Léon Pillet
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
VeniseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Fabien Pillet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie

Léon Pillet, né le à Paris et mort le à Venise, est un journaliste, diplomate et librettiste français. Il a été directeur de l’Opéra national de Paris de 1840 à 1847.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Raymond François Léon Pillet est le fils de Fabien Pillet, écrivain, journaliste et administrateur français[1]. Après des études au lycée Napoléon (aujourd’hui lycée Henri-IV), il fait des études de droit et travaille pour l’avocat Mauguin[2]. Il est le frère de Camille Pillet.

Journalisme[modifier | modifier le code]

En 1827, il participe à la création du Nouveau Journal de Paris, où il s’occupe de la rédaction du feuilleton dramatique.

Au moment de la suppression des privilèges des grands journaux, le journal se transforme en feuille politique, soutenant l’opinion libérale. Léon Pillet devient alors rédacteur en chef et gérant responsable du journal. Il signe en la protestation des journalistes[2]. Pendant la Révolution de Juillet, le rythme de publication du journal, qui s’appelle désormais le Journal de Paris s’accélère, délivrant plusieurs numéros par jour les 26, 27 et .

Après la révolution, le journal, qui a soutenu le nouveau régime de Louis-Philippe, est cédé à une nouvelle société et devient une feuille ministérielle[1].

Carrière d’administrateur[modifier | modifier le code]

En 1832, Léon Pillet devient l’officier d’ordonnance du duc d’Orléans au siège d’Anvers. La même année, il est décoré, et reçoit le titre de maître des requêtes en service extraordinaire en 1834. Il est nommé commissaire royal près du théâtre de l’Opéra en 1838.

Librettiste[modifier | modifier le code]

Outre des lettres et des mémoires, Léon Pillet est également l’auteur de plusieurs œuvres, qu’il signe sous les pseudonymes de Renaud et Léon[3], notamment :

Direction de l’Opéra de Paris[modifier | modifier le code]

Léon Pillet vend le Journal de Paris en 1840, et devient co-directeur de l’Opéra de Paris aux côtés d'Henri Duponchel fin [2]. Dix-huit mois plus tard, Henri Duponchel le laisse seul à la tête du théâtre de l’Opéra de Paris, en .

Wagner vend à Léon Pillet pendant ces années le livret de son opéra Le Hollandais Volant pour 500 francs, mais ne réussit pas à convaincre le directeur de l’Opéra de produire son œuvre[9]. Pillet utilise par la suite l’idée de Wagner pour monter Le Vaisseau fantôme, sur une musique de Pierre-Louis Dietsch (d’après le livret de Paul Foucher), mais qui fut un échec auprès du public[10].

Durant ses années à la tête de l’institution, Léon Pillet entretient une liaison avec Rosine Stoltz, mezzo-soprano de l’Opéra de Paris. Les caprices de celle-ci sont à l'origine de fortes tensions, se traduisant, par exemple, par le blocage de la production de l'opéra, pourtant achevé, Le Prophète de Meyerbeer. C’est cette liaison qui accélère sa chute en 1847, le forçant à démissionner après un scandale survenu lors de la première représentation de l'opéra Robert Bruce[1].

Opéras et ballets représentés pour la première fois à l’Opéra de Paris dans la période 1841-1847[modifier | modifier le code]

Les œuvres suivantes ont été représentées pour la première fois durant les années de Léon Pillet à la tête de l’Opéra national de Paris :

Fin de carrière et mort[modifier | modifier le code]

En 1859, Léon Pillet est nommé Consul de France à Nice. Il demeure à ce poste jusqu’en 1861, année où il devient Consul à Cagliari, puis à Palerme[11]. Il meurt à Venise le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c ’’Larousse’’ 1874, vol. 12, p. 1015.
  2. a b et c "Vapereau’’ 1858, p. 1449.
  3. Archives de la BnF
  4. Livret de L'Obstiné ou Les Bretons[1]
  5. Livret de La liste de mes Maîtresses[2]
  6. Livret de l'œuvreUn mari du bon temps[3]
  7. Archives de la BnF, costumes du Cabaret de la veuve[4]
  8. Livret de La Vendetta[5]
  9. Gregor-Dellin, 1983, p. 106.
  10. Fulcher 1987, pp. 104–105.
  11. Larousse, Pierre (1874). Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, vol. 12. Paris. View Internet Archive.

Sources[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]