| Sortie | |
|---|---|
| Enregistré |
2002 Villes américaines diverses |
| Durée | 181:13 |
| Genre | Funk, Soul, Jazz |
| Producteur | Prince |
| Label | NPG Records |
| Critique |
Albums de Prince
One Nite Alone... Live! est un triple-album scénique du chanteur et musicien américain Prince, accompagné de son orchestre New Power Generation.
La recueil est d'abord publié par correspondance à partir du , à l'attention des membres payants du site Internet officiel de l'artiste. Il paraît ensuite dans le commerce traditionnel, le de la même année[2],[3].
Il s'agit du premier enregistrement scénique à figurer dans la discographie de l'artiste, qui a pourtant débuté en 1978.
Les titres qui composent le coffret sont captés sur scène entre le et le [2],[3], à l'occasion de la séquence américaine de la tournée One Nite Alone.... Elle sert de support promotionnel à deux albums : celui du même nom, distribué aux membres payants du site Internet du chanteur à partir du mois de mai[4], et plus encore The Rainbow Children, publié dans le commerce fin 2001. Six de ses plages sont ici retranscrites : le morceau-titre, Muse 2 The Pharaoh, Mellow, 1+1+1 Is 3, Family Name, de même que The Everlasting Now.
Les concerts dont le contenu est extrait ont eu lieu dans les villes de Houston, Indianapolis, Lakeland, Los Angeles, New York, Portland et Washington[2],[3].
La publication est divisée en deux : un double-CD éponyme, correspondant au schéma des concerts donnés au grand public lors de la tournée, et un troisième disque, dénommé One Nite Alone...The Aftershow: It Ain't Over!. Celui-ci propose des titres joués certains soirs dans de petites salles, après le spectacle officiel.
Musicalement parlant, Prince y prolonge la direction inédite empruntée dans son précédent témoignage studio, The Rainbow Children : des sonorités soul et jazz fidèles aux années 1970 de son adolescence. Il n'omet pas pour autant le registre pop, en interprétant nombre de ses chansons de la décennie 1980, telles que Nothing Compares 2 U, Raspberry Beret, Strange Relationship, Take Me With U ou When You Were Mine. Le recueil phare de 1987, Sign O' The Times, y est bien représenté (quatre morceaux), tandis que dans leur ensemble, les années 1990 font figure de parents pauvres (cinq titres).
Il est à noter que le deuxième disque contient un pot-pourri interprété seul au piano, dont certaines plages sont des passages de une à deux minutes uniquement.
Bien que l'album The Rainbow Children ait fait l'unanimité auprès du public, certains titres dont Last December, bien que joué plusieurs fois y compris aux États-Unis, n'ont pas été retenus dans l'album Live.
La tournée et le triple-album sont l'occasion pour Prince de présenter une nouvelle mouture de son orchestre New Power Generation, dont l'intitulé figure sur les pochettes. Trois nouveaux saxophonistes attirent l'attention : Maceo Parker, ancien partenaire de James Brown, de même que Candy Dulfer et Najee. Par ailleurs, George Clinton, Musiq Soulchild (chant) et Larry Graham (basse) apparaissent comme invités.
« Honni hier, le vieux répertoire, paré des vertus du dépouillement — Prince est seul au piano — scintille de mille couleurs. Et le charme de tels Adore, Free ou The Beautiful Ones d’opérer à nouveau. Quand auront retenti le solo de guitare apocalyptique de Joy In Repetition (enregistré live au club new-yorkais "The World", et indiscutablement le sommet de ce coffret), un Girls And Boys spacy traversé de loops technoïdes, et un We Do This fabuleux en décalque funk du Willie The Pimp de Frank Zappa [...], combien seront-ils encore à douter de la génialité de Prince ? A refuser de voir dans le grand œuvre princier le plus sûr rempart contre la nullité artistique du monde contemporain ? »
Alain Orlandini, critique musical, Rock & Folk n°426, [1].