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Galina Oustvolskaïa
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Biographie
Naissance
Décès
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Nom dans la langue maternelle
Галина Ивановна УствольскаяVoir et modifier les données sur Wikidata
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Formation
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Maître
Genre artistique
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Distinction
Artiste honoré de la Fédération de Russie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Symphonie nº 4 Prière (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Galina Ivanovna Oustvolskaïa (en russe : Галина Ивановна Уствольская) est une compositrice russe née à Petrograd (aujourd'hui Saint-Pétersbourg) le . Elle est décédée à Saint-Pétersbourg le .

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1937 à 1947, elle étudie à l'université rattachée au Conservatoire de Léningrad (renommé par la suite Conservatoire Rimski-Korsakov)[1]. Après avoir obtenu son diplôme, elle enseigne la composition dans cette même université (1947–1950)[2]. Son professeur d'écriture, Dmitri Chostakovitch, qui complimentait rarement ses élèves et ressentait un profonde sympathie pour son élève[3], a pu dire d'elle : « Je suis convaincu que la musique de Galina Ivanovna Oustvolskaïa atteindra une renommée mondiale et sera appréciée par tous ceux pour qui la vérité en musique est de première importance ».

À plusieurs occasions, Chostakovitch la soutient face à l'opposition de ses collègues de l'Union des compositeurs soviétiques. Il lui envoie parfois ses œuvres encore inachevées, attachant une grande importance à ses commentaires. Certaines de ces pièces contiennent même des citations de compositions de son élève ; par exemple, il emploie le second thème du finale de son Trio pour clarinette tout le long du Quatuor à cordes n° 5 et dans la Suite no 9 « Michel-Ange » (1974)[2]. La relation étroite, spirituelle et artistique, entre les deux compositeurs peut être comparée à celle qui réunissait Schoenberg et Webern.

Elle fut l'élève de Chostakovitch de 1939 à 1947[1] mais, après les années 1950, elle ne conserve qu'une faible influence de son style. Elle est au contraire très critique de sa musique et du compositeur lui-même, et exprime son exaspération quant à l'habitude qu'ont les critiques de la présenter comme étant son élève ou d'en chercher systématiquement les influences dans ses œuvres[4].

En tant que moderniste, elle ne donne que peu d'exécutions publiques ; jusqu'en 1968, en dehors des pièces écrites pour des commandes officielles, aucune de ses œuvres n'est jouée[1]. Jusqu'à la chute de l'URSS, seule sa Sonate pour violon de 1952 est jouée de manière relativement régulière, mais depuis lors sa musique est de plus en plus souvent programmée à l'ouest.

Style[modifier | modifier le code]

Galina Oustvolskaïa développe un style personnel très particulier dont elle dit : « Il n'y a absolument aucun lien entre ma musique et celle d'une autre compositeur, vivant ou mort » et caractérisé notamment par :

La musique de Galina Oustvolskaïa n'est pas avant-gardiste dans l'habituelle acception du terme et de ce fait n'est pas ouvertement censurée en URSS. Toutefois, elle est accusée d'« incommunicabilité », d'« étroitesse » et d'« obstination ». Ce n'est que récemment que ses critiques ont commencé à réaliser que ces supposées déficiences constituent en fait les qualités particulières de sa musique. Le compositeur Boris Tichtchenko a judicieusement comparé l'« étroitesse » de son style avec la « lumière concentrée d'un rayon laser capable de traverser le métal ».

Ses pièces des années 1940–1950 ont un son tellement actuel qu'on pourrait les croire écrites aujourd'hui. Son idéalisme si particulier est nourri par une détermination quasi fanatique, typique d'un trait de caractère non seulement russe, mais aussi — selon l'expression de Dostoïesvski — « pétersbourgeois ». On cite Oustvolskaïa ; elle ne cite personne. Chostakovitch lui écrit : « Ce n'est pas toi qui es influencée par moi, au contraire, c'est moi qui le suis par toi. »

Quels que soient leur durée ou le nombre de musiciens nécessaires, toutes ses œuvres revêtent intentionnellement une large envergure. Sa musique est empreinte de tension et de densité.

Toutes ses Symphonies ont une partie de voix solistes, sur des textes d'inspiration religieuse pour les quatre dernières, et ses Compositions ont toutes un sous-titre religieux. L'aspect spirituel des Compositions et des Symphonies pourrait la faire comparer à sa contemporaine Sofia Goubaïdoulina, bien que Oustvolskaïa ne soit pas pratiquante dans les derniers temps et que ses œuvres soient éloignées d'une profession de foi chrétienne. Les textes sont des prières traditionnelles, comme le Notre Père pour la Symphonie no 5. Comme l'écrit Frans Lemaire[5], « la plupart du temps, les mots se présentent eux-mêmes comme une complainte murmurée ou une insistante supplication, comme opposés à l'indifférence cosmique de la musique. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Son catalogue comprend 21 pièces dans son style caractéristique (excluant les commandes officielles de style soviétique).

Citations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Galina Ustvolskaya » (voir la liste des auteurs).
  1. a b et c Baker 1995, p. 4323.
  2. a et b Grove 2001.
  3. Meyer 1994, p. 362.
  4. « G. Ustvolskaya - D. Schostakovich », sur ustvolskaya.org (consulté le 17 juin 2018)
  5. Le destin russe et la musique, Un siècle d'histoire de la Révolution à nos jours. Cf. bibliographie de l'article Alexandre Nevski.
  6. a et b Viktor Suslin, Avant-propos des Œuvres de Galina Ustvolskaya, chez l'éditeur de musique Hans Sikorski Hambourg, Sikorski 2007, p. 7.
  7. Le disque a remporté : un « 10 » de Répertoire (no 89), « 4 clés » dans Diapason (au no 420) et un Diapason d'or (no 424, par P-E Barbier), un « Choc » du Monde de la musique (no 197, par Franck Mallet).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]