Son père, Joseph, originaire de Prato, était un peintre peu connu et un professeur d'art du Collège Cicognini de sa ville natale. César a commencé à étudier la flûte sous la direction de Luigi Carlesi, un flûtiste amateur de Prato, et à l'âge de neuf ans, en 1827, a fait ses débuts au Palais Royal à Florence, en présence de Niccolò Paganini qui peu de temps après prit le garçon en tournée à Turin. Déjà à cette époque, il jouait en duo avec Teodulo Mabellini. C'est seulement en 1838, qu'il est diplômé du Collège Impérial et Royal de San Gaetano à Florence, où il a également étudié la composition avec Geremia Sbolci.
Portrait anonyme de Cesare Ciardi jeune.
En 1840, il présente sa première composition, «Variations pour flûte et piano sur un thème de Lucrèce Borgia», pièce qui est écrite pour mettre en valeur la virtuosité de Ciardi.
En 1846, il entreprend sa première tournée à l'étranger grâce aux efforts des frères Browne, élèves anglais de Ciardi. Lors des concerts à Londres, il rencontre le célèbre flûtiste Jean-Louis Tulou et joue dans les théâtres les plus importants de la ville en connaissant un succès unanime. Au cours de la visite de Londres en 1847, il rencontre Rudal et Rose, les constructeurs de la nouvelle flûte de Theobald Boehm: ils l'ont convaincu d'en acheter une, mais, comme le rapporte la Gazzetta Fiorentina : «Notre Ciardi a étudié la flûte Boehm, mais comme ses maîtres Briccialdi et Marini, il est retourné à l'ancienne». En fait Ciardi n'a plus jamais utilisé la flûte Boehm et est resté un virtuose de l'ancien système à tête cylindrique et petits trous diatoniques, mais il a largement contribué à la propagation du «système Briccialdi» en particulier en Russie.
En 1851, l'année de la mort de sa femme Cherubina, malgré un calendrier de concerts chargé, Ciardi a fait ses débuts comme compositeur d'opéra avec un mélodrame Il Sindaco e la Zia mis en scène au Théâtre Borgognissanti de Florence (il s'agit probablement de l'opéra L’Amo deluso dont le manuscrit est conservé à la Bibliothèque Communale de Prato) en obtenant un succès modeste.
Le 5 octobre 1853, Ciardi part pour l'étranger: Paris et Saint-Pétersbourg, où il est resté pendant des années en tant que flûtiste du Tsar, directeur des Théâtres Impériaux et plus tard professeur de flûte au nouveau Conservatoire de Saint-Pétersbourg créé par Anton Grigorievitch Rubinstein. Là pendant quelques années Tchaïkovski a étudié la flûte avec Ciardi et deviendra un véritable ami. De même le célèbre clarinettisteErnesto Cavallini a souvent travaillé dans cette ville et est entré en contact avec Ciardi. Le dernier concert de Ciardi dans sa patrie est connu par le programme de 1867 annonçant à Prato un «Grand concert vocal et instrumental» où Ciardi a obtenu un triomphe. De retour en Russie, il n'a plus revu l'Italie: une crise cardiaque l'a emporté soudainement le 13 juin 1877.
Gran Concerto in Re op. 129 con Pianoforte, Lucca, Milan, sd.
3 Nocturnes, avec Piano: op. 133 – 135, Canti, Milan.
Fantaisies op. 211 et 212 sur des motifs de l'Opera "La Vie pour le Czar" de Glinka, Fürstner, Berlin [1875].
Un sospiro alla memoria di Bellini, Capriccio, Melodie dell'opera Norma composto e dedicato a S. E. la Principessa Caterina Wsevoloysky, Ricordi, Milan 1846.
Verdiflautomaniaco collezione di 12 piccoli divertimenti per Flauto con accompagnamento di Pianoforte, Guidi, Florence 1852.
4 Romanze senza parole, con Pianoforte, Ricordi, Milan, sd.
A S. E. il Sig. Generale Nicola Letounowskoy, Canti, Milan, sd.
Andante et variations, Gutheil, Moscou, sd.
Au bord du Rhin, barcarolle, Schott, Mainz, sd.
Divertimento con accompagnamento di Pianoforte, sopra motivi dell'opera Ernani, composto e dedicato al Signor Graham Browne, Ricordi, Milan, sd.
Divertimento sopra temi dei Lombardi, Ricordi, Milan, sd.
Fantasia brillante, con Pianoforte, sopra motivi della Linda di Chamounix, Ricordi, Milan, sd.
Fantasia, con Pianoforte, sopra due motivi della Lucia di Lamermoor composta ed umilmente dedicata a S. A. R. Il Principe Luitpo/do di Baviera, Lorenzi, Florence s. d.
Fantasia, con Pianoforte, sopra motivi del Roberto il Diavolo, Ricordi, Milan, sd.