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Michel Corrette
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Michel Corrette

Naissance
Rouen, Drapeau du royaume de France Royaume de France
Décès (à 87 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur, organiste, claveciniste, pédagogue
Lieux d'activité Paris
Conjoint Marie-Catherine Morize

Michel Corrette est un compositeur et organiste français de la période baroque tardive, voire classique, né à Rouen le [1] et mort à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Corrette quitte Rouen en 1720 pour poursuivre une formation qui avait sans doute été commencée par son père Gaspard qui était organiste de l'église rouennaise de Saint-Herbland et ami de Jacques Boyvin, titulaire de celui de la cathédrale de Rouen. En 1726, il se présente au concours pour le poste d’organiste de l’église Sainte-Madeleine en la Cité ; les trois concurrents ont joué également bien, mais le poste est confié à Thoutain. Corrette gagne alors sa vie comme professeur de musique et il publie dès 1727 ses premiers recueils de sonates (flûte, violon, cuivres et aussi musette, vielle à roue qui deviennent à la mode). En 1728, il est l’un des premiers musiciens français à éditer des concertos, d’après le modèle à ritournelle de Vivaldi.

Le , il épouse Marie-Catherine Morize, dont il aura deux enfants. À cette époque, il vient d’être engagé comme chef d’orchestre dans les foires parisiennes de Saint-Laurent (en automne) et de Saint-Germain (début février jusqu’aux Rameaux) où les théâtres qui amusaient le public avaient pris le nom d’« opéra comique ». Corrette y crée ses fameux concertos comiques : composés sur des thèmes populaires, ils servaient de divertissements dansés entre les pièces de théâtre, le plus souvent en un acte. La série des 25 concertos comiques se continuera jusqu’en 1773.

Le Concerto turc est composé en 1742 à l'occasion de la venue à Paris de l'ambassadeur ottoman Yirmisekizzade Mehmed Saïd Pacha, grand amateur de culture française[2].

Devenu organiste de Sainte-Marie du Temple, il publie en 1737 son Premier Livre d’Orgue, qui sera suivi en 1750 et en 1756 par un Second et un Troisième Livres. Il est ainsi au service des prieurs du Temple, issus de la famille royale : successivement le chevalier d’Orléans, le prince de Conti (prieur de 1749 à sa mort en 1776) et le duc d’Angoulême. La page de titre de son Premier Livre de Noëls (1741) le présente comme organiste de la Maison professe des Jésuites, c’est-à-dire l’église Saint-Louis, où la musique était très appréciée. Le musicien quittera cette tribune en 1762, lors de l’expulsion de la Compagnie. Michel Corrette est donc l'un des organistes les plus en vue de Paris : il restera en poste au Temple de Paris jusqu’à ce que la Révolution française désaffecte l’église en 1791. Corrette a publié le dernier livre d’orgue de l’Ancien Régime : les Pièces pour l’orgue dans un genre nouveau (1787).

Corrette, qui occupe ces fonctions officielles d’organiste, est aussi un compositeur fécond, et l’ensemble de son œuvre nous fait mieux comprendre la pratique musicale et l’évolution du goût à Paris à son époque. Si l’on prend l’exemple de ses ouvrages pour le clavecin, on voit que son Premier Livre (1734) est encore proche de Couperin (suites de danses avec des titres), mais les huit livres suivants, intitulés Les Amusements du Parnasse (de 1749 à 1772) montrent une progression qui commence par une méthode pour débutants (Livre I) pour s’orienter vers des variations des thèmes de concertos comiques (Livre II), puis vers des transcriptions d’airs célèbres (Livre III, IV, VI), et enfin des transcriptions de marches militaires, et de romances à la mode (Livre VIII) – on remarque que les livres V et VII sont perdus. Il faut ajouter à cela de belles Sonates pour clavecin avec accompagnement de violon (1742), et des Divertissements pour clavecin ou pianoforte (1779) qui vont jusqu’à utiliser des clusters (coups canons dans le Combat naval).

Corrette fut aussi un grand pédagogue, comme en témoignent ses méthodes instrumentales. Il suffit d’en voir la liste pour comprendre qu’à l’instar des encyclopédistes, il voulait codifier et divulguer l’ensemble des pratiques musicales de son temps. Ses livres d’accompagnement (Le Maître de clavecin, 1753 et Les Prototypes, 1754) ont eu un énorme succès, si l’on en juge par le nombre d’exemplaires que l’on trouve dans les grandes bibliothèques.

Corrette organisait chez lui à partir de 1748 des concerts hebdomadaires où il se produisait avec ses élèves et des amateurs doués, tels que le prince d’Ardore ou le musicographe allemand Marpurg. Cela lui permettait aussi de vendre des partitions et de diffuser de la musique italienne dont il fut un fervent défenseur.

Corrette a obtenu des privilèges pour éditer non seulement ses propres œuvres, mais celle de musiciens de son choix et en particulier des maîtres italiens. C’est dans le cadre de ces concerts privés qu’il faisait jouer ses Concertos pour orgue ou clavecin (parmi les tout premiers concertos pour clavier en France, en 1756) et ses nombreuses sonates et concertos pour toutes sortes d’instruments, y compris la viole d’Orphée, instrument qu’il invente pour utiliser les violes délaissées en les montant avec des cordes métalliques ! (1773).

Sa musique religieuse (motets, messes, psaumes) a presque complètement disparu, sauf le Psaume Laudate Dominum, arrangé dans le Printemps de Vivaldi (1765), les III Leçons de Ténèbres (1784) et les Quatre messes à deux voix égales (1788) qui ont été éditées de son vivant.

Dans son grand âge, Corrette continue à s’intéresser aux évènements qui bouleversent son pays, et il publie des œuvres révolutionnaires qui sont hélas perdues. Il meurt à 87 ans le .

Michel Corrette, qui a été injustement méconnu, tient une place unique dans la musique du XVIIIe siècle français. Il aura été à la fois le serviteur des plus grands personnages de l’État (les prieurs du Temple au XVIIIe siècle sont des princes de sang) et un artiste qui s’intéresse à la chanson populaire et aux émois de la population (par exemple, en 1783, il célèbre le premier vol aérien avec la cantate Le Globe volant !). Il est à la fois un défenseur du répertoire français (vaudevilles, airs à la mode) et un propagateur de la musique italienne. Toujours à l’affût des nouveautés de la vie musicale parisienne, il en saisit le meilleur et il en fait son bien, avec une gaîté inaltérable et un humour plein d’esprit. Bien que savant et même érudit, il compose une musique agréable qui apparemment n’a d’autre prétention que d’être bien composée et de vouloir plaire à ces amateurs de plus en plus nombreux qui veulent jouer de la musique : à cette époque l’art n’appartient plus seulement aux professionnels mais devient accessible aux nombreux dilettantes, issus aussi bien de la noblesse, de la bourgeoisie que de nouvelles classes moyennes. Avec Michel Corrette, nous retrouvons une musique heureuse et joyeuse, tout à fait dans l’esprit du siècle de Louis XV.

Une voie de Rouen porte son nom.

Œuvres de Michel Corrette[modifier | modifier le code]

Les méthodes[modifier | modifier le code]

Les concertos[modifier | modifier le code]

25 Concertos comiques :

  1. Le Mirliton, ouvrage utile aux mélancoliques, 1732.
  2. L'Allure, 1732.
  3. Margoton, ouvrage récréatif.
  4. Le Quadrille, 1733.
  5. La femme est un grand embarras, 1733.
  6. Le Plaisir des dames, 1733 (les 6 premiers concertos forment un recueil, Œuvre VIII "Ouvrage amusant et très récréatif").
  7. La Servante au bon tabac, 1733.
  8. Biron, 1734.
  9. Les Tricotets, 1735.
  10. Ma mie Margo, 1735.
  11. La Tante Tourelourette et le Plaisir d'être avec vous, 1736.
  12. La Découpure, 1737.
  13. La Béquille du Père Barnaba, 1737.
  14. La Choisy, 1741.
  15. Concerto Turc, 1742.
  16. Vla c'que c'est qu'd'aller aux bois, 1743.
  17. Les Pantins, 1748.
  18. La Tourière, 1748.
  19. La Turque et la Confession, 1749-50.
  20. Nous nous marierons dimanche, 1751.
  21. Les Amours de Thérèse et de Colin, 1755.
  22. La Prise de Port-Mahon, 1756, perdu.
  23. Ramponau, c. 1760. perdu.
  24. La Marche du Huron ; Comme l'Amour, soyons enfants ; On dit qu'à quinze ans, on plaît, on aime, on se marie, c.1773.
  25. Les Sauvages et la Furstemberg, c.1773.

Autres concertos[modifier | modifier le code]

  1. Concerto Spirituel, 1731.
  2. Pastorale, 1732.
  3. III Concerto de Noëls, 1735.
  4. Noëls Suisses, 1737.
  5. Noël Allemand "Lobt Gott, ihr Christen, alle gleich", 1741.
  6. Concerto de noëls, 1754, perdu.

Orchestre[modifier | modifier le code]

Instruments[modifier | modifier le code]

Clavecin[modifier | modifier le code]

Orgue[modifier | modifier le code]

N. B. Ces Offertoires considérés comme perdus, ont été retrouvés récemment; la BnF a fait jouer son droit de préemption pour acquérir cet imprimé ayant appartenu à Mathilde Oberti en 1862. (Voir plus bas des exemples sonores).

Flûte, Violon[modifier | modifier le code]

Violoncelle[modifier | modifier le code]

Musette, vielle[modifier | modifier le code]

Cor ou Trompette[modifier | modifier le code]

Œuvres vocales[modifier | modifier le code]

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de baptême de Michel Corrette en la paroisse Saint-Vincent de Rouen, sur le site des Archives départementales de Seine-Maritime.
  2. Michael Hüttler, Hans Ernst Weidinger, Ottoman Empire and European Theatre, vol. 1, The Age of Mozart and Selim III (1756-1808), Hollitzer, Wien, 2013.
  3. (en) « Méthode pour apprendre le violoncelle, Op.24 (Corrette, Michel) - IMSLP : Free Sheet Music PDF Download », sur imslp.org (consulté le 21 avril 2021).
  4. http://www.ac-versailles.fr/public/upload/docs/application/pdf/2011-04/domine_salvum.pdf

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Exemples sonores[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]