Au passage à la caisse d'un supermarché, un auteur de bande dessinée réalise qu’il n’a pas sa carte de fidélité. Le vigile intervient à la demande de la caissière mais l’auteur parvient à s’enfuir[2].
En commentant trois planches de l'album pour telerama.fr, Fabcaro explique sa démarche :
« Zaï zaï zaï zaï est un projet difficile à résumer, très burlesque, proche du nonsense britannique. Il s'agit de l'histoire d'un auteur de BD qui fait ses courses, mais n'a pas sa carte de fidélité du magasin. Pour cela, il va être poursuivi, mis au ban de la société... (…) Je souhaitais trouver le point de départ le plus absurde possible, pour créer un décalage constant avec mon vrai propos. Car ce livre est le plus politique parmi ceux que j'ai publiés jusqu'à présent ! J'y parle indirectement beaucoup de tolérance, d'acceptation de l'autre. J'ai choisi de mettre en scène un auteur de BD, ce qui m'a permis d'utiliser mes propres traits, et de souligner la précarité grandissante de ce statut.[4] »
L'émission « Mégacombi » de Radio Canut adapte la bande dessinée en pièce radiophonique en 2017. La première diffusion a lieu le , puis le podcast est mis en ligne sur Arte radio[11].
Dans une interview à Libération le , Fabcaro déclare « quatre ou cinq adaptations pour le théâtre sont en route, dont une menée par la comédienne Blanche Gardin[12] » :
En une adaptation par la compagnie amateur Légère éclaircie, mise en scène par François Pioc et Amandine Marcq, est jouée pour la première fois[13].
Le Théâtre de L’Argument propose une adaptation sous forme de « fiction radiophonique en public » qui est jouée la première fois le . La mise en scène est de Paul Moulin, le texte est adapté par Maïa Sandoz. la distribution comprend Adèle Haenel et Blanche Gardin[14].
La compagnie Mash-Up Production crée une version mise en scène par Angélique Orvain qui se joue en salle autour du public dans un esprit de théâtre de tréteaux[pas clair], la première a lieu à Poitiers le [15].
Le Collectif Jamais Trop d'Art ! travaille depuis début 2017 sur une version en théâtre de rue. Les premières auront lieu au Festival des 3 Eléphants (Laval-53), en .
Le duo Nicolas et Bruno, connu pour les Messages à caractère informatif, a proposé une "lecture vivante" de l'histoire à l'occasion du festival Bédérama 2019. Accompagnés du musicien Mathias Fédou, les deux comédiens interprétaient l'ensemble des personnages tout en effectuant les bruitages en direct. Derrière eux étaient projetées les cases de la bande dessinée, dont des images inédites mettant en scène la COGIP et dessinée par Fabcaro pour l'occasion [16],[17]
La compagnie Blutack Théâtre [18] propose en 2020 une version mêlant théâtre et création video pour construire un road movie statique.
En , Fabcaro annonce que les droits d'adaptation cinématographique ont été cédés[19]. La cinéaste Rebecca Zlotowski a travaillé à un premier projet d'adaptation (co-écrit avec Thomas Cailley[20]) avant de jeter l'éponge. C'est désormais François Desagnat qui a récupéré les droits[21].