Antonio Caldara
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Antonio Caldara par un artiste inconnu.

Naissance
Venise, Drapeau de la République de Venise République de Venise
Décès
Vienne, Drapeau de l'Autriche Archiduché d'Autriche
Activité principale Compositeur
Style
Lieux d'activité Venise (1688–1700)
Mantoue (–1707)
Barcelone (–1709)
Rome et Bologne (–1716)
Vienne (–1736)
Maîtres Giovanni Legrenzi
Élèves Georg von Reutter

Antonio Caldara (Venise, 1670Vienne, ) est un chanteur, violoncelliste et compositeur italien de musique baroque de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle.

Considéré au XVIIIe siècle comme le plus grand compositeur italien[1], Caldara influence directement, de son vivant, Jean-Sébastien Bach, Heinichen et Telemann et, à travers son élève Georg von Reutter, Joseph Haydn et la formation du classicisme viennois[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Antonio Caldara est issu d'une famille de musiciens. Son premier maître est son père, Giuseppe, qui est violoniste. Il apprend la viole de gambe, puis le violoncelle. À partir de onze ans, il étudie la composition sous la direction de Giovanni Legrenzi à la maîtrise de la basilique Saint-Marc où il est alto. Âgé de 19 ans, il présente son premier opéra, L’Argene (1689) au teatro Ai Saloni et au moins trois autres suivent en moins de dix ans. De petites pièces vocales ou instrumentales sont publiées à Venise et notamment ses 12 sonate a tre, opus 1 (1693 chez Giuseppe Sala, republiées à Amsterdam en 1698 et de nouveau à Venise en 1699) et sonate da camera, opus 2 (Sala, 1699). Sur la page de titre, Caldara se désigne comme musicien au violoncelle, ce qui indique son statut de virtuose, en poste à la basilique Saint-Marc dès 1693, et ce, jusqu'en 1700.

Jusqu'en 1707, il est engagé par le duc de Mantoue, Ferdinand-Charles de Gonzague, en tant que maître de chapelle, tout en continuant à composer pour l'opéra : Farnace, Il Selvaggio Eroe, Partenope. Il fait de nombreux voyages en Italie et à l'étranger : en 1708, à Rome, il rencontre Alessandro Scarlatti, Arcangelo Corelli, Bernardo Pasquini, Cesarini, ainsi que Georg Friedrich Haendel qui séjourne en Italie à cette époque.

Il se rend à Barcelone en Espagne, appelé par l'empereur Charles VI de Habsbourg (le père de Marie-Thérèse) de 1708 à 1709 et grand amateur de musique ; il y écrit et fait représenter les premiers opéras italiens dans ce pays, Atenaide (1709) et Il più Bel Nome (Madrid, 1709). Quand le souverain retourne à Vienne, il le suit, au service de la cour, ponctué de séjours en Italie, à Bologne (L’Inimico generoso, 1709) et Rome où il est maître de chapelle du marquis Francesco Maria Ruspoli. Sa production consiste en de nombreuses cantates de chambre (environ 200) pour différents effectifs et quelques opéras. Il se marie avec la contralto Caterina Petrolli, en .

Il quitte l'Italie pour s'établir définitivement en Autriche en 1716. Il est vice-maître de chapelle à la cour impériale (nommé le mais avec effet rétroactif depuis [1]), sous la direction de Johann Joseph Fux, le remplaçant en 1723. Il présente quelques cantates ou oratorios et jusqu'à trois opéras par an dès 1727, en raison de l'état de santé de Francesco Conti[3] qui assumait l'essentiel de la responsabilité à la scène.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Sa production est importante (plus de 3 000 œuvres) dans tous les domaines et formes musicales : musique religieuse (messes, cantates, motets, 32 oratorios), instrumentale (symphonies, 16 sonates pour violoncelle de 1735) et lyrique (87 opéras, des madrigaux, 300 canons), etc. Son œuvre a influencé l'école de Mannheim, ainsi que Haydn et Mozart.

Son style peut rappeler celui de Corelli du point de vue instrumental, celui d'Andrea et Giovanni Gabrieli pour le style polychoral, mais s'apparente plus au style intérieur caractéristique de l'Europe centrale que de la musique italienne[4].

Opéras[modifier | modifier le code]

Sources[5].

Livret de Adriano in Siria (1732)
Période italienne et espagnole
Période viennoise

Oratorios[modifier | modifier le code]

Intermèdes[modifier | modifier le code]

Cantates[modifier | modifier le code]

Airs et « arie antiche »[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Vocale[modifier | modifier le code]

Instrumentale[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Güxam 2003, p. 5.
  2. Negri 1987, p. 151.
  3. Güxam 2003, p. 6.
  4. Vignal 2005, p. 125.
  5. http://www.haendel.it/compositori/caldara.htm
  6. « La constanza in amor vince l'inganno (Caldara, Antonio) », sur imslp.org, IMSLP, (consulté le 14 février 2016).

Sources[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]