Ludovic Halévy
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Ludovic Halévy photographié par Paul Nadar en 1896.
Fonction
Fauteuil 22 de l'Académie française
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 74 ans)
Paris
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Père
Fratrie
Enfants
Autres informations
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Membre de
Distinction
Œuvres principales

Ludovic Halévy, né le à Paris où il est mort le , est un dramaturge, librettiste d'opérettes et d'opéras, et romancier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Léon Halévy et de Louise Alexandrine Lebas (fille d'Hippolyte Le Bas), Ludovic Halévy entra dans l'administration en 1852. Il fut nommé chef de bureau au ministère de l'Algérie en 1858 puis devint en 1861 secrétaire rédacteur au Corps législatif, présidé par le duc de Morny. Il collabora aussi avec ce dernier pour le livret de son opérette Monsieur Choufleuri restera chez lui, mise en musique par Jacques Offenbach (1861). Sa carrière littéraire prit rapidement un tour suffisamment favorable pour lui permettre de quitter l'administration en 1867.

Il collabora pour de nombreux livrets d'opérettes avec Léon Battu, Hector Crémieux, et surtout Henri Meilhac (1831-1897), avec qui il donna les livrets des plus célèbres œuvres scéniques de Jacques Offenbach dont La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande-duchesse de Gérolstein (1867) et La Périchole (1869). Ce duo de plumes fut également à l'origine de la non moins célèbre Carmen de Georges Bizet (1875).

Le duo composa également des vaudevilles et des comédies (Les Brebis de Panurge, 1863 ; Fanny Lear, 1868 ; Froufrou, 1869 ; Tricoche et Cacolet, 1872 ; Le Prince, 1876 La Cigale, 1877 ; Le Mari de la débutante, 1879).

Dans cette collaboration de vingt ans, il est difficile de déterminer ce qui revient à Meilhac et ce qu'on doit à Halévy. Si l'on en juge par les œuvres que ce dernier signa seul, il avait, avec autant d'esprit et d'alacrité que son coéquipier, plus de goût, de raffinement, de profondeur et d'humanité, et aussi moins de loufoquerie et d'imagination.

Ludovic Halévy chez lui photographié par Dornac en 1893.

Seul, Halévy créa les personnages de la famille Cardinal, symbole de la petite bourgeoisie parisienne pompeuse, pédante et méchante. Il est également l'auteur de deux romans, L'Abbé Constantin (1882) et Criquette (1883), qui furent de très grands succès de librairie à la fin du XIXe siècle. En rupture avec la noirceur des romans naturalistes, ils dépeignaient un monde certes réaliste mais où tous les personnages sont bons et vertueux.

Ce succès lui ouvrit les portes de l'Académie française, où il fut élu le , au fauteuil 22, succédant à Joseph Othenin d'Haussonville. Sa réception officielle eut lieu le . Il y soutint, en vain, les nombreuses candidatures de son ami Émile Zola et cessa quasiment d'écrire.

Vers 1878, Ludovic Halévy, flanqué de sa cousine Geneviève Bizet, future Mme Straus et hôtesse d'un célèbre salon littéraire, recevait le Tout-Paris artistique et littéraire, lors des « jeudi de Ludovic » dans son appartement 22, rue de Douai où se côtoyaient Edgar Degas, Gustave Moreau, le romancier Paul Bourget, Édouard Dubufe, Édouard Manet, John Lemoinne, Georges Ohnet, Charles Gounod, Henri Meilhac, Charles Haas, le vicomte Eugène-Melchior de Vogüé, Guy de Maupassant, Alexandre Guiraud, Georges de Porto-Riche, Émile Straus[1],[2] ou Robert de Montesquiou.

Famille[modifier | modifier le code]

Article connexe : Famille Halévy.

Ludovic Halévy était le fils du polygraphe Léon Halévy (1802-1883) et de son épouse, née Louise Alexandrine Lebas, et le neveu du compositeur Jacques Fromental Halévy (1799-1862) et le petit-fils de Hippolyte Le Bas.

Par son mariage en 1868 avec Louise Breguet, il était le gendre de Louis Breguet (1804-1883), horloger et physicien. Leurs deux fils sont historiens : Élie Halévy (1870-1937) et Daniel Halévy (1872-1962), ce dernier (Daniel) étant lui-même le beau-père de Louis Joxe et le grand-père de Pierre et Alain Joxe. Sa nièce par alliance, Madeleine Breguet, était la première épouse de Jacques Bizet.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Opéras et ballets[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

Bettina Loved a Soldier (en) (1916), adaptation de L'Abbé Constantin

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]