Stevie Ray Vaughan
Description de l'image Stevie Ray Vaughan, 1989.jpg.
Informations générales
Surnom SRV
Nom de naissance Stephen Ray Vaughan
Naissance
Dallas, Texas
Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 35 ans)
East Troy, Wisconsin
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Guitariste
Genre musical Blues, blues rock, texas blues, electric blues
Instruments Guitare, voix
Années actives 1975 - 1990
Labels Epic Records, Legacy Recordings, Sony Music
Site officiel srvofficial.com

Stevie Ray Vaughan [ˈstivi reɪ vɔn] est un auteur-compositeur-interprète et guitariste de blues américain, né le à Dallas (Texas) et mort le à East Troy (Wisconsin) dans un accident d'hélicoptère. Malgré une courte carrière parfois peu connue du grand public, il est largement considéré comme l'un des plus brillants guitaristes de l'histoire de la musique et comme l'un des pionniers du renouveau du blues dans les années 1980[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Stephen Ray Vaughan, second fils de Martha et Jackson Lee Vaughan naît le à l'hôpital méthodiste de Dallas, au Texas, trois ans après son frère aîné, Jimmie Vaughan. Son père, surnommé Big Jim, travaille dans l'amiante, et mène une vie rythmée par de fréquents déménagements dans différentes villes du Texas, au gré des ouvertures d'exploitations minières. Finalement, la famille s'installe dans une petite maison de Dallas. Stephen regarde ses parents danser le western swing et écoute souvent un groupe de country : les Texas Boys. Lorsque son frère Jimmie se brise l'épaule en jouant au football américain à douze ans, un ami de la famille, Michael Quinn, lui offre sa première guitare. Peu après, Stevie possède une guitare-jouet dotée de seulement trois cordes, en plastique, signée Roy Rogers achetée dans la chaîne de magasins Sears. Les deux frères se mettent à la guitare sans jamais prendre de cours, apprenant par eux-mêmes grâce aux disques de Jimi Hendrix, des Yardbirds et des Beatles, et en s'imprégnant du jeu de grands guitaristes de blues tels qu'Albert King, B. B. King, Otis Rush et Buddy Guy.

En 1967, Stevie Ray Vaughan rejoint Brooklyn Underground. Le groupe se produit dans les soirées dansantes des écoles secondaires des environs. Il assiste à un concert de The Jimi Hendrix Experience durant lequel The Chessmen, la formation de son frère Jimmie, joue en première partie. Le jeune homme a l'occasion de voir d'autres guitaristes de blues, comme T-Bone Walker et Freddie King, ce qui le convainc de se consacrer à la musique. Sa maîtrise de la guitare pousse un groupe de reprises, The Southern Distributor, à l'engager. Il achète sa première Fender Stratocaster avec ses cachets[2]. Il joue de la basse durant quelques mois dans Texas Storm, un groupe formé par son frère et le batteur Doyle Bramhall, jusqu'à ce que ces derniers partent pour Austin (Texas). En 1970, Vaughan est recruté par Liberation, un groupe de reprises jouant des succès pop. Il enregistre deux titres avec A Cast of Thousands, un groupe formé de camarades de classe du lycée Justin F. Kennedy, pour la compilation A New Hi, qui présente de jeunes groupes des alentours de Dallas. Peu après, Vaughan abandonne ses études afin de devenir musicien professionnel[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1971, Stevie Ray Vaughan quitte Liberation et forme Blackbird. Le groupe s'établit à Austin et subit de nombreux changements de personnel. Après quelques mois, Vaughan fonde Krackerjack, une formation inspirée par Led Zeppelin, avec laquelle il joue notamment en première partie de Wishbone Ash. Vaughan rejoint ensuite Marc Benno and the Nightcrawlers. Il compose quelques titres, participe à des sessions organisées au studio Sunset Sound d'Hollywood, et part en tournée avec le groupe. À partir de 1975, il joue avec Paul Ray and the Cobras et se produit fréquemment chez Antone's, un club d'Austin consacré au blues. Le groupe enregistre un single en 1976[2]. Il quitte The Cobras l'année suivante afin de former Triple Threat Revue avec Lou Ann Barton et W. C. Clark. En 1978, il rebaptise le groupe Double Trouble, en référence à une chanson d'Otis Rush, et recrute le batteur Chris Layton et le bassiste Tommy Shannon, qui avait joué quelques années plus tôt avec Johnny Winter[3].

A black and white photograph of three men, one is wearing a wide-brimmed black hat.
Double Trouble en 1983. De gauche à droite: Chris Layton, Vaughan and Tommy Shannon.

En 1982, Double Trouble est programmé au Montreux Jazz Festival grâce à Jerry Wexler[3]. David Bowie repère Stevie Ray Vaughan durant le festival et l'invite à jouer sur son album Let's Dance, qui sort en 1983. Jackson Browne soutient le guitariste en lui offrant des heures de studio[4]. Le producteur John Hammond transmet sa maquette au label Epic Records, qui offre un contrat au guitariste[5]. Le premier album de Stevie Ray Vaughan & Double Trouble, intitulé Texas Flood, est publié en 1983. Le morceau Pride and Joy, qui en est extrait, entre dans le top 20 américain de l'époque. Texas Flood, ainsi que les albums suivants Couldn't Stand the Weather (1984) et Soul to Soul (1985), sont certifiés « disque de platine »[4].

Aux prises avec la drogue et l'alcool au milieu des années 1980, Vaughan suit une cure de désintoxication en Géorgie à partir de 1986, et s'en sort totalement. Pour son retour, en 1989, il enregistre l'album In Step, qui remporte le Grammy Award du Meilleur disque de Blues contemporain[6]. Son retour sur le devant de la scène est de courte durée, puisque Stevie Ray Vaughan meurt le matin du dans un accident d'hélicoptère causé par le brouillard, près d'East Troy, dans le Wisconsin. L'agent et deux des membres de l'équipe d'Eric Clapton se trouvaient également dans l'hélicoptère. Clapton avait pris place dans un autre appareil, qui suivait celui de Vaughan. Ils revenaient d'Alpine Valley, une salle de concert où ils avaient joué plus tôt dans la soirée avec Phil Palmer, Jimmie Vaughan et Buddy Guy.[7],[8].

En sort Family Style, un album en duo avec son frère Jimmie Vaughan (lui aussi guitariste de blues-rock et ancien membre du groupe The Fabulous Thunderbirds). Jimmie Vaughan coécrit et enregistre par la suite une chanson en hommage à son frère et aux autres guitaristes de blues disparus, intitulée Six Strings Down. Stevie Ray Vaughan est enterré au Laurel Land Memorial Park de Dallas.

Style musical et influences[modifier | modifier le code]

Stevie Ray Vaughan a été largement influencé par des musiciens de Blues, de Jazz et de rock également. Parmi ses nombreuses inspirations de blues, on retrouve : Jimi Hendrix, Albert King, B.B. King, Freddie King, Albert Collins, Johnny "Guitar" Watson, Buddy Guy, Howlin' Wolf, Otis Rush, Guitar Slim, Chuck Berry, et Muddy Waters. Parmi ses influences de Jazz on retrouve : Django Reinhardt, Wes Montgomery, Kenny Burrell, et George Benson.

Stevie Ray Vaughan se rend célèbre par son jeu de scène : il se présente en tenue de cow-boy, avec bottes et chapeau, et reprend à son compte des figures de style rendues célèbres par Jimi Hendrix, comme jouer de la guitare derrière la tête, dans le dos, etc. Il reprend aussi des morceaux de son illustre prédécesseur, entre autres Voodoo Child (Slight Return) et Little Wing.

SRV a été également largement influencé par le guitariste de blues Albert King. Il a joué sur scène avec lui le , reprenant tous les deux des titres comme « Pride and Joy » et « Born under a Bad Sign ». Un album de leur concert est sorti en 1999, ainsi qu’un DVD en 2010 : In Session (Albert King and Stevie Ray Vaughan). De nombreux plans de guitare de SRV sont directement inspirés du répertoire d’Albert King.

Son style de jeu est également très marqué par le shuffle, un rythme de blues très répandu dans le Texas Blues. On le voit dans des morceaux comme « Pride and Joy » ou encore « Cold Shot ».

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

En 2010, le magazine Rolling Stone le classe tout d'abord 7e dans sa liste des meilleurs guitaristes de tous les temps[9] puis 12e en 2013[10]. Le Rock and Roll Hall of Fame annonce que le guitariste fait partie des artistes qui seront intronisés en [11].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Stevie eut quelques petites amies durant son adolescence ; l'une d'elles, Lindi Bethel, lui inspira le titre Pride and Joy. Le , il épousa Lenora Bailey, entre deux concerts au Rome Inn de Austin. Lenora lui offrit la Stratocaster rouge avec laquelle il écrivit Lenny en son hommage, et il fit du titre de la chanson le surnom de l'instrument. Lorsqu'elle lui demanda de s'installer avec lui, il lui composa et lui dédia Love Struck Baby. Ils divorcèrent en 1988. Stevie retrouva alors le top modèle Janna Lapidus qu'il avait rencontrée en en Nouvelle-Zélande. Ils restèrent en couple jusqu'à sa mort. Stevie n'eut jamais d'enfant.

Matériel[modifier | modifier le code]

Photographie d'une guitare Fender stratocaster signée Stevie Ray Vaughan, sur un porte-guitare.
Stevie Ray Vaughan Signature Stratocaster.

À ses débuts, Stevie Ray Vaughan a joué sur une Gibson Messenger, une Fender Broadcaster, une Gibson Les Paul TV Model, une Les Paul Barney Kessel puis une Les Paul Gold Top avec son premier groupe, les BlackBird.

La grande majorité de ses guitares électriques furent des Fender Stratocaster :

Stevie Ray Vaughan utilisait également de pédales Tube Screamer Ibanez TS-808 et TS-9, caractéristiques de son son. Il se servait également d'amplis Fender (black-face Fender Vibroverbs, Fender Vibratone, black-face Super Reverb, silver-face Twin Reverbs) et plus rarement un Marshall Combo Amp avec 2 cabines JBL 12".

Postérité[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

En concert[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Stevie Ray Vaughan / Biography & History / AllMusic », sur allmusic.com (consulté le 3 septembre 2020).
  2. a b et c (en) Chris Gill, « Stevie Ray Vaughan: Lone Star Rising », Guitar World,
  3. a et b (en) Baker's Biographical Dictionary of Musicians, vol. 6, G. Schirmer, , 4220 p. (ISBN 0-02-865571-0), p. 3757-3758
  4. a et b (en) Anne Dingus, « Stevie Ray Vaughan », Texas Monthly,
  5. (en) « Biographie de Stevie Ray Vaughan & Double Trouble », Rock and Roll Hall of Fame
  6. (en) Stephen Holden, « Virtuoso of the Rock Guitar, He Helped Define the Blues », The New York Times,
  7. rock-n-roll.fr
  8. (en) Robert Hilburn, « Stevie Ray Vaughan, Guitar Great, Dies in Copter Crash », Los Angeles Times,
  9. (en) « 100 Greatest Guitarists: David Fricke's Picks », Rolling Stone,
  10. rollingstone.com/music/music-lists/100-greatest-guitarists-
  11. (en) Randy Lewis, « Lou Reed, Green Day, Stevie Ray Vaughan among Rock Hall inductees », Los Angeles Times,
  12. Boutique de prêt sur gage, achat et vente d'occasions.
  13. Plaque de protection de la table, sous les cordes.

Liens externes[modifier | modifier le code]