Philippe Boesmans étudie le piano au conservatoire royal de Liège. Compositeur autodidacte, il entre en contact à la fin des années 1950 avec le "groupe de Liège" (Henri Pousseur, André Souris, Célestin Deliège). A partir de 1962, il travaille au sein du Centre de Recherches musicales de Wallonie et il est producteur à la Radio Télévision Belge.
Il est également pianiste au sein de l'Ensemble Musique Nouvelle.
Il obtient en 1971 le Prix Italia pour son œuvre Upon La-Mi.
À partir de 1975, il est compositeur en résidence au théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, qui lui a commandé des opéras dont Reigen (La Ronde), un opéra majeur de notre époque[1].
Les œuvres de Philippe Boesmans ont été jouées dans de nombreuses maisons d'opéra européennes, dont Darmstadt, Varsovie, Bruxelles, Metz et Avignon.
Après la première de l'opéra Au monde le , le directeur de la Monnaie, Peter de Caluwe, dans un discours annonçait que Boesmans était honoré par une pastille dans la salle de la Monnaie, comme d'autres compositeurs tels Verdi et Mozart; cette pastille est placée en dessous de la loge royale.
La Passion de Gilles (1983), opéra en trois actes, livret de Pierre Mertens
Le Couronnement de Poppée de Monteverdi [réalisation orchestrale] créé à La Monnaie, Bruxelles en 1989. Revu en Poppea e Nerone, créé au Teatro Real, Madrid en 2012.
Reigen (1993), opéra en 10 scènes, livret de Luc Bondy d'après Der Reigen, pièce de théâtre d'Arthur Schnitzler. Création en à La Monnaie, Bruxelles.
Julie (2005), opéra en un acte, livret de Luc Bondy et Marie-Louise Bischofberger d'après Fröken Julie (Mademoiselle Julie) d'August Strindberg. Création le à La Monnaie, Bruxelles. Parution en DVD chez Bel Air Classiques en 2007.
Au monde (2014), opéra en vingt scènes, livret de Philippe Boesmans et Joël Pommerat d'après son spectacle éponyme (2004). Création le au Théâtre royal de La Monnaie de Bruxelles dans une mise en scène de Joël Pommerat et sous la direction de Patrick Davin[3].
Pinocchio (2017), opéra en vingt-trois scènes, ouverture, prologue et épilogue, livret de Philippe Boesmans et Joël Pommerat d'après son spectacle éponyme (2008). Création le au Grand Théâtre de Provence d'Aix-en-Provence, dans le cadre du Festival international d'art lyrique dans une mise en scène de Joël Pommerat et sous la direction d'Emilio Pommarico[4] ; première au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles après la réouverture à la suite de la rénovation le en présence du roi et de la reine de Belgique. La veille de cette première à Bruxelles, le documentaitre avec des entretiens avec le compositeur, des collègues et membres de sa famille, production de La Monnaie, était montré en avant-première aux Cinémas des Galeries de Bruxelles, en présence du compositeur et les collaborateurs.
Summer dreams (Quatuor à cordes no 2) par le quatuor Arditti, Love and Dance Tunes par Dale Duesing (bayton) et Jean-Luc Plouvier (piano), Ornamented Zone par l'ensemble Musique nouvelle.