Jules Hardouin-Mansart est formé par Libéral Bruant. Il commence à se faire connaître en 1674 par la construction du petit château de Val et sa participation aux aménagements de Chantilly. Il semble particulièrement apprécié du duc d'Enghien, fils du Grand Condé[1].
À la mort de Charles Le Brun en 1690, Jules Hardouin-Mansart, qui venait d’achever le dôme de l'hôtel des Invalides, devient inspecteur général des Bâtiments du roi en 1691. Il appela auprès de lui Charles de La Fosse en 1692, le logea dans sa maison, et lui demanda des esquisses pour la décoration des Invalides. Celui-ci peignit à fresque l’intérieur du dôme de 1702 à 1706.
Il devient surintendant des Bâtiments du roi en 1699. Il avait été anobli par Louis XIV en 1682, mais il n'avait pour tout titre que celui d'écuyer car il n'avait pas de terre titrée. En 1699, il peut acquérir le comté de Sagonne en Bourbonnais (pour 130 000 livres) et faire valoir son titre de comte.
Jules Hardouin-Mansart épousa le Anne Bodin (1646-1738) dont il eut cinq enfants :
Catherine Henriette (1673-1748), qui épousa en 1693 Claude Lebas de Montargis (1659-1741), marquis du Boucher-Valgrand, riche trésorier de l'extraordinaire des guerres ;
Louis (1674-1681) ;
Julie Andrée Anne (1676-1677) ;
Catherine (1673-1702), qui épousa en 1699 Vincent Maynon (1668-1736) ;
Jacques (1677-1762), comte de Sagonne, qui épousa Madeleine Bernard (1684-1716), fille du financier Samuel Bernard. Il se remaria en 1726 avec Guillemette dite Madeleine d'Hugueny[2], avec qui il avait eu cinq enfants doublement adultérins — elle était elle-même mariée — dont les deux architectes : Jean Mansart de Jouy (1705-1783) et Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne (1711-1778).
Les informations suivantes proviennent principalement de : Dossier de presse Construire pour le roi, Jules Hardouin-Mansart, Paris, musée Carnavalet, du 3 avril au [3].
La famille Hardouin est originaire de Beauvais. Les Hardouin sont connus grâces aux actes notariés. Ils sont menuisiers, maçons, tombiers et peintres. Un Jean Hardouin apparaît dans un rôle de don de 3 000 livres au roi, en 1522. Jules Hardouin-Mansart est le descendant de Scipion I Hardouin, cité en 1552 et 1564, travaille sur la cathédrale de Beauvais. Scipion II Hardouin est cité dans un contrat de vente du . Scipion III Hardouin est peintre et sculpteur et exécute divers travaux dans l'église Saint-Martin de Beauvais, en 1586 et 1592, marié à Adrienne Granger dont il a eu cinq enfants : Bertin, Marie, Scipion IV, Sébastienne, Anne. Bertin Hardouin, né à Beauvais, est peintre, s'installe à Paris et se marie avec Antoinette Desjardins dont il a eu quatre enfants : Marie, Charles (1605-1635), Nicolas (1609- ), Raphaël, né à Paris le , marié à Marie Gaultier, père de Jules-Hardouin-Mansart, Michel Hardouin (1647-1687), Marguerite, Jean et Joseph, ces derniers morts avant leur père[10].
Une médaille à l'effigie de Jules Hardouin-Mansart a été exécutée par le graveur Jérôme Roussel en 1702. Un exemplaire en est conservé à Paris au musée Carnavalet[12].
Une médaille posthume a été réalisée par le graveur Masson en 1817. Un exemplaire en est également conservé au musée Carnavalet (ND 378).[réf. nécessaire]
↑Bertrand Jestaz, « La première œuvre connue de Jules Hardouin-Mansart : le petit hôtel de Guénégaud, dit de Conti. », Bulletin Monumental, vol. 158, no 3, , p. 217-237 (lire en ligne).
↑Fabienne Seillan, « Le château de l'Étang du temps de Saint-Simon », Cahiers Saint Simon, no 33, Palais et Châteaux, 2005, pp. 39-48 (en ligne).
↑Jestaz Bertrand. L'hôtel de Lorge et sa place dans l'œuvre de Jules Hardouin-Mansart. In: Bulletin Monumental, tome 129, n°3, année 1971. pp. 161-181.
Henri Bourde de la Rogerie, « Germain Gaultier, architecte et sculpteur (1571-1624) et les premiers projets du Palais du Parlement de Bretagne », Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, t. LV, , p. 23-78 (lire en ligne)
Philippe Cachau, Les Mansart. Trois générations de génies de l'architecture, Paris, .
Louis de Grandmaison, « Essai d'armorial des artistes français. Lettres de noblesse. Preuves pour l'ordre de Saint-Michel », Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne. Section des beaux-arts. Ministère de l'instruction publique, vol. 27e session, , p. 300-305 (lire en ligne).
Jules Guiffrey, « Lettres de noblesse accordées aux artistes au XVIIe et au XVIIIe siècle -II- Mansard, architecte », Revue nobiliaire, héraldique et biographique, , p. 12-1 (lire en ligne).
Bertrand Jestaz, Jules Hardouin-Mansart, Paris, Picard, coll. « Librairie de l'architecture et de la ville », , 255 p. (ISBN978-2-7084-0817-3).
Abbé Louis Meister, « Les Origines beauvaisines et la descendance de Jules Hardouin-Mansart », Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise, t. 25, , p. 115-138 (lire en ligne)
Georges Penet, « Les travaux de J. Hardouin-Mansart à Chambord », Mémoires de la Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher, vol. 34, , p. 5-37 (lire en ligne)