| Pays d'origine |
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| Genre musical | Black metal[1] |
| Années actives | Depuis 1998 |
| Labels | Norma Evangelium Diaboli, Northern Heritage, End All Life, Season of Mist, Drakkar Productions |
| Site officiel | deathspellomega.bandcamp.com |
| Membres |
Hasjarl Mikko Aspa Khaos |
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| Anciens membres |
Shaxul Yohann |
Deathspell Omega est un groupe de black metal français, originaire de Poitiers.
Deathspell Omega est formé en 1998 à Poitiers, dans la Vienne[2]. Un an plus tard, en juillet 1999, le groupe publie son premier EP démo intitulé Disciples of the Ultimate Void au label Drakkar Productions, limité à 66 exemplaires[3].
Une année passe avant la publication de leur premier album studio, Infernal Battles, en 2000[4]. En 2001 ils effectuent un split avec Clandestine Blaze, et un autre split avec Moonblood intitulé Sob a Lua do Bode / Demoniac Vengeance[3]. En 2002, ils effectuent un split avec Mütiilation[3]. En février 2004, le groupe publie son album studio Si Monumentum Requires, Circumspice, qui est bien accueilli par l’ensemble de la presse spécialisée[5],[6]. Notamment pour le webzine Thrashocore, « le groupe entretient une vision très personnelle du satanisme, entre la louange et l’exaltation, tout en étant aux antipodes de tous les stéréotypes du genre[7]. »
En 2005, Deathspell Omega publie l’EP Kénôse. Le titre définit « la théologie du dépouillement et de l’abaissement de Dieu, qui, par amour, extrait de sa personne spirituelle des notions comme la toute-puissance, l’omniscience, la gloire, etc[8]... » L’EP est très bien accueilli par l’ensemble de la presse spécialisée[9],[10]. En 2007, le groupe publie Fas -- Ite, Maledicti, In Ignem Aeternum, encore une fois bien accueilli par la presse spécialisée, et nommé meilleur album de l’année par le magazine britannique Terrorizer[1],[11].
Le cinquième album studio du groupe, Paracletus, est publié le [12]. En juin 2012, le groupe publie l’EP Drought.
Le 12 septembre 2016, le magazine anglais Metal Hammer cite le groupe dans son top 10 des meilleurs groupes de metal français[13].
D'un point de vue thématique, leur musique est centrée sur le satanisme d’un point de vue métaphysique. Les trois albums Si Monumentum Requires, Circumspice, Fas - Ite, Maledicti, in Ignem Aeternum et Paracletus forme un triptyque dont le thème est l’aspect théologique de Dieu, Satan et de la relation qu’a l’Homme avec ces deux entités. Les paroles sont partiellement influencées par les écrits de l’écrivain post-surréaliste Georges Bataille[14], Friedrich Nietzsche et Georg Wilhelm Friedrich Hegel[15].
À ses débuts, Deathspell Omega joue un type de black metal plus traditionnel tel que celui pratiqué par Darkthrone sur leurs premiers albums. Toutefois, Si Monumentum Requires, Circumspice, sorti en 2004, marque un tournant dans leur musique en développant une esthétique plus avant-gardiste en intégrant des influences plus diverses tels que des chants grégoriens. Ils acquièrent ainsi une certaine notoriété dans la scène underground, surtout grâce à cet album, qui reçut de très bonnes critiques à travers la presse spécialisée (par exemple, Si Monumentum Requires, Circumspice et Kénôse se trouvent tous les deux dans les listes des meilleurs albums de l’année du magazine britannique Terrorizer. Le nom de l’album qui leur valut une plus grande reconnaissance, c’est-à-dire Si Monumentum Requires, Circumspice, est une déformation d’une citation latine. La phrase originale était Si Monumentum Requiris, Circumspice, c’est-à-dire « si vous cherchez un monument, regardez autour de vous. » Cette phrase se trouve inscrite dans la cathédrale Saint-Paul de Londres en hommage a Sir Christopher Wren. Deathspell Omega a donc transformé cette phrase pour qu’elle signifie « si vous cherchez son monument, regardez autour de vous[5]. ».