Malicorne-sur-Sarthe
Malicorne-sur-Sarthe
L'église Saint-Sylvestre, rive gauche de la Sarthe.
Blason de Malicorne-sur-Sarthe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Sarthe
Maire
Mandat
Carole Roger
2020-2026
Code postal 72270
Code commune 72179
Démographie
Gentilé Malicornais
Population
municipale
1 895 hab. (2018 en diminution de 2,02 % par rapport à 2013)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 52″ nord, 0° 05′ 01″ ouest
Altitude Min. 28 m
Max. 70 m
Superficie 15,13 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sablé-sur-Sarthe
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Suze-sur-Sarthe
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Malicorne-sur-Sarthe
Liens
Site web www.ville-malicorne.fr

Malicorne-sur-Sarthe est une commune française, située dans la région Pays de la Loire, dans le département de la Sarthe et est l'ancien chef-lieu du canton de Malicorne-sur-Sarthe, rattachée depuis 2015 à celui de la Suze-sur-Sarthe. Elle est peuplée de 1 895 habitants[Note 1] (les Malicornais).

Elle est particulièrement connue pour ses faïences et titulaire du label Ville et Métiers d'Art[1].

La commune fait partie de la province historique du Maine[2], et se situe dans le Haut-Maine (Maine blanc).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au sud-ouest du Haut-Maine, aux portes du Maine angevin, sur la rive sud de la Sarthe. Son bourg est à 16 km au nord de La Flèche, à 19 km à l'est de Sablé-sur-Sarthe et à 32 km au sud-ouest du Mans[3].

Communes limitrophes de Malicorne-sur-Sarthe[4]
Dureil Noyen-sur-Sarthe Saint-Jean-du-Bois (sur quelques mètres),
Mézeray
Parcé-sur-Sarthe Malicorne-sur-Sarthe[4] Mézeray
Arthezé Arthezé, Bousse Courcelles-la-Forêt

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Malicorne-sur-Sarthe est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[5],[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sablé-sur-Sarthe, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 39 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (63,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (27,7 %), forêts (26,6 %), terres arables (23,6 %), zones agricoles hétérogènes (12 %), zones urbanisées (8,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,1 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous les formes Malocornu vers 1050, Malecornant vers 1050, Malicorni en 1080-1081[12]. Il est issu d'une expression en ancien français, « mal y corne », qui était utilisée pour décrier une bâtisse (moulin, château…), pour signifier soit qu'elle était mal en point[12], soit que l'on y était mal reçu[13].

En 1933, Malicorne prend le nom de Malicorne-sur-Sarthe[14]. La rivière borde le territoire au nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un château, édifié au début du XIe siècle, au temps du comte d'Anjou Foulque Nerra, s'élevait au bord de la Sarthe, dont il surveillait la navigation. Cette forteresse servit d'abord pour protéger l'Anjou avant d'avoir pour rôle de garder les portes entre Anjou et Maine.

Malicorne faisait partie de la sénéchaussée angevine de La Flèche et de l'ancienne province d'Anjou. Sous l'Ancien Régime et jusqu'à la Révolution française, Malicorne dépendait du pays d'élection de La Flèche.

Au XVIIe siècle, la marquise de Sévigné y rendait visite à la marquise de Lavardin.

Au XVIIIe siècle, le château appartint notamment au duc de Choiseul.

Lors de la Révolution française, la commune fut, comme toutes celles de la sénéchaussée de La Flèche, rattachée au nouveau département de la Sarthe. En 1801, lors du Concordat, la paroisse fut détachée du diocèse d'Angers pour celui du Mans.

À partir de la fin du XVIIIe siècle, Malicorne développa une intense activité faïencière avec plusieurs manufactures renommées, dont la première est fondée en 1747[15]. Cet ensemble industriel composé à l'origine de 2 ou 3 bâtiments artisanaux, se manifeste, à cette époque et postérieurement à sa création, comme étant « le plus grand centre de céramique sarthois »[15]. Vers le milieu du XIXe siècle, en parallèle de la fabrication d'objets en faïence, le pôle manufacturier malicornais se diversifie et s'oriente dans un second secteur d'activité[15]. Il ouvre ainsi les portes de deux nouveaux ateliers, l'un situé au lieu-dit des « Sablons » l'autre sur celui de « Chardon », et destinés à la confection de poteries en grès[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 2008 Alain Davaze DVG[16]  
2008 Xavier Lepec PS Cadre en préfecture
2008 2014 Xavier Mazerat SE Cadre commercial
2014[17] En cours Carole Roger[18] DVG Cadre administratif
Les données manquantes sont à compléter.

Xavier Lepec fut déchu de ses fonctions de maire de Malicorne-sur-Sarthe à la suite d'un combat juridique avec le maire sortant et non réélu, Alain Davaze. En effet, après les élections municipales de 2008 et l'élection de Xavier Lepec, Alain Davaze a déposé un recours au motif que le nouveau maire ne pouvait pas prétendre à la fonction d'élu du fait de ses fonctions de chef de service à la préfecture. Le tribunal administratif de Nantes a statué en faveur du recours d'Alain Davaze. Les Malicornais ont dû revoter et Xavier Mazerat fut élu maire par le nouveau conseil municipal. Xavier Lepec n'était autre que le premier adjoint d'Alain Davaze pendant de longues années.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints[18].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2018, la commune comptait 1 895 habitants[Note 4], en diminution de 2,02 % par rapport à 2013 (Sarthe : −0,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0081 0231 0671 0321 0941 1651 2501 3081 500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5411 4211 5091 4381 5071 5151 5271 4541 389
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5411 6191 6481 5211 5591 7991 7671 7521 727
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 7621 7951 7321 7691 6591 6861 8781 9621 915
2018 - - - - - - - -
1 895--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité, labels et manifestations[modifier | modifier le code]

Labels[modifier | modifier le code]

La commune est reconnue « ville et métiers d'art »[réf. nécessaire].

Sports[modifier | modifier le code]

Le Sporting club malicornais fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[28].

Autres sports

Manifestations[modifier | modifier le code]

C'est dans l'imposant château du village que venaient loger les grands du royaume, dont Madame de Sévigné, pour fuir le tumulte parisien. À la même époque, le village, établi sur des carrières d'argile, décida de tirer profit de cette richesse et créa l'un des plus grands ateliers de production de faïences français. Les artisans ont d'ailleurs mis au point la technique particulière de l'ajouré qui consiste à découper avant cuisson des motifs dans la paroi. Un moulin du XVIIIe siècle servait même à broyer des pigments naturels pour fabriquer des émaux. Aujourd'hui, Malicorne prolonge son histoire artistique. À l'initiative de la municipalité et de l'association l'Atelier des Houlaies, la commune organise chaque mois d'octobre une manifestation qui donne l'occasion aux peintres et sculpteurs d'exposer chez des commerçants mais aussi dans divers lieux emblématiques du village. En 2011, pour sa troisième édition, le festival a accueilli 130 artistes. Un échange qui permet de créer du lien, mais qui est également une source d'inspiration pour les nouveaux faïenciers[29].

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Armes de Malicorne-sur-Sarthe

Les armes de la commune de Malicorne-sur-Sarthe se blasonnent ainsi :
De sable à trois poissons d'argent, l'un au-dessus de l'autre ; mantelé d'argent à cinq fasces de gueules.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les villes labellisées », sur Le site Ville et Métiers d'Art (consulté le 23 octobre 2014).
  2. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 2, , p. 462
  3. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  4. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sablé-sur-Sarthe », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 mai 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 12 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 1129.
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. a b c et d Gaëlle Caudal (dir.), « La transformation des ressources naturelles : L'argile », dans Gaëlle Caudal et al., État des lieux - Patrimoine industriel - Région Pays de la Loire : synthèse de l’histoire industrielle de la région, Région Pays de la Loire - Service Patrimoine (Pôle recherche et inventaire), , 144 p. (lire en ligne [PDF]), pages 8, 107 et 108.
  16. « Ouest-france.fr - Alain Davaze se représente aux municipales » (consulté le 23 août 2010).
  17. « De nouveaux maires et adjoints élus dès ce vendredi soir », Le Maine libre, (consulté le 29 mars 2014).
  18. a et b Réélection 2020 : « Municipales à Malicorne-sur-Sarthe. Carole Roger réélue maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 juillet 2020).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. « Église », notice no PA00109793, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Œuvres mobilières à Malicorne-sur-Sarthe », base Palissy, ministère français de la Culture.
  24. « Château (également sur commune d'Artheze) », notice no PA00109792, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Croix encadrée : Christ en croix », notice no PM72001159, base Palissy, ministère français de la Culture.
  26. « Site communal - Le patrimoine » (consulté le 23 août 2011).
  27. « La Chapelle Notre-Dame-de-Chiloup », sur L'Observatoire du Patrimoine Religieux (consulté le 19 janvier 2017).
  28. « Site officiel de la Ligue du Maine – SC Malicornais » (consulté le 13 octobre 2013).
  29. GEO No 397 de mars 2012 p. 123.
  30. Journal de Pierre de L'Estoile à la date du 1er février 1596.
  31. « COVID-19 : Le comédien Maurice Barrier est mort des suites du coronavirus », sur france3-regions.francetvinfo.fr, France 3 Bourgogne-Franche-Comté (consulté le 13 avril 2020).
  32. Article paru dans Trad Magazine no 144 (juillet/août 2012) p. 34-36 : interview de Gabriel Yacoub (propos recueillis par Gérard Viel)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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