Jacques Ibert
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Jacques Ibert

Naissance
Paris, Drapeau de la France France
Décès (à 71 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur
Activités annexes Directeur de l'Académie de France à Rome (1936-1940, 1946-1960)
Administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux (1955-56)
Maîtres Émile Pessard, André Gédalge, Paul Vidal
Enseignement Conservatoire de Paris
Site internet www.jacquesibert.fr

Œuvres principales

Jacques Ibert est un compositeur français, né le à Paris 10e, ville où il est mort (16e arrondissement) le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques François Antoine Marie Ibert, est le fils d'Antoine Ibert et de Marguerite Lartigue. Il étudie au Conservatoire de Paris de 1910 à 1914, dans les classes d'Émile Pessard, André Gédalge et Paul Vidal[2]. Il sert pendant la Première Guerre mondiale comme infirmier-brancardier[3]. Jacques Ibert épouse Marie Rose Veber, le à Paris XVIIe. Cette même année il remporte le premier grand prix de Rome[4].

Il dirige l'Académie de France à Rome (Villa Médicis) de 1937 à 1940 année où après avoir été contraint de quitter Rome après que l'Italie a déclaré la guerre à la France le , il s'embarque le sur le Massilia pour fuir l'avancée allemande. Il est accusé de désertion par le nouveau régime et le gouvernement de Vichy le démet de ses fonctions (), le raye des cadres de la Marine et interdit l'exécution de ses œuvres. Il part se réfugier à Antibes et compose de la musique dans une forme de semi clandestinité. Il est rétabli dans ses fonctions le et redirige la Villa Médicis jusqu'en 1960[5]. Sans quitter ses fonctions à Rome, il est appelé le comme administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux. Toutefois, à cause de sa santé fragile, de la lourdeur de la tâche et des attaques dont il fait l'objet, il se retire dès le [6]. La même année, il est élu membre de l'Académie des beaux-arts[7],[8].

Il a composé des opéras, des ballets, des musiques pour le théâtre, le cinéma et la radio, des œuvres vocales ou instrumentales légères et mélodieuses qui n'oubliaient pas des instruments souvent délaissés. Il a collaboré étroitement avec Marcel Mule[9]. Sa musique illustre brillamment les qualités reconnues, de manière conventionnelle, à la musique française que sont la clarté et l'élégance.

Il meurt le . Il est enterré au cimetière de Passy. Son épouse, née Marie-Rose Veber[10], fille du peintre et dessinateur de presse Jean Veber, est décédée en 1987 et repose à ses côtés[11].

En 1988, le conservatoire municipal du 19e arrondissement prend son nom[12].

Jacques Ibert était commandeur de la Légion d'honneur, croix de guerre 1914-1918, commandeur dans l'ordre des Palmes académiques et commandeur dans l'ordre des Arts et Lettres[8],[13].

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Jacques Ibert en 1938

Musique symphonique[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Musique pour piano[modifier | modifier le code]

Musique pour orgue[modifier | modifier le code]

Opéras[modifier | modifier le code]

Mélodies[modifier | modifier le code]

Ballets[modifier | modifier le code]

Musiques de film[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l’état civil de Paris en ligne, acte de naissance no 10/3848/1890, avec mention marginale du décès. Consulté le 27 mars 2012
  2. "Jacques Ibert", in Sax, Mule & Co, Jean-Pierre Thiollet, H & D, 2004, p.135
  3. Brigitte François-Sappey, Bruits de guerre 1914-1918, article de Diapason n°629 de novembre 2014 p. 24
  4. Denis Havard de la Montagne, « Jacques Ibert », sur www.musimem.com (consulté le 19 août 2020)
  5. « Jacques-François Ibert », sur Villa Medici (consulté le 19 août 2020)
  6. Jean Gourret, Ces hommes qui ont fait l'Opéra, 1984, p. 176.
  7. « M. JACQUES IBERT est élu à l'Académie des beaux-arts », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 août 2020)
  8. a et b G. Demaimay, « CTHS - IBERT Jacques François Antoine Marie », sur cths.fr (consulté le 19 août 2020)
  9. Sax, Mule & Co, J-P Thiollet, H & D, 2004
  10. Xavier Maudet, « Une descendance d'artistes », Courrier-de-l'Ouest,‎ 10 mais 2016 (lire en ligne)
  11. IBERT Jacques (1890-1962) sur le site Cimetières de France et d'ailleurs.
  12. « Conservatoire du 19e Jacques Ibert | Conservatoires », sur conservatoires.paris.fr (consulté le 19 août 2020)
  13. « Hommage à Jacques Ibert ( 1890-1962 ) compositeur français avec sa petite fille Véronique Ibert-Péréal », sur France Musique (consulté le 19 août 2020)
  14. Armelle Desvignes, « Persée et Andromède de Jacques Ibert (1921) », sur Les Amis de la musique française, 2016, révision 2017 (consulté le 19 août 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]