Karen J. Dalton
Surnom Sweet Mother K.D
Nom de naissance Karen J. Cariker
Naissance
Enid - Oklahoma - États-Unis
Décès (à 55 ans)
Woodstock - États-Unis
Activité principale Chanteuse, musicienne
Genre musical Folk, blues, country blues, jazz
Instruments Banjo, guitare à douze cordes
Années actives 1960' 1970'

Karen Dalton (-) est une chanteuse de folk et de blues, guitariste américaine, aux origines mi-irlandaise, mi-cherokee.

Biographie[modifier | modifier le code]

Karen Dalton née en 1937, épouse, très jeune, le guitariste Richard Tucker dont elle a au moins deux enfants, un fils dont elle perd la garde, et une fille, Abralyn Baird, née alors qu'elle n'a que 17 ans. Deux ans après, à 19 ans, elle se sauve à New York avec sa fille. À 21 ans, elle a déjà été mariée et divorcée deux fois. Elle évolue sur la scène du Greenwich Village au début des années 1960, en particulier avec Fred Neil, Tim Hardin, les Holy Modal Rounders et Bob Dylan qui l'incite à faire un disque :

« Karen a été ma chanteuse préférée aussi bien qu'une forte influence sur ma propre façon de chanter depuis le début des années 1960. Je l'ai repérée pour la première fois dans le Village au Cock & Bull (rebaptisée plus tard le Bitter End). Sa voix me saisit immédiatement. Elle interpréta Blues on the Ceiling (qui est ma chanson) avec tellement d'inspiration que si elle m'avait dit qu'elle l'avait écrite elle-même, je l'aurais crue. Après le set, Dino Valenti m'a emmené chez Karen. Plus tard dans la nuit, nous avons jammé. (...) Sa voix était si unique. Pour la décrire, il faudrait être un poète. Tout ce que je peux dire, c'est qu' elle se démerde sacrément bien pour chanter du blues... »

Mais l'effroi que suscitent sur elle les studios d'enregistrement, ainsi que sa claustrophobie, font qu'elle n'enregistre qu'en 1969 son premier album, produit par Nick Venet, It's So Hard To Tell Who's Going To Love You The Best, réédité par Koch Records sur CD en 1996 et en novembre 2006 par le label français Megaphone-Music avec un DVD bonus contenant des images rares de ses performances scéniques.

Son second album, In My Own Time, est enregistré à Bearsville et produit par Harvey Brooks, également à la basse sur le disque, et Richard Bell au piano. Les notes du livret sont écrites par Fred Neil, qui, le premier, attire l'attention du producteur Nick Venet de Capitol sur la jeune femme, sur le label Sunshine de Michael Lang, le promoteur de Woodstock. Cet album est réédité en chez Light In The Attic Records.

Les photos utilisées sur les pochettes, quant à elles, sont prises par Elliot Landy, photographe officiel du festival de Woodstock[1].

Elle meurt d'un cancer de la gorge lié au sida, après huit ans de lutte, en 1993, à Woodstock dans l'État de New York, là où elle a passé une grande partie de sa vie. Elle est prise en charge par le guitariste Peter Walker (en) pendant ses derniers mois.

Style[modifier | modifier le code]

Karen n'est pas une compositrice mais elle fait sienne chaque chanson qu'elle emprunte. Sur ses deux albums, elle reprend des chansons de Paul Butterfield, Richard Manuel, Dino Valente, Fred Neil, Tim Hardin, Leadbelly, Jelly Roll Morton, George Jones, Richard Tucker aussi bien que des versions personnelles de folk traditionnels.

Elle utilise une guitare Gibson 12 cordes, et joue également du banjo (le sien était particulièrement impressionnant puisqu'il comporte pas moins de 27 frettes).

Son timbre de voix, particulièrement bluesy, est souvent comparé à celui de la chanteuse de jazz Billie Holiday. La publicité du label Capitol pour son premier album la décrit d'ailleurs comme « the folksinger's answer to Billie Holiday » (la chanteuse de folk qui vient en réponse à Billie Holiday).

Bob Dylan :

My favorite singer... was Karen Dalton. Karen had a voice like Billie Holiday and played guitar like Jimmy Reed... I sang with her a couple of times ( Ma chanteuse préférée... était Karen Dalton. Karen avait une voix comme Billie Holiday et jouait de la guitare comme Jimmy Reed... j'ai chanté avec elle plusieurs fois )

Influences[modifier | modifier le code]

Outre Dylan, elle est une des influences de Devendra Banhart, Nick Cave, Lenny Kaye, Cocorosie ou Joanna Newsom et figure dans le livre Rock, Pop : un itinéraire bis en 140 albums essentiels du rock-critique Philippe Robert.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Album en concert[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il a réalisé entre autres des photos de Janis Joplin, Jimi Hendrix et Jim Morrison.