Il nait dans une famille de musiciens : son père, Theophilus Abiodun Bankole, est organiste et chef de chœur à l’Église anglicane Saint Luc à Jos, et sa mère enseigne la musique pendant de nombreuses années à l'école Queen's, à Ede, dans l’État d'Osun, un lycée du gouvernement fédéral.
Ayo Bankole étudie ensuite à Londres, à la Guildhall School of Music and Drama où il rencontre le jeune étudiant en art dramatique et poète Brian Edward Hurst. Ayo a utilisé un poème de Hurst, intitulé Children of the Sun, pour créer une vaste composition chorale sous le même nom. Hurst a par ailleurs pris une photographie du compositeur nigérian debout à l'extérieur de la Guildhall School. Ayo a aussi étudié au Clare College, mais est finalement retourné à Lagos, au Nigeria, où il a été assassiné par un demi-frère en 1976. Personnage humaniste, il a beaucoup manqué à la communauté musicale nigériane.
Il a écrit beaucoup de musique liturgique chrétienne, et ses compositions montrent des éléments à la fois de la musique traditionnelle nigériane et mais aussi de la musique classique occidentale.
Baba Se Wa ni Omo Rere (Père, fais de nous de bons enfants), cantate en yoruba, pour chœur de femmes et orchestre de chambre, 1958
Three Yoruba Songs, pour basse et piano, 1959
Three Part Songs, pour chœur de femmes, 1959
Beni Arunkarun Kan Ki Yio Sunmo Irere, 1959
Christmas Comes But Once a Year, 1959
Keresimesi Odun De, 1960
The Children of the Sun, 1961
Choral Fugue, 1962
Jona, cantate en yoruba, pour soprano solo, récitant en anglais, tambour, piano, tambura et orchestre, 1964
Canon pour Noël, 1964
Little Jesus, 1964
And Art Thou Come, 1964
Eru O b’Omo Aje, 1964
God Rest You Merry, 1966
Lullaby, 1966
Be Prepared (Girl Guide’s Jubilee Song) 1966
Dix chants Yoruba, pour voix et piano, 1966
Angels from the Realms, 1966
Ore-Ofe Jesu Kristi (La grâce de Jésus), pour chœur a cappella, 1967
The School Song, composé pour sa tante
Salve Christe, 1968
Ps 23, 1968
Adura fun Alafia (Prière pour la paix), pour voix et piano, 1969
Ona Ara (Voies mystérieuses), pour grand chœur, solistes, orgue et instruments Yoruba, 1970
Fun Mi Ni ‘Beji, n°1 et 2, pour chœur a cappella, 1970
Love Everlasting, 1972
Mighty Africa Games, 1973
Festac, cantate en anglais et en yoruba, pour solistes, chœur et orchestre contenant des bois, des ciuvres et quelques instruments traditionnels nigériens, 1974
↑Schmidt, Cynthia. "Bankole, Ayo." in International Dictionary of Black Composers. Chicago: Fitzroy Dearborn. pp. 75-80. (ISBN1884964273)
Euba, Akin. "Ayo Bankole: A View of Modern African Art Music Through the Works of a Nigerian Composer." In Essays on music in Africa, no. 1 (1988), pp. 87–117. Bayreuth: IWALEWA-Haus.
Horne, Aaron. Keyboard Music of Black Composers: A Bibliography.
Omojola, Olabode F. (1994). "Contemporary Art Music in Nigeria: An Introductory Note on the Works of Ayo Bankole." Africa: Journal of the International African Institute, v. 64, no. 4 (1994), pp. 533–543.