| Paray-le-Monial | |||||
Hôtel de Ville. | |||||
Blason |
Logo |
||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Charolles | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Le Grand Charolais (siège) |
||||
| Maire Mandat |
Jean-Marc Nesme 2020-2026 |
||||
| Code postal | 71600 | ||||
| Code commune | 71342 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Parodiens, Parodiennes | ||||
| Population municipale |
9 209 hab. (2018 |
||||
| Densité | 365 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 27′ 09″ nord, 4° 07′ 14″ est | ||||
| Altitude | Min. 234 m Max. 304 m |
||||
| Superficie | 25,20 km2 | ||||
| Type | Commune urbaine | ||||
| Unité urbaine | Paray-le-Monial (ville-centre) |
||||
| Aire d'attraction | Paray-le-Monial (commune-centre) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Paray-le-Monial (bureau centralisateur) |
||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | paraylemonial.fr | ||||
| modifier |
|||||
Paray-le-Monial est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.
Elle est surnommée la cité « du Sacré-Cœur ».
Paray-le-Monial se situe dans la partie sud-ouest de Saône-et-Loire, au cœur du Charolais, dans une plaine que forment au nord-ouest des monts du Brionnais, la Loire, l'Arroux et la Bourbince.
La ville est traversée par la Bourbince et le canal du Centre.
Parmi l'ensemble urbain que forme la ville, tel qu'il s'est constitué au fil de l'histoire, on distingue : le coteau, près de la Bourbince le prieuré, un bourg orthogonal de lotissement très dense, un cheminement extérieur au nord avec accès au port et au gué de la Bourbince, au nord une villeneuve très proche et, enfin, plusieurs faubourgs[1].
| Vitry-en-Charollais | Saint-Léger-lès-Paray | Volesvres | ||
| N | Hautefond | |||
| O Paray-le-Monial E | ||||
| S | ||||
| Saint-Yan | Poisson | Nochize |
L'accès se fait :
Le viaduc de Volesvres emprunté par la RCEA/RN 79 franchissant le canal du Centre se situe à l'est de la commune.
La gare SNCF de Paray-le-Monial est un carrefour ferroviaire secondaire à l'écart de la liaison Lyon-Nantes[2] ; elle est située sur :
Depuis septembre 2008, un service de transports urbains nommé PLM[3] dessert les différents quartiers et pôles d'activité de la ville, à raison d'un bus par heure de 7 h à 19 h. Trente-huit arrêts sont desservis par la seule ligne urbaine de l'agglomération.
À l'échelle nationale, de décembre 2015 au printemps 2017, Paray-le-Monial a été desservi par une ligne Flixbus Nice-Digoin, passant par Lyon. Cette ligne n'existe plus[4].
À l'échelle départementale, Paray-le-Monial est desservi par une ligne du réseau Buscéphale[5], sous la responsabilité du conseil départemental de Saône-et-Loire, la ligne 9 (Digoin - Paray - Charolles - Cluny). Auparavant, cette même ligne 9 allait jusqu'à Mâcon. Pour se rendre à Mâcon, il est désormais nécessaire d'emprunter la ligne 7 (Châlon-sur-Saône -Mâcon) via la correspondance à Cluny.
On trouve aussi deux lignes de cars TER[6] :
L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d' « Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Paray-le-Monial en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[7]. C'est la plus célèbre véloroute européenne, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.
Paray-le-Monial est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paray-le-Monial, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[11] et 9 796 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[12],[13].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paray-le-Monial, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 19 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (58,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,5 %), forêts (18,7 %), zones urbanisées (18,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7 %), zones agricoles hétérogènes (6,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,9 %), terres arables (1,1 %)[16].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[17].
La ville doit vraisemblablement son nom à la pente très accentuée par laquelle on aborde le site de Paray, issu du latin médiéval Paredum[18]. Étant un lieu de retraite privilégié des moines de l'Ordre de Cluny au Moyen Âge, le complément « le-Monial » (monacorum) s'impose progressivement[19], de monachus (moine), dérivant l'adjectif monachalis, qui a donné l'adjectif monial.
Dans le contexte révolutionnaire de 1793, la ville simplifie son nom en Paray, à l'instar d'autres communes françaises dont le nom se rapportait à la religion ou à l'Ancien Régime[20].
Selon toute vraisemblance, Paray-le-Monial trouve ses origines dans la construction au sommet d'une colline (l'actuel quartier de Survaux), dans une vallée broussailleuse alors appelée « Val d'Or », d'un prieuré et d'une église consacrée en 977. Cette construction avait été envisagée vers 971 par le comte Lambert, premier comte héréditaire de Châlon-sur-Saône, fils de Robert, vicomte d'Autun et fidèle du roi Charles le Simple, en accord avec saint Maïeul, abbé de Cluny jusqu'en 994, en « reconnaissance des bienfaits de Dieu à son égard ».
Son fils Hugues Ier de Chalon, chanoine d'Autun, devenu comte de Châlon-sur-Saône en 988, fit don de cette Fondation à l'abbaye de Cluny en 999 lorsqu'il fut sacré évêque d'Auxerre.
Par la suite, saint Odilon, qui fut abbé de Cluny jusqu'en 1049, établit les moines sur les bords de la Bourbince où ils construisirent une nouvelle église. Son successeur, Hugues de Semur, abbé de Cluny de 1049 à 1109, qui avait fait édifier une nouvelle abbatiale à Cluny (Cluny III), la jugeant alors insuffisante, la fit transformer par les bâtisseurs de Cluny III en une basilique qui est celle que nous pouvons admirer de nos jours.
Il est probable que les chantiers initiés par les moines à cette époque attirèrent les populations des collines alentour et que le regroupement de ces deux communautés fut à l'origine de l'agglomération parodienne.
Les résultats des élections proviennent du ministère de l'intérieur[21].
6 536 inscrits, 5 156 votants (78,89 %), votes blancs et nuls : 2,45 %, exprimés : 4 996
| candidat | parti | % |
|---|---|---|
| François Fillon | Les Républicains | 27,82 |
| Emmanuel Macron | En marche ! | 23,28 |
| Marine Le Pen | Front national | 17,47 |
| Jean-Luc Mélenchon | La France insoumise | 16,23 |
| Nicolas Dupont-Aignan | Debout la France | 6,31 |
| Benoît Hamon | Parti socialiste | 5,08 |
| Jean Lassalle | Résistons ! | 1,20 |
| Philippe Poutou | Nouveau Parti Anticapitaliste | 0,86 |
| François Asselineau | Union Populaire Républicaine | 0,78 |
| Nathalie Arthaud | Lutte ouvrière | 0,70 |
| Jacques Cheminade | Solidarité et progrès | 0.26 |
6 532 inscrits, 5 017 votants (76,81 %), votes blancs et nuls : 11,03 %, exprimés : 4 296
| candidat | parti | % |
|---|---|---|
| Emmanuel Macron | En marche ! | 66,69 |
| Marine Le Pen | Front national | 33,31 |
Au second tour des élections régionales du 2015 le nombre d'électeurs inscrits est de 7 117 ; le nombre de votants de 3 747, soit un taux de participation de 49,89 %. Les votes blancs et nuls s'élèvent à 5,23 %. Marie-Guite Dufay appartenant à la liste d'Union de la gauche Notre région avance obtient 27,85 % soit 989 votes. Quant à Sophie Montel de la liste du Front national obtient 25,01 % des voix soit 888 votes. Enfin, François Sauvadet de la liste d'Union de la droite intitulée La région en grand possède 47,14 % des voix avec 1 674 votes.
Lors des élections municipales de mars 2014 le nombre d'électeurs inscrits est de 7 395, le nombre de votants de 4 148, soit un taux de participation de 56,09 %. Deux listes sont en présence. Celle conduite par Jean-Marc Nesme, divers droite, obtient 78,86 %, 2 955 votes ; celle de Chewki Mahrez, divers gauche, 21,13 %, 792 votes.
Paray-le-Monial figure parmi les quinze premières communes de Saône-et-Loire à avoir établi — puis officialisé — des liens d'amitié avec une localité étrangère[24].
À ce jour, la ville a signé des accords de jumelage et de coopération avec[25] :
En 2013, la population de 9 064 habitants, comprenait 3 981 hommes et 5 083 femmes :
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].
En 2018, la commune comptait 9 209 habitants[Note 3], en augmentation de 1,6 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Il existe, en 2013, 5 292 logements à Paray-le-Monial, 4 650 sont des résidences principales, 112 des résidences secondaires et 530 sont vacants. Le nombre de maisons est de 2 512 et celui des appartements de 2 552[36].
Paray fut l'un des premières villes à être fonisée[37]. Depuis juin 2007, la ville installe des points Wi-Fi dans les bâtiments municipaux ainsi que les bâtiments partenaires équipés d'une connexion internet. Ce qui permet de se connecter gratuitement à partir d'un ordinateur portable, d'un smartphone ou d'une console de jeux portable.
Paray-le-Monial compte sept écoles primaires (maternelles et élémentaires), deux collèges et trois lycées.
Parmi les écoles primaires[38], on compte : trois écoles maternelles publiques (Bellevue, Les sables, Pré des Crèches Paquier), et deux privées (Jeanne d'Arc, Saint Dominique Savio[39]); deux écoles élémentaires publiques (Bellevue Champs Seigneurs) et deux privées (Jeanne d'Arc, Saint Dominique Savio).
Il en existe deux, le collège René Cassin[40] collège général d'enseignement public et le collège Jeanne d'Arc[41], collège d'enseignement général privé, sous contrat, il dispose d'un internat.
Le lycée professionnel Astier[42] est un établissement public, il comprend une « unité localisée pour l'inclusion scolaire » (Ulis) et dispose d'un internat. Les formations offertes conduisent au CAP ou au bac professionnel : CAP (maintenance des véhicules automobiles, menuisier, réparation d'ouvrages électriques) ; baccalauréat professionnel (aéronautique[43], aviation générale, maintenance véhicules, maintenance des équipements industriels).Le lycée est, depuis un arrêté du labellisé « lycée des métiers de la maintenance ».
Le lycée Jeanne d'Arc (Ensemble Scolaire La Salle)[44] est un lycée général et technologique, privé, sous contrat, disposant d'un internat. Les classes terminales proposées sont : scientifique (S), littéraire (L) économique et sociale (ES), et STMG (sciences et technologies du management et de la gestion, spécialité mercatique). Il existe deux sections sportives (rugby et basket-ball) et une linguistique.
Le lycée Sacré Cœur (Ensemble Scolaire La Salle)[45] est, un lycée professionnel et technologique privé, sous contrat. Les formations offertes sont : préparation aux CAP d'agent de sécurité, d'agent polyvalent de restauration, de maintenance des matériels agricoles ; aux baccalauréat professionnels d'accompagnement, soins et services à la personne à domicile ; d'accueil - relation clients et usagers ; commerce, commercialisation et services en restauration, cuisine, étude et définition de produits industriels... Brevet professionnel : Agent technique de prévention et de sécurité (statut : contrat de professionnalisation).
Formations post-bac (établissement privé Ensemble scolaire La Salle)
Hors enseignement scolaire, une école d'enseignement religieux est implantée à Paray-le-Monial depuis 1987 : l'ESM-Paray.
De par son pèlerinage ayant repris vigueur, Paray-le-Monial et sa basilique ont acquis un rayonnement national pour les fidèles catholiques. La ville est dotée d'anciens prieurés et couvents (section Lieux et monuments).
En sus des lieux de culte ordinaires, depuis 2014, des messes et offices, selon la forme tridentine du rite romain, sont menés en la chapelle Sainte-Marguerite-Marie du Sacré-Cœur par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X[46]. Cet édifice était initialement un garage Renault qui fut transformé en chapelle, grâce à l'aide des capucins de Morgon. Ces derniers firent également don d'un maître-autel en marbre[47].
Au XVIIe siècle, le Christ serait apparu à une religieuse, Marguerite-Marie Alacoque, née dans un village environnant et religieuse dans le monastère de la Visitation. Au cours de trois grandes apparitions, il lui aurait présenté son cœur « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui ne reçoit en échange que des ingratitudes de ceux qui lui sont consacrés ». Très vite, Marguerite-Marie reçoit le soutien et les conseils spirituels d'un jésuite, Claude La Colombière.[réf. nécessaire] De Paray-le-Monial, nait une dévotion gigantesque, appelée le culte du Sacré-Cœur. Des pèlerinages naissent à Paray-Le-Monial et des sanctuaires sont construits aux quatre coins du monde, le plus célèbre (en France) étant la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.[réf. nécessaire]
Ce pèlerinage, qui avait semblé tomber dans un relatif oubli, connaît un grand succès.[réf. nécessaire] Le renouveau charismatique y fait sa première session en 1975 qui est poursuivie par de nombreuses rencontres animées par la communauté de l'Emmanuel, dont l'organisation de deux festivals chrétiens de niveau international en 1987 et 1988. Le pape Jean-Paul II y vient en pèlerinage le 5 octobre 1986. En 1986, Mgr Armand Le Bourgeois, évêque d'Autun, confie l'animation de ce lieu à la Communauté de l'Emmanuel. Le nombre de pèlerins ne cesse de grandir et des rassemblements se succèdent au cours de l'été mais aussi toute l'année.
En 2016, environ 30 000 pèlerins sont accueillis à Paray le Monial[48].
C'est après être venus à Paray-le-Monial en 1989 que Cyprien et Daphrose Rugamba décident de créer la communauté de l'Emmanuel au Rwanda[49].
Le siège du journal hebdomadaire d'information régionale La Renaissance se trouve au no 13 de la rue des Deux-Ponts[50].
Paray-le-Monial est en outre le siège d'une radio FM : Radio Espérance, qui a ses studios installés depuis 1991 au 22 de la rue de la Visitation[51].
La tableau donne la part des postes salariés par secteur d'activité au [52][réf. incomplète].
| Total | % | 1 à 9 salarié(s) | 10 à 19 salariés | 20 à 49 salariés | 50 à 99 salariés | 100 salariés ou + | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 4 220 | 100,0 | 1 011 | 476 | 882 | 496 | 1 355 |
| Agriculture, sylviculture et pêche | 1 | 0,0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Industrie | 201 | 4.8 | 76 | 51 | 74 | 0 | 0 |
| Construction | 182 | 4.3 | 78 | 48 | 56 | 0 | 0 |
| Commerce, transport, service divers | 1 596 | 37.8 | 752 | 255 | 164 | 200 | 225 |
| dont commerce et réparation automobile | 812 | 19.3 | 326 | 107 | 44 | 110 | 225 |
| Administration publique, enseignement, santé, action sociale | 2 240 | 53.1 | 104 | 122 | 588 | 296 | 1 130 |
Le tableau renseigne les données selon la personne de référence. Les sources sont tirées de l'INSEE et datent de 2013.
| catégorie socio-professionnelle | nombre de ménages | % | population des ménages | % |
|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 4 640 | 100,00 | 8 419 | 100,00 |
| Agriculteurs exploitants | 10 | 0,2 | 10 | 0,4 |
| Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | 113 | 2,4 | 266 | 3,2 |
| Cadres et professions intellectuelles supérieures | 281 | 6,1 | 655 | 7,8 |
| Professions intermédiaires | 473 | 10,2 | 956 | 11,4 |
| Employés | 512 | 11,0 | 931 | 11,1 |
| Ouvriers | 675 | 14,5 | 1 635 | 19,4 |
| Retraités | 2 236 | 48,2 | 3 414 | 40,6 |
| Autres personnes sans activité professionnelle | 340 | 7,3 | 532 | 6 |
En 1877, Paul Charnoz, ingénieur chimiste, crée une entreprise de production de céramique à Paray-le-Monial[53]. Né en 1845, marié en 1872, il travaillait antérieurement chez son père à Dresde (Saxe). Il choisit Paray-le-Monial parce qu’il trouve la ville accueillante mais surtout à cause des carrières d'argile de grande qualité situées à proximité. Les sources d’énergie sont également proches avec les mines de Montceau-les-Mines. Les voies d'eau (canal du centre) et le chemin de fer permettent d'assurer le transport. Paul Charnoz a mis au point des carreaux dessinés par incrustation dans l'épaisseur (donc pas seulement peints en surface). En 1886, une cinquantaine de personnes travaillent dans l'entreprise Mais le manque de rentabilité conduit, en 1891, à vendre l'entreprise à la société Utzscheinder-Jaunez[54]. Ce nouveau propriétaire développe l'entreprise en l'industrialisant.
Durant la première guerre mondiale la situation devient difficile. La production, est orientée vers les besoins de la défense nationale. Après la guerre, les affaires marchent bien, six usines fonctionnent. En 1921, l'entreprise prend le nom de CERABATI (Entreprise Générale de la Céramique du Bâtiment). La seconde guerre entraîne des difficultés importantes mais l'entreprise repart et, en 1950, elle atteint son maximum en employant envions 900 personnes. Les évolutions techniques suivent avec la mécanisation des ateliers, avec les fours électriques se substituant aux fours à charbon ; elles assurent à l’entremise une bonne santé financière. Les difficultés arrivent à partir de 1976, avec l'augmentation du prix de l’énergie et une demande qui diminue. Au début des années 1990, Paray-Céramique se substitue à CERABATI. Au 31 décembre 2005, c'est la fin de l'activité.
Le musée Paul Charnoz, créé en 1993, présente l'histoire de Paul Charnoz et de l’entreprise.
Les anciens bureaux de la société Cerabati accueillent l’association M’comme mosaïque, lieu d’exposition et de formation à la mosaïque contemporaine.
À Paray le Monial, le parc d’activités au nord de la commune[55] regroupe plusieurs secteurs : celui des Charmes situé sur la ZAC des Charmes et sur l'extension de la ZAC des Charmes ; le secteur du Champ Bossu, situé sur la ZAC extension du Champ Bossu.
La zone d'aménagement concertée des Charmes est une opération d’aménagement mixte (habitat individuel, activité économique et commerciale, secteur Hospitalier). lancée en 1998 par la ville de Paray-le-Monial et concédée à la SEMA (Société mixte d'aménagement). Elle vise sur 20,5 hectares à implanter un centre hospitalier (72 600 m2), des activités commerciales (92 760 m2, de l'habitat (45 600 m2)).
L'extension Champ Bossu a été mise en œuvre à compter de l'année 2000. Cette nouvelle opération d'aménagement à vocation d’activité économique et commerciale porte sur 8,89 ha (construction de 38 500 mètres carrés environ). Cette opération est concédée par la commune de Paray-le-Monial à la SEMA.
L'extension de la zone initiale du a débuté en 2003 (fin prévisionnelle 2025). Elle concerne 17 ha (habitat et activité).
Paray-le-Monial dispose d'un Office de tourisme[56]. La ville est classée ville d'art et d'histoire. C'est aussi une Ville fleurie récompensée de quatre fleurs.
Il existe à Paray-le-Monial huit hôtels, dont trois ont deux étoiles (133 chambres), trois ont trois étoiles (88 chambres) et deux ne sont pas classés (111 chambres). Un terrain de camping quatre étoiles offre 157 places. Dans les communes voisines, il existe d'autres hôtels et des possibilités d'hébergement (chambres d'hôtes, camping)[57].
Les équipements sportifs comprennent un centre nautique (piscine couverte pour l'hiver et un centre nautique l'été).
Parmi les monuments les plus importants on retrouve[58] :
Le narthex date de la fin du XIe siècle, et l'église date du XIIe - XIVe, chef-d'œuvre de l'art roman, est le modèle le mieux conservé de l'architecture clunisienne en Bourgogne. L'église a été édifiée au XIIe siècle par Hugues de Semur, le plus important des abbés de Cluny. Le cloître est accolé à la basilique et possède un jardin d'inspiration médiévale. Une association, les Amis de la Basilique de Paray-le-Monial, a pour but de mettre en valeur la basilique et plus généralement l'art roman, en organisant notamment un colloque chaque année en octobre[59] ;
Basilique vue de face, côté Bourbince.
La commune possède également plusieurs jardins et parcs :
Blasonnement : D'or au paon rouant d'azur, l'aigrette de sable, allumé du même, becqué et membré de gueules[66].