalisation des ADAS et des technologies de conduite automatisée[282].
En , Tesla publie son premier rapport trimestriel d'accidents : au cours du 3e trimestre 2018, Tesla a enregistré un accident tous les 5,37 millions de kilomètres avec l’Autopilot enclenché et un tous les 3,08 millions de kilomètres en conduite 100 % manuelle ; en comparaison, l'organisme chargé de la sécurité routière aux États-Unis, le NHTSA, recense une moyenne d’un accident de la route tous les 791 000 km ; les Tesla subiraient donc quatre fois moins d'accidents que les autres voitures en mode manuel et sept fois moins avec l’Autopilot activé[283].
Ces allégations de réussite laissent les statisticiens dubitatifs, les données de Tesla ne peuvent pas être utilisées pour faire des comparaisons car elles sont confidentielles[267].
En 2019, l'entreprise est accusée de racisme par six de ses salariés[284]. Selon le New York Times, Tesla aurait proposé 100 000 dollars à l'une des victimes pour éviter que l'affaire ne s'ébruite[285].
En , l'agence américaine de la sécurité routière (la NHTSA) demande à Tesla de rappeler environ 158 000 véhicules pour un problème de sécurité relatif à l'épuisement de la mémoire de l'ordinateur de bord. Sont concernées les Model S fabriqués entre 2012 et 2018 et les Model X produites entre 2016 et 2018[286],[287],[288].