Leslie Caron
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Leslie Caron en 1953.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Leslie Claire Margaret Caron
Nationalité
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Claude Caron (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Margaret Petit (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Peter Hall
Geordie Hormel (en) (de à )
Peter Hall (de à )
Michael Laughlin (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Jennifer Caron Hall (en)
Christopher Hall (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
Films notables
Prononciation

Leslie Caron est une actrice et danseuse franco-américaine, née le à Boulogne-Billancourt[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Née de l'union d'un père français, Jean-Claude Caron, pharmacien, et d'une mère américaine, Margaret Petit[2], elle-même danseuse à Broadway et native de Seattle[3], Leslie Caron commence des études de danse classique à Paris à l’âge de 9 ans.

Entrée à 16 ans dans la troupe des ballets des Champs-Élysées de Roland Petit, elle tient, en 1948, le rôle du Sphinx dans le ballet de David Lichine La Rencontre, où elle est découverte par Gene Kelly qui est dans la salle et la choisit comme partenaire pour le film qu'il prépare avec Vincente Minnelli, Un Américain à Paris (1951).

Ne parlant pas anglais et n'ayant jamais joué devant une caméra, elle trouve le tournage difficile. Il fallait entre autres danser sur un sol en ciment qui faisait mal aux jambes et aux hanches. Elle trouve en revanche Gene Kelly d'une précision mathématique avec l'imaginaire d'un enfant[réf. nécessaire].

Carrière[modifier | modifier le code]

Photo publicitaire de Leslie Caron dans les années 1960.

L’énorme succès public et critique d'Un Américain à Paris lui ouvre les portes de Hollywood. Elle décroche un contrat avec la Metro-Goldwyn-Mayer (MGM), pour laquelle elle tourne notamment :

Après une dernière grande production américaine, Fanny (1961), adaptation de la célèbre Trilogie marseillaise de Marcel Pagnol et de sa version musicale créée à Broadway en 1954, la comédienne apparaît dans quelques superproductions, comme Paris brûle-t-il ? (1966) de René Clément, mais surtout dans des films plus intimistes ou d'auteurs comme Jeux d'adultes (1967) de Nanni Loy, Sérail (1976) d'Eduardo de Gregorio, L'Homme qui aimait les femmes (1977) de François Truffaut ou bien encore La Diagonale du fou (1984) de Richard Dembo. Coprésidente du jury de la Berlinale 1989 [4], elle choisit de revenir s'installer en France après 40 ans passés à l'étranger afin de refaire du cinéma dans son pays d'origine mais reçoit peu de propositions. À l’affiche en 2001 dans Le Chocolat de Lasse Hallström aux côtés de Juliette Binoche, elle s'installe à Londres en [3]. La même année, elle joue Suzanne de Persand dans Le Divorce de James Ivory, puis participe à Justice en accusation, un épisode écrit pour elle de la série télévisée américaine New York, unité spéciale, et qui lui permet de remporter l'Emmy de la meilleure actrice invitée dans une série dramatique en 2007.

Son étoile sur le Hollywood Walk of Fame est dévoilée le sur Hollywood Boulevard, entre celles de Gene Kelly et Louis Jourdan[5].

Leslie Caron dans la comédie musicale A Little Night Music au théâtre du Châtelet en 2010.

En , elle joue sur la scène du théâtre du Châtelet à Paris le rôle de Madame Armfeldt dans la comédie musicale A Little Night Music de Stephen Sondheim, inspirée du film Sourires d'une nuit d'été d'Ingmar Bergman. Elle retrouve en 2016 un rôle important à l'écran : celui d'une aristocrate excentrique dans la série télévisée britannique The Durrells sous la direction de son fils, Christopher Hall.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Leslie Caron a été mariée trois fois :

Alors qu'elle est mariée avec Peter Hall, elle rencontre à un dîner organisé pour fêter sa nomination aux Oscars pour La Chambre indiscrète en 1963 l'acteur Warren Beatty qui est un de ses grands admirateurs[6]. Ils entament alors une liaison qui durera au moins deux ans[6].

En 1985, Leslie Caron et son frère Aimery ont intenté un procès à la maîtresse de leur défunt père pour récupérer une part de l'héritage, dont ils avaient été privés en infraction à la loi française, ce qui a donné lieu à un célèbre arrêt de droit international privé[7].

Elle a ouvert et tenu durant quinze ans le restaurant de cuisine traditionnelle « La Lucarne aux chouettes » à Villeneuve-sur-Yonne, celui-ci a été revendu en 2010. Elle louait près de là le Moulin-Neuf de Chaumot, qui avait appartenu au prince François-Xavier de Saxe (1730-1806).

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Leslie Caron dans Lili (1953).
La Chambre indiscrète (The L-Shaped Room, 1962).

Télévision[modifier | modifier le code]

Leslie Caron en 2012.

1982 bizarre, Bizarre. Saison 2 ép. 4.

Narration[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Prix et honneurs[modifier | modifier le code]

Récompenses cinématographiques[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de naissance 625/1931 sur Les Gens du cinéma.
  2. (en) Anna Kisselgoff, « Dance : The Ballerina in Leslie Caron the Actress », New York Times,
  3. a b c et d (en) « French inn: Her latest stage », Los Angeles Times,
  4. Jury 1989 sur le site officiel de la Berlinale.
  5. Leslie Caron sur walkoffame.com.
  6. a et b Peter Biskind (trad. de l'anglais), Le Nouvel Hollywood : Coppola, Lucas, Scorsese, Spielberg, Paris, Le Cherche Midi (réédité en Points), , 692 p. (ISBN 978-2-7578-0427-8), p. 27-28
  7. Arrêt de la Cour de cassation, Chambre civile 1, du 20 mars 1985 sur Légifrance.
  8. (en) « Docteur Erika Werner », sur IMDB (consulté le )
  9. Décret du 31 décembre 1992 portant promotion et nomination
  10. Décret du 9 avril 2004 portant promotion et nomination
  11. Décret du 29 mars 2013 portant promotion
  12. ORDRE NATIONAL DU MERITE
  13. (en) « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres - hiver 2019 », sur Ministère de la Culture (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Sources externes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]