| Naissance |
Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 52 ans) Hauts-de-Seine |
| Activité principale | compositeur, violoniste |
| Formation | Conservatoire de musique et de déclamation, Schola Cantorum de Paris |
Claire Delbos ( — ) est une violoniste et compositrice française. Elle a été la première femme du compositeur Olivier Messiaen.
Delbos, née à Paris, est la fille de Victor Delbos, professeur à la Sorbonne. Bien que connue après son mariage sous le nom de Claire ou Claire-Louise, elle fut baptisée Louise Justine Delbos[1]. Elle fut élève à la Schola Cantorum de Paris[2], puis étudia le violon et la composition au Conservatoire de musique et de déclamation à Paris[3].
Ses talents au violon attirèrent l’attention du jeune Messiaen. Ils donnèrent ensemble des récitals à Paris au début des années 1930 et ils se marièrent le 22 juin 1932. La compositrice Claude Arrieu était la demoiselle d'honneur de Delbos[4]. Messiaen composa Thème et variations pour violon et piano comme présent de mariage pour sa femme ; ils l’interprétèrent ensemble le 22 novembre[5].
Durant cet été les Messiaen déménagèrent dans un appartement au 77 rue des Plantes, sur la Rive Gauche dans le quatorzième arrondissement de Paris. Ce fut leur domicile pendant les six années suivantes, ainsi que le lieu de rencontres musicales occasionnelles entre amis. Ce fut dans ce lieu qu'ils rencontrèrent pour la première fois André Jolivet[4]. Certaines œuvres de Messiaen furent composées pour célébrer le bonheur du jeune couple, par exemple Poèmes pour Mi pour soprano et piano en 1936, qu'il arrangea pour soprano et orchestre en 1937, dont le texte consiste en ses propres poèmes sur la joie du mariage. Mi était le surnom affectueux donné par Messiaen à Claire Delbos[6]. Delbos composa également plusieurs œuvres pour orgue, dont Paraphrase sur le jugement dernier et L'offrande à Marie, pour Messiaen[3].
Durant les premières années de leur mariage, plusieurs de leurs vacances se passèrent au Château St Benoît, à Neussargues-Moissac, un château appartenant à la famille Delbos, que Messiaen trouvait propice à la composition et où la plus grande partie de L'Ascension fut composée[7]. Thème et variations fut suivi par une autre œuvre pour violon que composa Messiaen pour sa femme, Fantaisie — cette pièce ne fut publiée qu'en 2007[8] ou 2008[9] et il n'est pas certain qu’elle ait été jouée du vivant de Messiaen[10].
Delbos fit plusieurs fausses-couches les premières années de leur mariage[11], mais en 1937 leur fils Pascal naquit, et Messiaen composa Chants de terre et de ciel (1938) dans lesquels les trois membres de la famille étaient dépeints[12]. Les Messiaen déménagèrent au 13 villa du Danube dans le dix-neuvième arrondissement de Paris[11]. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, Delbos subit une opération chirurgicale à la suite de laquelle elle commença à souffrir de pertes de mémoire. Elle entra dans un hôpital psychiatrique, et y resta, avec une santé constamment déclinante, jusqu'à sa mort en 1959 dans les Hauts-de-Seine[3].