Edison Vassilievitch Denisov
Description de cette image, également commentée ci-après
Edison Denisov (1975).
Nom de naissance Эдисон Васильевич Денисов
Naissance
Tomsk, Union soviétique, URSS
Décès (à 68 ans)
Paris, France, France
Activité principale Compositeur
Style Musique moderne
Activités annexes musiques de film et de scène
Années d'activité 1956-1996
Formation université d'État de Tomsk
Maîtres Vissarion Chebaline
Enseignement professeur d'instrumentation au Conservatoire de Moscou
Distinctions honorifiques Officier des Arts et Lettres (1986), grand prix de la ville de Paris (1993)

Œuvres principales

Requiem
Première symphonie
L'Écume des jours

Edison Vassilievitch Denisov (en russe : Эдисон Васильевич Денисов) est un compositeur russe né à Tomsk, alors Union soviétique, le et mort à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un physicien, Denisov est prénommé Edison en hommage à Thomas Edison. Il entre en 1946 à l'université d'État de Tomsk où il suit parallèlement des études de musique et de mathématique puis se perfectionne au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, avec Vissarion Chebaline en composition, Nikolaï Rakov en orchestration, Viktor Zuckerman en analyse et Vladimir Belov en piano. En 1959, il devient professeur d'instrumentation[1].'[2]

Un temps élève de Dmitri Chostakovitch, Denisov, une personnalité exigeante et intransigeante, découvre la Seconde école de Vienne qui détermine son langage musical sévère et riche, teinté de sérialisme, loin de l'éclectisme de son collègue polygraphe Alfred Schnittke. Il constitue avec d'autres compositeurs (Andrei Volkonski, Alfred Schnittke, Sofia Goubaïdoulina, Valentin Silvestrov) l'avant-garde de la musique soviétique, peu appréciée de l'Union des compositeurs soviétiques. Son secrétaire général, Tikhon Khrennikov, dénonce Denisov lors du sixième congrès pour avoir participé à des festivals de musique soviétique à l'Ouest.

Denisov a écrit des concerti pour divers instruments, un Requiem dans la tradition poétique et anticléricale de Frederick Delius (voir son Requiem), une Première symphonie, chef-d'œuvre intense et d'une noirceur désespérée, expression de la souffrance spirituelle du compositeur anti-totalitaire, où passe le souffle d’Anton Webern (citation de la quatrième des Six pièces pour grand orchestre, opus 6, la « marche funèbre ») ainsi que des opéras (notamment L'Écume des jours (1981) d'après le roman de Boris Vian avec des citations de mélodies de Duke Ellington).

Denisov a contribué à la renaissance du clavecin, qu'il a utilisé dans plusieurs de ses compositions, comme la pièce Italian Songs (1964), sur texte de Alexandre Blok, pour soprano, flûte, cor, violon et clavecin, la Musique de chambre pour alto, clavecin et cordes ; le Concerto pour flûte, vibraphone, clavecin et cordes (1993) et le Concerto pour deux altos, clavecin et cordes.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guide de la musique sacrée et profane. De 1750 à nos jours, sous la dir. de François-René Tranchefort, Fayard, 1993, 1176 pages, p. 228-229.
  2. Fiche Edison Denisov sur le site de l'IRCAM.

Liens externes[modifier | modifier le code]