Olga Neuwirth
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Olga Neuwirth est une compositrice autrichienne, née le à Graz.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est née en 1968 à Graz. Son père, Harald Neuwirth (de) (dit Harry Neuwirth), est pianiste de jazz et compositeur[1]. À l'âge de sept ans, elle commence à apprendre la trompette[1]. Elle étudie à l'École supérieure de musique de Vienne, où elle soutient un mémoire de maîtrise sur la musique du film L'Amour à mort d'Alain Resnais, en 1993. Elle s'intéresse déjà à l'électroacoustique, et en 1985-1986 avait fait un séjour d'étude à San Francisco, auprès d'Elinor Armer au Conservatoire de musique, suivant aussi les cours de cinéma de l'université d'Art. Elle suit les cours d'Adriana Hölszky, Tristan Murail et Luigi Nono. En 1991, l'autrice autrichienne Elfriede Jelinek (prix Nobel de littérature quelques années plus tard) la choisit pour composer la musique de deux opéras[1]. En 1993, elle retrouve l'enseignement de Tristan Murail à l'IRCAM à Paris.

Elle est révélée par le Festival de Donaueschingen. À partir de 1994, elle commence à se faire connaître par ses pièces de musique contemporaine. Pierre Boulez lui commande une œuvre pour son soixante-quinzième anniversaire : Clinamen/Nodus, qu'il dirige. Elle lui dédie Construction in Space (2000). Elfriede Jelinek collabore de nouveau avec elle pour plusieurs œuvres dont elle écrit le livret : Todesraten, puis les drames musicaux (ou opéras), Bählamms Fest d'après Leonora Carrington (1999) et Lost Highway d'après le film de David Lynch (2003)[1]. L'écrivain américain Paul Auster est l'auteur et l'interprète sur scène de son œuvre …ce qui arrive… (2005). Elle compose la musique du film Das Vaterspiel (2009).

Olga Neuwirth crée un art de l'angoisse, très cinématographique, pour lequel elle utilise les ressources de l'électroacoustique ou du morphing des voix en cours d'émission. Elle privilégie aussi la recherche d'instruments ou de formations rares. Ses titres témoignent de l'influence d'auteurs français comme Raymond Roussel (locus…doublure…solus) ou Georges Perec (La Vie - ... ulcérant(e)), et d'un imaginaire fantastique (Akroate Hadal, Vampyrotheone…). Elle décrit elle-même sa musique comme une « musique de catastrophes ».

Par ailleurs, Olga Neuwirth a rendu hommage à des compatriotes célèbres mais marginalisés en Autriche : Erik Schinegger et Klaus Nomi.

En 2006, elle est élue membre de l'Académie des arts de Berlin[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Musique de scène[modifier | modifier le code]

Musique pour orchestre[modifier | modifier le code]

Musique pour ensemble[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Solos[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]