Sandrine Rousseau
Illustration.
Sandrine Rousseau en 2021.
Fonctions
Secrétaire nationale adjointe
d'Europe Écologie Les Verts

(1 an, 3 mois et 18 jours)
Avec Alain Coulombel
Prédécesseur Élise Lowy
Successeur Sandra Regol
Porte-parole nationale
d'Europe Écologie Les Verts

(2 ans, 5 mois et 27 jours)
Avec Julien Bayou
Prédécesseur Élise Lowy
Successeur Sandra Regol
Vice-présidente du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais
chargée de l'enseignement supérieur et de la recherche

(5 ans, 8 mois et 17 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Daniel Percheron
Prédécesseur Jack Lang
Successeur Nicolas Lebas
Conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais

(5 ans, 8 mois et 17 jours)
Élection 21 mars 2010
Circonscription Nord
Groupe politique Europe Écologie - Les Verts
Biographie
Nom de naissance Sandrine Rousseau
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Maisons-Alfort (France)
Nationalité Française
Parti politique EELV (2009-2017 ; depuis 2020)
Diplômée de Université de Poitiers
Université de Lille
Profession Économiste

Sandrine Rousseau, née le à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), est une économiste, écrivaine et femme politique française.

Enseignante-chercheuse en sciences économiques, elle est vice-présidente à la vie universitaire de l'université de Lille. Ses champs d’intervention majeurs sont l'économie de l'environnement, les emplois domestiques et la responsabilité sociétale des entreprises.

Militante au sein du parti Europe Écologie Les Verts (EELV) à partir de sa création en , elle y exerce des responsabilités d’élue régionale et de cadre du parti : de 2010 à 2015, elle est vice-présidente du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, chargée de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle intègre le bureau exécutif d’EELV en , est nommée porte-parole en et devient secrétaire nationale adjointe de la formation trois ans plus tard.

Elle quitte le parti en à la suite de l'affaire Denis Baupin, dont elle est une des accusatrices. La même année, elle fonde et préside l'association Parler (devenue En Parler en 2021), promouvant l’entraide entre victimes de violences sexuelles. Alors que le mouvement MeToo commence, elle devient une figure de la lutte contre les violences contre les femmes et pour l’égalité femmes-hommes en France.

Elle adhère à nouveau à EELV en puis se porte candidate à la primaire de l'écologie en vue de l'élection présidentielle de 2022.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Sandrine Rousseau grandit entre Paris et La Rochelle, dans une famille engagée à gauche. Ses parents sont inspecteurs des finances publiques, sa mère est « très impliquée à la Confédération française démocratique du travail (CFDT) », puis dans le réseau Artisans du Monde.

Installée dans le nord de la France pour ses études à partir de 1995, elle y mènera sa carrière universitaire et politique. Villeneuve-d'Ascq puis Lille sont ses villes d’adoption[1],[2].

Formation et carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Elle étudie à l'université de Poitiers avant d'intégrer l'université de Lille. En , elle obtient un doctorat en économie industrielle avec les félicitations du jury, pour une thèse intitulée « Économie et environnement, une analyse régulationniste de la rente environnementale », qui aborde les rapports sociaux à l’environnement et leur impact sur les processus d’accumulation[3],[4].

Depuis , elle est maîtresse de conférences en sciences économiques à l'université de Lille et enseignante-chercheuse au sein du Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSE)[5]. Ses domaines de recherche portent sur l'environnement, la responsabilité sociale des entreprises, le travail domestique.

Elle donne des cours à l'Institut d'études politiques de Lille, centrés sur les inégalités sociales et inégalités environnementales[6],[7].

Elle est également depuis vice-présidente en charge de la « Vie étudiante, Vie de Campus / Développement durable et Égalité Femmes/Hommes » de l'université[8]. Fonctions qu’elle exerce dans la direction de l'université Lille-I d'abord puis, à l’issue de la fusion de cette dernière avec les universités Lille-II et Lille-III en , de l’université de Lille[9].

Dans les actions qu’elle y initie ou accompagne, il y a notamment la création de chantiers « nature » pour restaurer les écosystèmes des campus[10] et de potagers participatifs à destination des étudiants, enseignants et membres du personnel de l’université[11] ou encore la mise à disposition gratuite de vélos pour traverser les campus[12] et l'ouverture d’une Maison du vélo à la Cité scientifique[13]. Sur le volet égalité femmes-hommes, le projet Université avec un grand Elles qui met en lumière les femmes qui ont fait l'université de Lille[14], le renommage au féminin de plusieurs amphithéâtres après un vote des étudiants[15], mais aussi la lutte contre les violences à travers l’organisation de manifestations culturelles et de sensibilisation (Les Monologues du vagin[16],[17], des « Semaines de l'égalité »[18]), la mise en place de référents « violences sexistes et sexuelles » dans les soirées étudiantes[19], les ateliers d’autodéfense verbale[20], le pilotage de la cellule de lutte contre le harcèlement[21].

Elle se déclare candidate à la direction de l'IEP de Lille en [22] et propose un programme écologique et social au sein de l'école[23],[24]. Elle échoue le 19 janvier face à l'ancien directeur Pierre Mathiot, avec 8 voix contre 21[25],[26], dont — selon elle — deux voix contre d'Olivier Duhamel et Gérald Darmanin[27].

En mars 2020, elle est élue présidente de la Conférence Permanente des Chargé(e)s de Mission Égalité et Diversité (CPED), qui fédère quatre-vingt quatoze établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche autour des politiques d’égalité-diversité[28].

Activité d’auteure[modifier | modifier le code]

Sandrine Rousseau est également auteure de romans policiers. En 2007, son premier polar s'intitule Épluchures à la lilloise. Un bien étrange inspecteur mène l'enquête[29]. L'année suivante, elle publie Qu'est-ce qui fait pleurer les flics ?[30].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

En 2009, Sandrine Rousseau adhère au nouveau mouvement Europe Écologie Les Verts, fruit d’une ouverture du parti des Verts en vue de la constitution de listes aux élections européennes. Elle indique avoir été sollicitée après avoir invité le Secours populaire à distribuer à la faculté des repas aux étudiants précaires, en tant que « vice-présidente - vie universitaire » à l’université de Lille, suscitant une polémique nationale[31]. Poussée par un sentiment d’écoanxiété et un besoin d’agir, elle accepte après avoir d'abord refusé la proposition, jugeant trop difficile d’être à la fois enseignante, mère de trois enfants et militante[31]. Son profil d’économiste travaillant dans le milieu universitaire lui permet de progresser rapidement dans les instances locales du rassemblement écologiste[32].

Quelques mois après son adhésion, elle est candidate aux élections européennes, en 5e position sur la liste Nord-Ouest menée par Hélène Flautre, qui l’emporte dans un contexte de victoire historique pour les écologistes[31].

L'année suivante, elle est candidate aux élections régionales françaises de 2010 pour la région Nord-Pas-de-Calais, en 3e position sur la liste du Nord. À la suite de la fusion des listes de gauche, elle est élue au soir du second tour sur la liste d'union conduite par Daniel Percheron (PS). Elle est nommée vice-présidente du Conseil régional, en charge la Recherche et l'Enseignement supérieur (jusqu'en 2015)[33],[34],[35].

Elle met notamment en œuvre le plan campus, vaste projet de constructions et réhabilitations visant à améliorer les conditions de vie des étudiants de la région[36], et développe des programmes innovants de recherche comme « chercheurs citoyens » qui associent chercheurs et associations afin de travailler sur des sujets sociétaux[37]. Elle œuvre au projet de fusion des trois facultés lilloises en une seule grande université (fusion qui sera effective en 2018)[38], soutient et développe des programmes de démocratisation de l'enseignement supérieur, crée le dispositif des emplois étudiants afin de faciliter conciliation des études et emplois[39]. Elle pilote et coordonne le schéma régional d'enseignement supérieur et de recherche, crée une instance de concertation "le parlement du savoir"[40]. En matière de recherche, elle soutient de grands programmes et accompagne l'installation sur la région d'équipements, et de centres de recherche sur le diabète, le cancer[41] ou encore sur les sciences du visuel[42].

Signataire de la motion « Maintenant » conduite par Cécile Duflot et Philippe Meirieu, elle intègre le bureau exécutif d'Europe Écologie Les Verts à l'issue du congrès de La Rochelle (juin 2011)[43]. Elle est alors chargée du projet et de l'organisation des Journées d'été. Elle coordonne l'écriture du projet « Vivre mieux » présenté par EELV pour l'élection présidentielle et les élections législatives de 2012[44].

En juin 2012, elle est candidate investie par EELV et le Parti socialiste dans la 21e circonscription du Nord (Valenciennes)[45]. Elle recueille 16,71 % des suffrages face à Jean-Louis Borloo (UDI) et Fabien Thiémé (Front de gauche)[46],[47]. Au second tour, elle appelle à soutenir Fabien Thiémé[48].

À la suite du congrès de Caen (novembre 2013) où elle signe la motion « Pour un cap écologiste ! », elle est réélue en décembre 2013 au bureau exécutif d’EELV[49], chargée cette fois du porte-parolat (avec Julien Bayou), poste qu'elle occupe jusqu'en 2016[50],[51].

Elle mène la liste écologiste aux élections municipales de Villeneuve-d'Ascq en mars 2014, face entre autres au maire historique de la ville, Gérard Caudron, élu depuis 1977 [52]. Elle double le score des écologistes par rapport aux précédentes élections, en obtenant 9,94 % des suffrages au premier tour. A douze voix près, elle ne peut pas se maintenir au second tour[53].

En 2015, elle est désignée par les militants tête de liste d'un rassemblement citoyen comprenant Europe Écologie Les Verts, le Parti de gauche, la Nouvelle Gauche socialiste (parti composé de dissidents venant du Parti socialiste) et de Nouvelle Donne dans le cadre des élections régionales françaises de 2015 en Nord-Pas de Calais-Picardie[54],[55],[56],[57]. Opposée à Xavier Bertrand (UMP) et Marine Le Pen (FN), ses listes sont éliminées dès le premier tour avec 4,83 % des voix.

À l'issue du congrès d'Europe Écologie Les Verts de juin 2016, elle conduit sa propre motion et devient secrétaire nationale adjointe du parti aux côtés d'Alain Coulombel, également issu de sa motion, alors que David Cormand est élu secrétaire national[58],[59].

En 2017, elle est candidate aux élections législatives dans la 9e circonscription du Nord[60],[61]. Dans un contexte de triomphe des listes LREM, elle termine cinquième en obtenant 4,74 % des suffrages exprimés.

Le , Sandrine Rousseau annonce sur RTL qu'elle n'est plus cadre d'Europe Écologie Les Verts[62].

Primaire présidentielle de l’écologie de 2021[modifier | modifier le code]

Le 5 septembre 2020, Sandrine Rousseau annonce sa ré-adhésion à Europe Écologie Les Verts, puis déclare le 26 octobre 2020 aux militants du parti sa volonté de se porter candidate à la primaire des écologistes pour l'élection présidentielle de 2022[63],[64],[65],[66],[67]. Première à se porter candidate à la primaire[31], elle a comme concurrents Delphine Batho, Jean-Marc Governatori, Yannick Jadot et Éric Piolle. Elle s'engage en cas de victoire à participer à la primaire populaire, un scrutin organisé par des militants indépendants qui souhaitent une candidature commune à gauche[68].

Considérée comme la toute première candidate, en politique française, à se réclamer de l'écoféminisme[69], elle « s’appuie sur un programme écologiquement radical et féministe » selon Reporterre[31]. Elle défend la mise en place d'une comptabilité et de quotas carbone pour les entreprises et les ménages, de taxes sur les biens et services polluants, l'institution de droits pour la nature, la mise en place d'un « revenu minimal d’existence » financé notamment par une fiscalisation du cannabis (dont la consommation serait légalisée), la réduction du temps de travail, la gratuité du premier m³ d’eau, un plus grand pouvoir pour le Parlement, l'instauration d'une forte dose de proportionnelle aux élections législatives et d'un « vote de défiance »[31],[70],[71]. Selon Mediapart, elle « creuse le sillon des luttes contemporaines émanant de la société civile » et « épouse le renouvellement du militantisme antiraciste »[71]. Libération l'estime « très proche sur le plan des idées » de son concurrent Éric Piolle[72].

Elle ne revendique pas de soutien au sein du bureau exécutif d'EELV mais est soutenue par quelques élus dont Alice Coffin[70], des membres de la commission féministe du parti[31] et des artistes telles qu'Eve Ensler, Céline Sciamma et Adèle Haenel[73]. Son équipe de campagne est composée principalement de néophytes en politique, avec une minorité de militants traditionnels[31]. Selon Mediapart, elle « prône « une alliance la plus large possible sur un programme de rupture et d’écologie sociale », de fait, plus raccord avec les Insoumis qu’avec les socialistes »[71]. Libération indique que « sa radicalité attire une partie des militants écologistes, souvent jeunes », et que ceux de La France insoumise « l’observent avec une forme de bienveillance » et « aimeraient la voir gagner pour tenter un rapprochement dans la foulée »[74]. Elle entretient de bonnes relations avec Jean-Luc Mélenchon[75],[76].

À l'approche du premier tour, elle apparaît comme la candidate de la primaire la plus visible médiatiquement en raison des polémiques liées à ses prises de position radicales[72].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Positionnement général[modifier | modifier le code]

Ses engagements la portent de l’écologie au féminisme et aux questions socio-économiques (notamment l’emploi), qu’elle aborde dans des revues universitaires, des publications dans les grands médias nationaux[77],[78],[79],[80] ou des ouvrages grand public. Ses derniers livres d’intervention ont été consacrés, dans une optique féministe, aux services à la personne, notamment les services de ménage à domicile[81],[82],[83],[84], au programme social des écologistes[85] et à la place des femmes en politique[86],[87],[88],[89].

Protection de l'environnement[modifier | modifier le code]

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En 2017, elle dépose un recours contre l'État pour inaction sur la pollution, après une série de pics de pollution dans le Nord de la France, face auxquels aucune mesure n’avait été prise[90]. Le jugement du tribunal administratif reconnaît la carence fautive de l'État sans toutefois le condamner. C'est la première fois que la gestion de la pollution par l'État dans une ville, en dehors du protocole européen, fait l'objet d'une qualification en carence fautive[91].

Questions économiques[modifier | modifier le code]

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Elle prône la décroissance[92].

Lutte contre les violences sexuelles[modifier | modifier le code]

En 2017, elle crée l'association Parler, une association d'entraide entre victimes de violences sexuelles. Elle lance un appel aux dons et aux bénévoles pour pouvoir enclencher les premières actions de l'association. Quatre antennes ouvrent dès janvier 2018[93] où, chaque mois, sont accueillies des femmes victimes de violences sexuelles et où sont animées des groupes de parole. En 2020, l’association est présente dans une dizaine de villes de France. En 2021, l'association devient En parler. La même année, quand elle se déclare candidate à la primaire écologiste, Sandrine Rousseau en quitte la présidence.

En parallèle de son investissement au sein de son association, elle intervient régulièrement dans le débat sur les violences faites aux femmes, et plus largement sur l’égalité femmes-hommes, dans le cadre du mouvement MeToo en France et féministe revendiquée[94],[95].

Adhésion à des collectifs[modifier | modifier le code]

Étudiante, elle s’engage à Chiche !, les jeunes écolos alternatifs. À l’université, elle se syndique au SNESUP, syndicat national de l'enseignement supérieur[1], et devient vice-présidente chargée de la Vie étudiante et de l'Égalité femmes/hommes. Elle fait adopter en 2008 une Charte pour l’égalité entre hommes et femmes à l’université de Lille 1[96]. En 2005, elle intègre le comité de rédaction de la revue écologiste EcoRev'.

Affaire Baupin[modifier | modifier le code]

En mai 2016, elle fait partie des quatre élues avec Isabelle Attard, Elen Debost et Annie Lahmer qui accusent le député Denis Baupin de harcèlement sexuel et d'agressions sexuelles dans le cadre d'une enquête réalisée par Mediapart et France Inter[97]. À la suite de ces accusations, le 9 mai 2016, Denis Baupin démissionne de la vice-présidence de l'Assemblée nationale. Le 6 mars 2017, l'affaire est classée sans suite, pour prescription[98].

Denis Baupin porte plainte en diffamation contre les journalistes qui ont réalisé l'enquête, Lénaïg Bredoux de Mediapart et Cyril Graziani de France Inter, ainsi que contre le parti Europe Ecologie les Verts. Il annonce déposer plainte pour dénonciation calomnieuse contre les femmes qui l'accusent[99].

En septembre 2017, elle publie un livre, Parler, qui raconte le parcours de la combattante que lui a imposé cette affaire, de la prise de parole au dépôt de plainte[100].

Le 30 septembre 2017, elle est invitée dans l'émission On n'est pas couché sur France 2 présentée par Laurent Ruquier, en lien avec son récent livre Parler suscité par l’affaire Baupin. Elle explique l'agression sexuelle dont elle a été victime de la part de Denis Baupin. Elle accuse ce dernier de l'avoir forcée à l'embrasser dans un couloir. Elle est prise à partie par Christine Angot[101], qui lui explique de façon virulente qu'elle pense que l'expression publique de sa souffrance et l'attente de la sollicitude de son parti politique n'est pas la bonne, ou la seule, façon de se libérer de la souffrance que laisse une agression[102]. Pour cette même émission, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a émis le 20 décembre 2017 une mise en demeure à destination de France Télévisions, soulignant la virulence des attaques des chroniqueurs à son endroit et la complaisance de l’animateur s’agissant d’un « sujet particulièrement grave et douloureux », ainsi que le montage trompeur opéré par la chaîne pour cette émission[103].

Le procès consécutif à la plainte en diffamation initiée par Denis Baupin a lieu en février 2019. Celui-ci est débouté et condamné pour procédure abusive à verser à Sandrine Rousseau, comme aux autres prévenues, 500 euros de dommages et intérêts[104]. Cette victoire par défaut marque néanmoins une étape : c’est la première fois qu’un homme politique est condamné dans une affaire relatives aux violences sexuelles[105],[106].

Dès sa révélation en 2016, cette affaire connaît un retentissement considérable. Six jours après, 17 anciennes ministres, de gauche comme de droite (Roselyne Bachelot, Cécile Duflot, Rama Yade, Chantal Jouanno, Aurélie Filippetti), signent une tribune, intitulée « L’impunité c’est fini », visant à dénoncer le sexisme dans le monde politique[107]. Elles demandent des évolutions législatives pour changer le rapport de force et obtiennent le soutien du premier ministre, Manuel Valls. Quelques semaines plus tard, des collaboratrices parlementaires créent le collectif Chair collaboratrice, pour dénoncer le sexisme à l'Assemblée nationale[108].

Europe Écologie Les Verts et la Mairie de Paris mettent en place des dispositifs internes d'aide et de soutien aux victimes de harcèlement[109],[110].

L’affaire Baupin est considérée en France comme « la première affaire #metoo ». « Ce procès restera comme celui de la « fin de l’omerta » pour des femmes en butte à la domination masculine et dont la parole a été libérée », rapporte le journal 20 Minutes au lendemain de la condamnation du député[111].

D'après elle, si cet épisode marque une rupture dans sa carrière politique, il signe aussi son entrée dans l’engagement associatif, pour la libération de la parole et contre les violences faites aux femmes[112].

Synthèse des résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Année Parti Circonscription 1er tour Issue
% Rang
[113] EÉLV 21e du Nord 16,71 3e Éliminée
[114] 9e du Nord 4,74 5e

Élections régionales[modifier | modifier le code]

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.

Année Liste Région 1er tour Sièges obtenus
% Rang
[115] EÉLV Hauts-de-France 4,83 5e
0  /  170

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.

Année Liste Commune 1er tour Sièges obtenus
% Rang CM MEL
[116] EÉLV Villeneuve-d'Ascq 9,94 4e
0  /  49
0  /  7

Publications[modifier | modifier le code]

Publications scientifiques[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Sandrine Rousseau, l'universitaire écolo », Nord Éclair, 6 novembre 2010.
  2. « Sandrine Rousseau : biographie, news, photos et videos », sur Télé-Loisirs (consulté le 11 septembre 2020).
  3. Sandrine Rousseau Thèse de doctorat, faculté des sciences économiques et sociales, université des sciences et technologies de Lille, 26 février 2002, 386 pp.
  4. « Économie et environnement : une analyse régulationniste de la rente environnementale / Sandrine Rousseau - De Vetter ; sous la dir. de François Stankiewicz et Bertrand Zuindeau / par Sandrine Rousseau - Sudoc », sur sudoc.fr (consulté le 11 mars 2020).
  5. Bureau de CPED, « Sandrine Rousseau Archives », sur CPED (consulté le 11 septembre 2020).
  6. Sandrine Rousseau, « Descriptif d’enseignement - Inégalités sociales, inégalités environnementales », Publications de Sciences Po Lille,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  7. Sandrine Rousseau, « Descriptif d’enseignement - Problèmes internationaux », Publications de Sciences Po Lille,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  8. « Organisation - Université de Lille », sur univ-lille.fr (consulté le 11 septembre 2020).
  9. « On vous annonce la naissance officielle de la grande université de Lille », sur 20minutes.fr (consulté le 11 septembre 2020).
  10. « Nature et biodiversité - Université de Lille », sur univ-lille.fr (consulté le 11 septembre 2020).
  11. Marine Dessaux, « Les étudiants-jardiniers avec le », sur Campus Matin : Le magazine des professionnels et des académiques de l’enseignement supérieur et de la recherche (consulté le 11 septembre 2020).
  12. « Besoin d'un vélo pour aller en cours ? La fac peut vous en prêter un gratos », sur Vozer, (consulté le 11 septembre 2020).
  13. « - À la cité scientifique, une Maison du vélo pour inciter les étudiants à circuler à deux roues », sur La Voix du Nord, (consulté le 11 septembre 2020).
  14. « L'Université avec un grand Elles - Université de Lille », sur univ-lille.fr (consulté le 11 septembre 2020).
  15. Hugo Palacin, « L'université de Lille va donner des noms de femmes à ses amphis, et c'est à vous de voter », sur Pépère News, (consulté le 11 septembre 2020).
  16. « Les Monologues du Vagin de Eve Ensler », sur Direction Culture, Université de Lille (consulté le 11 septembre 2020).
  17. « Les Monologues du vagin à l'université de Lille (vidéo) », sur You tube, .
  18. « L’université de Lille s’engage pour les droits des femmes pendant tout le mois de mars », sur LA VDN, (consulté le 11 septembre 2020).
  19. « Charte des associations étudiantes de l'université de Lille, art. 5 », sur Université de Lille, .
  20. « Droits des femmes : l'université de Lille organise des ateliers d'autodéfense verbale », sur France Bleu, (consulté le 11 septembre 2020).
  21. Marlène Thomas, « Harcèlement sexuel : dans l’enseignement supérieur, des cellules d’écoute au compte-gouttes », sur Libération.fr, (consulté le 11 septembre 2020).
  22. « L'université de Lille va distribuer des kits gratuits de protections hygiéniques », sur BFMTV (consulté le 26 octobre 2020).
  23. « Éducation - Sciences Po Lille se cherche un nouveau directeur », sur La Voix du Nord, (consulté le 26 octobre 2020).
  24. Sandrine Rousseau, « Projet d’établissement de Sciences Po Lille », Publications de Sciences Po Lille,‎ , p. 21 (lire en ligne).
  25. « Lille - Pierre Mathiot redevient directeur de Sciences Po Lille », sur La Voix du Nord, (consulté le 26 octobre 2020).
  26. « Sandrine Rousseau : « Croyez en vous, vous avez des ressources que vous n'imaginez pas ! » », sur madmoiZelle.com, (consulté le 26 octobre 2020).
  27. « Sandrine Rousseau dévoile qui a voté contre elle à Sciences Po Lille », sur 20minutes.fr (consulté le 11 février 2021).
  28. Bureau de la CPED, « Communiqué de presse : Sandrine Rousseau élue à la tête de la CPED », sur CPED, (consulté le 11 septembre 2020).
  29. Sandrine Rousseau, Épluchures à la lilloise, Ravet-Anceau, (ISBN 978-2-914657-33-4 et 2-914657-33-1, OCLC 470783702, lire en ligne).
  30. Sandrine Rousseau, Qu'est-ce qui fait pleurer les flics ?, Ravet-Anceau, (ISBN 978-2-914657-69-3 et 2-914657-69-2, OCLC 470903816, lire en ligne).
  31. a b c d e f g et h Justine Guitton-Boussion et Anne Speltz, « Sandrine Rousseau, alternative féministe à Yannick Jadot et à Éric Piolle », sur reporterre.net, (consulté le 11 mai 2021).
  32. Dounia Hadni, « Sandrine Rousseau, elle ne se couchera pas », sur libération.fr, (consulté le 11 septembre 2020).
  33. Site du conseil régional Nord-Pas de Calais, consulté le 27 août 2015.
  34. « Sandrine Rousseau, vice-présidente à l'enseignement supérieur : sortir de la logique de mise en concurrence des universités », sur La Voix du Nord (consulté le 11 septembre 2020).
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  39. « Des contrats étudiants sur les campus lillois », sur Grand Lille TV, .
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  47. Le JDD, « Un score moins bon qu'en 2007 pour Borloo », sur lejdd.fr (consulté le 11 septembre 2020).
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