Happy Days[1] ou Happy Days - Les Jours heureux (Happy Days) est une série téléviséeaméricaine de 255 épisodes de 24 minutes, créée par Garry Marshall et diffusée entre le et le sur le réseau ABC.
En France, une sélection de 26 épisodes[2] issus des saisons 1 à 3 a été diffusée sous le titre Les Jours heureux à partir du sur TF1. (D'abord 14 épisodes chaque dimanche à 18h45 jusqu'au )[3]
À partir du , la chaîne La Cinq rediffuse la série en commençant par la saison 3, et dans la foulée, programme les épisodes restés jusque-là inédits. À partir de 1990, La Cinq diffuse la sitcom sous le titre Happy Days - Les Jours heureux. Une rediffusion partielle a eu lieu à partir du dans la nouvelle formule de Giga sur France 2, puis sur Série Club en 1998, puis Comédie!. À partir du sur Paris Première[4] en version remastérisée, puis sur Virgin 17 de au .
Le piloteLove and the Happy Days (New Family in Town) a été diffusé pour la première fois en France lors de la soirée spéciale Happy Days le sur Comédie!.
Cette série brosse le portrait idéalisé de l'Amérique des années 1950 et du début des années 1960. Elle met en scène la vie de Richie Cunningham, un étudiant un peu coincé, et de sa famille ; d'Arthur « Fonzie » Fonzarelli, jeune loubard au cœur tendre, et de leurs amis.
Véritable série culte des années 1970, elle doit son immense succès à la nostalgie d'une époque et à la variété des thèmes abordés tels que l'amitié, l'amour, le courage, le sacrifice, la loyauté…
En 1970, les États-Unis sont en pleine guerre du Vietnam, ce qui a pour conséquence de faire monter l'inflation et de démoraliser les Américains. C'est dans ce contexte que la télévision cherche un moyen de créer une nouvelle série se déroulant à une période où les États-Unis étaient prospères. ABC demande alors à Garry Marshall de travailler sur une série qui se déroulerait dans les années 1930, mais Marshall n'est pas intéressé par cette décennie, il préfère situer l'action dans les années 1950. La série s'appellera dans un premier temps : New Family in Town ; un pilote sera tourné fin 1971 avec Harold Gould dans le rôle de Howard Cunningham. Marion Ross sera Marion, Ron Howard sera Richie, Anson Williams incarnera Potsie, Ric Carrott sera Charles « Chuck » Cunningham, et Susan Neher jouera Joanie. Mais le pilote ne convainc pas : Paramount le recyclera comme épisode de la série anthologique Love, American Style sous le titre : Love and the Happy Days.
En 1972, le réalisateur George Lucas demande à voir le pilote pour s'assurer de la crédibilité de Ron Howard dans le rôle d'un adolescent pour son prochain film, American Graffiti. Lucas est convaincu, et son film est un succès en 1973. Garry Marshall et ABC reprennent leur idée et changent le titre en Happy Days. La chaîne lui impose de rajouter deux thèmes oubliés pour le pilote : les bandes et les voitures. La distribution des rôles est revue en partie, les producteurs pensant que l'aspect des bandes ou gangs devant être traité de manière non-violente. Ainsi naît le personnage de Fonzie. La première diffusion marche très bien, mais l'aspect « comédie » doit être renforcé. Pour ce faire, les tournages en extérieur seront réduits, Marshall considérant qu'il est plus facile de contrôler l'humour dans des scènes d'intérieur. Enfin, au début de la troisième saison, les épisodes seront tournés devant un vrai public (un essai avait été effectué lors de la deuxième saison et s'était avéré concluant). Jusque-là, il s'agissait de « rires en boîte ». Selon une entrevue de Marshall, Thomas L. Miller, le producteur exécutif avait coutume de dire que : « L'avantage avec une série télé qui se déroule à une autre époque, c'est que lorsqu'elle est rediffusée, on n'a pas l'impression qu'elle a vieilli ».
Au vu du succès de Happy Days, les studios Hanna-Barbera adaptent la série en un dessin animé intitulé The Fonz and the Happy Days Gang(en), qui est diffusé sur la chaîne ABC du au . Henry Winkler (Fonzie), Ron Howard (Richie Cunningham) et Donny Most (Ralph Malph) ont tous prêté leur voix pour doubler les 25 épisodes que compte la série d'animation.
Face au triomphe de la série, plusieurs spin-off voient le jour. Le premier est Laverne et Shirley (1976-1983) qui raconte les aventures de deux des amies de Richie et Fonzie, et qui rencontre un très large succès outre-Atlantique. Joanie loves Chachi (1982-1983) met, quant à elle, en scène les deux personnages de Happy Days partis monter leur groupe à Chicago. En 1978 encore, Mork and Mindy (1978-1982) met en vedette Robin Williams dans le rôle d’un extraterrestre. Ce dernier a au préalable été aperçu avec Richie[5].
La thème de clôture en saisons 1 et 2 était un fragment de Happy Days (bien que dans un enregistrement différent, avec des paroles différentes de celle de la version standard), dont la musique a été composée par Charles Fox et dont les paroles ont été écrites par Norman Gimbel. Cette version a été réalisée par Jim Haas(en) au chant, Ron Hicklin du Ron Hicklin Singers(en), Stan Farber, Jerry Whitman et Gary Garrett, musiciens de studio, pour les chœurs.
Certains comédiens effectuant le doublage pour la version française, ont changé au cours de la saison 3. Et pour cause : les premières saisons ont été diffusées en 1976 par TF1, et la suite à partir de 1987 sur La Cinq. L'épisode Un Noël sans famille a, quant à lui, subi un redoublage plus récent en raison vraisemblablement d'une détérioration du son. Si Arlette Thomas reprête sa voix à Marion Ross en dépit d'un vieillissement vocal, Tom Bosley est en revanche doublé par Michel Vigné.
Erreur de traduction :
La version française de 1987 présente quelques incohérences temporelles et culturelles : Par exemple, dans le 2e épisode de la saison 3, le personnage de Ralph Malph dit qu'il a regardé la veille les séries Arnold et Willy (créée en 1978) et Mission impossible (créée en 1966), créant de faite une anachronie puisque l'action se déroule dans les années 1950 (d'autres épisodes évoquent diverses séries des années 80, dont notamment Starsky et Hutch, créée en 1975). Dans la version originale, Ralph explique avoir vu les séries Amos 'n' Andy (diffusée de 1951 à 1953) et My little Margie (diffusée de 1952 à 1955), deux séries inconnues en France.
Dans le même épisode, Fonzie parle de la série Chips (créée en 1977), alors qu'en V.O. le personnage évoque la série Highway Patrol, diffusée de 1955 à 1959.
Lorsque la série a été lancée en 1974, les créateurs s'attendaient à ce que les jeunes téléspectateurs s'identifient davantage à Richie et Potsie (les bons garçons) qu'à Fonzie (le mauvais garçon). À la fin de la première saison, se rendant compte que les jeunes adorent Fonzie, les producteurs ont décidé de donner plus d'importance au personnage dès la deuxième saison, celui-ci dégageant même plus de sympathie envers les autres (notamment en proposant à Ritchie une superbe voiture à vendre). Nouvelle tournure au début de la troisième lorsque Fonzie intègre la famille Cunningham en s'installant dans la chambre à louer au-dessus du garage. Dès lors la popularité de Fonzie ne cesse de s'intensifier au fil des saisons suivantes, au point même que la série a failli être rebaptisée Fonzie's Happy Days.
Contrairement à son personnage, Henry Winkler déteste le rock'n roll, les blousons, la banane et même les motos (raison pour laquelle Fonzie roule rarement avec).
La série a fait naître deux expressions du jargon télévisuel américain. « le syndrome Chuck Cunningham » évoque la disparition soudaine et inexpliquée d’un personnage de série : en effet, le fils aîné de la famille Cunningham a disparu après la deuxième saison sans aucune raison. De même, quand la qualité d’une série chute brutalement, on parle de « sauter par-dessus le requin », car les fans s’accordent à dire que Happy Days a commencé à baisser en qualité à partir de l’épisode où Fonzie réussit l’exploit de passer au-dessus d’un requin, en faisant du ski nautique pour Hollywood, au début de la saison 5[5].
Henry Winkler, Marion Ross, Erin Moran et Tom Bosley sont les quatre seuls acteurs à rester dans la série du début jusqu'à la fin. En effet Ron Howard et Donny Most quittent la série en 1980. Howard décide de se consacrer à sa carrière de réalisateur (il aurait également déclaré à l'époque que, perdant ses cheveux, il ne souhaitait pas imposer sa calvitie au personnage). Anson Williams, quant à lui, tire sa révérence en 1983.
Henry Winkler fut l'une des premières stars interviewées par la télé à la suite de la mort d'Heather O'Rourke, dont il fit, d'ailleurs, partie des porteurs du cercueil.
Les DVD édité en 2007-2008 en Dolby Digital 1.0, multilingue (anglais, français, italien) et sous-titré (anglais, français, danois, italien, suédois, norvégien, finnois et néerlandais). Les épisodes apparaissent dans l'ordre de leur diffusion originale.
Editeur : Universal Pictures Vidéo (En france, que 4 saisons de sortie)
l'intégrale de la saison 1 -
l'intégrale de la saison 2 - 4 decembre 2007
l'intégrale de la saison 3 -
l'intégrale de la saison 4 - 2 decembre 2008
Coffret saison 1 à 4 -
Aux États-Unis, 6 saisons de la série ont été éditées en vidéo.