Esteban Sánchez
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Esteban Sánchez HerreroVoir et modifier les données sur Wikidata
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Esteban Sánchez Herrero (né à Orellana la Vieja, province de Badajoz, le — et mort dans la même ville, le ) est un pianiste et compositeur espagnol de renommée internationale, qui a laissé des enregistrements incontournables dans le répertoire de la musique espagnole pour piano.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant, Esteban a étudié avec son grand-oncle Joaquín Sánchez Ruiz, prêtre, organiste et maître de chapelle à la cathédrale de Plasencia. En 1945, il entre au Conservatoire Royal de Madrid. Il y termine ses études de piano avec Julia Parody Abad. Il poursuit sa formation à Paris chez Alfred Cortot à l'École Normale de Musique puis à l'Académie de Sainte-Cécile de Rome, avec Carlo Zecchi.

Il donne son premier concert le à Madrid avec l'Orchestre National. Il fut l'un des pianistes européens les plus importants du milieu des années 1950 à la décennie 80.

Il reçoit des prix nationaux à Madrid en 1948, puis le prix Eduardo Aunós en 1949. En 1950, il est primé au concours Peter Masaveu, ex-aequo avec Joaquín Achúcarro.

Dès 1951, il participe aux prix internationaux : Marguerite Long à Paris, puis Ferruccio Busoni à Bolzano en 1953, Alfredo Casella à Naples et de virtuosité à l'Académie romaine de Santa Cecilia en 1956. En 1954, il reçoit la Médaille Dinu Lipatti de la Fondation Harriet Cohen de Londres.

La même année, âgé de 20 ans, il enregistre son premier disque Turina pour Capitol. Entre 1968 et 1974, il a fait une série de disques enregistrés à Barcelone et produit par Antonio Armet. Se succèdent des programmes Beethoven, Fauré, Albeniz, Turina et, en 1976, un album Manuel de Falla à Abbey Road Studios à Londres. Ces enregistrements ont été publiés par le label espagnol Ensayo et les enregistrements Albéniz sont réédités chez Brilliant Classics.

Sánchez reste peu connu hors d'Espagne, bien qu'Alfred Cortot l'appelât volontiers « un génie musical » ; et Daniel Barenboim s'en étonne : « Comment est-ce possible ? Comment l'Espagne peut-elle cacher un artiste de cette classe ? »

Ses actes étaient portés par un total dévouement à son art ; personnel d'abord, technique et musical ensuite à dessein d'émouvoir son public. Ses ressources techniques étaient vastes et puissantes avec une naturelle prise des risques et des résultats magistraux. Non sans critique d'ailleurs, ou perplexité par rapport aux standards établis. Comme on le lit dans la presse : « Toute la controverse qui pourrait surgir autour de son nom, c'est la contradiction qui est toujours donnée avec la figure du génie, à laquelle nul ne peut rester indifférent[1] (M.C. Hernández -Sevilla, 3 mars 1971) »

Son interprétation d'Iberia d'Albéniz est une référence pour de nombreux pianistes. Daniel Barenboim voulant enregistrer Iberia, a écouté la version de Esteban Sánchez, et prétend qu'il a laissé peu à dire de plus… « Le piano balance toujours entre l'émotion et l'instant[2] », ajoute Luis Gago.

En 1978, il enseigne au Conservatoire de Badajoz puis plus tard au Conservatoire de Mérida dont il devient directeur, abandonnant peu à peu son activité de concertiste.

Parmi les nombreuses distinctions honorifiques soulignons celles, en 1954, de Maître Honoris Causa par l' Accademia degli Artisti e Professionisti Mondiale di Roma et celle de la Real Academia de Extremadura de las Letras y las Artes en 1986.

En 1997, il a reçu, à titre posthume, la médaille de l'Extremadura.

Il existe un Festival Esteban Sánchez et un Concours International de piano Esteban Sánchez.

Compositions[modifier | modifier le code]

Toutes les œuvres sont pour piano seul.

première collection
  1. Preludio (Orellana)
  2. Reflexión (El Palancar)
  3. Cogitación (Alcántara)
  4. Villancico (Madrigalejo)
  5. Balada de la Serena (Castuera)
  6. Arcos, calles y templos (Mérida)
  7. Semblanza (Badajoz)
  8. En las Villuercas (Guadalupe)
  9. Por los campos de la Vera (Yuste)
  10. Leyenda medieval (Cáceres)
  11. Introducción y jota (Plasencia)
  12. La canción del Guadiana (Medellín)
  13. En el lugar del Baylío (Jeréz de los Caballeros)
  14. Recuerdos de una ermita (Orellana), tema con variaciones [13] y coda.
seconde collection
  1. Una brisa (Málaga)
  2. Soneto a F. García Lorca (Granada)
  3. En el paseo de la Isla (Plasencia)
  4. A lo lejos… Tentudía (Badajoz)
  5. Canción - nocturno (Guadalupe)
  6. Desde Sierra Nevada a Lusitania (Granada, Mérida)
  7. Atardecer en Sevilla (Andalucía)
  8. Amanecer en Arucas (Gran Canaria)
troisième collection
  1. Tranquillo Assai
  2. Moderato Assai
  3. Quasi Lento
quatrième collection
  1. Pièce en do majeur
  2. Pièce en si majeur
  3. Pièce en la-bémol majeur.
cinquième collection
  1. Pièce en fa majeur
  2. Pièce en si majeur
  3. Pièce en do majeur.
sixième collection
  1. Pièce (Preludio) en fa sostenido mineur
  2. La cajita de Paulita (oct. 1992) Mérida
  3. Jaizkibel
  4. Pièce en do majeur
  5. Valse en mi-bémol majeur.
septième collection
  1. Hoy portal, cruz mañana
  2. Durmiendo a Jesusito
  3. Nació un sol
  4. Noche de nieve
  5. Paz en la tierra
  6. Duérmete ya
  7. Timepos atrás
  8. Está dormidito
  9. Pan celestial
  10. Cerca está el lugar
  11. Mensaje de paz
  12. Platerito
  13. Andar, andar
  14. La Virgen y su maresita
  15. La Mancha canta
  16. Huída a Egipto
  17. Ande mi burrina
  18. Pastores de Extremadura
  19. En lah majáh
  20. La Extremadura canta
huitième collection
  1. (a) Œuvre en do majeur
  2. (b) Himno para la Real Academia de las Artes y las Letras de Extrtemadura, poème de Manuel Pacheco.
  3. Himno a Mérida
  4. Página sin titulo para voz (o posible instrumento solista) et piano.
  5. (c) Transcripción con acompañamiento de piano del "Himno de Extremadura", musique de Miguel del Barco. Partie de piano de Esteban Sánchez acompañando melodía anteriormente compuesta para violoncello solo por José Ramón Serrano.
  6. Borradores previos y apuntes a obras variadas, incluidas algunas realizaciones generalmente cortas, de ejercicios y temas de armonía, melodías de folklore o fragmentos sueltos en su mayor parte incompletos.

Discographie[modifier | modifier le code]

Autres références et archives

Autres compilations[modifier | modifier le code]

Concert filmé[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Esteban Sánchez Herrero » (voir la liste des auteurs).
  1. "Toda la polémica que pueda suscitarse alrededor de su nombre es la contradicción que se da siempre con la figura genial, ante la que nadie puede permanecer indiferente."
  2. Luis Gago, livret du disque Ensayo ENY-CD-9731, consacré à Albéniz, page 11.
  3. Disque ayant obtenu la récompense « 10 » de Répertoire en 1997 (no 124).
  4. Ces trois références Ensayo ENY-CD-9712, 9731 & 9740 ont été rééditées par Brilliant Classics BRIL 92398 et 9255 [p. 2004] Diapason d'or.
  5. Lors de sa réédition ce disque a été distingué d'un « Choc » du magazine Le Monde de la musique et par Gérard Belvire d'un « 10 » dans le magazine Répertoire no 129 : « Même comparé à ses meilleurs […] concurrents, les Querol, Larrocha, Magaloff, Heisser et autre Orozco, Sánchez demeure le recréateur qui, tout en inondant cette musique d'un rubato énamouré et en semblant l'improviser dans un seul souffle, s'y interdit à la fois tout impressionnisme, toute objectivité moderniste et même toute élégance civilisée. »

Liens externes[modifier | modifier le code]