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Eugen Cicero
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Eugen Cicero (Hollande, 1967).
Informations générales
Naissance
Cluj-Napoca, Roumanie
Décès (à 57 ans)
Zurich, Suisse
Activité principale Pianiste, compositeur
Genre musical Jazz
Instruments Piano

Eugen Cicero ou Eugen Ciceu (en roumain) est né le à Cluj-Napoca, Roumanie. Pianiste, compositeur arrangeur et interprète roumain de jazz, il demeure aujourd'hui encore une célébrité internationale pour avoir repris en version jazz toutes sortes de thèmes célèbres de la musique classique (Bach, Mozart, Chopin, Liszt…). Doté d'un sens extraordinaire du swing et d'une facilité à arranger les partitions classiques pour les transcrire en version jazz, sa maîtrise du piano lui permet sur certains morceaux d'imiter Erroll Garner avec beaucoup de précision. Il est récompensé en 1976 par le « Deutscher Schallplattenpreis » (lauréat du prix du disque allemand) pour ses arrangements des compositions de Franz Schubert enregistrés sur l'album Cicero Plays Schubert. Eugen Cicero est décédé subitement le à Zurich (Suisse).

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugen est le deuxième fils d'un couple roumain-hongrois, Theodore Ciceu prêtre et sa femme, Livia. Leur fils aîné est le percussionniste Adrian Ciceu.

En 1943, Theodore Ciceu affecté à la cathédrale de Cluj et nommé professeur à la Faculté de théologie.

En 1944, Eugen voit un piano pour la première fois et commence à jouer à deux mains, tout en rythme mélodique et harmonique, une chanson qu'il a entendue à la radio. Sa mère lui fait aussitôt suivre des cours de piano avec Aurelia Cionca (ro)[1].

En 1949, la famille déménage à Bucarest. Eugen est inscrit à l'École de musique où il est condisciple de Ileana Cotrubaş. En 1959, il est admis au Conservatoire National de Bucarest avec ses collègues Vladimir Cosma et Richard Oschanitzky[2].

En 1982, Eugen Cicero fait la connaissance de la soprano Ruth Juon et décide de déménager en Suisse, où il résidera jusqu'à la fin de sa vie.

Le , Eugen Cicero décède subitement à Zurich (Suisse).

Eugen Cicero est le frère du jazzman percussionniste Adrian Ciceu, fondateur du Cymbalom Jazz Trio et dont l'épouse est Luminița Dobrescu (ro), une chanteuse roumaine.

Roger Cicero, son fils né le à Berlin, est devenu lui aussi un jazzman réputé en Allemagne. Il a enregistré plusieurs disques à partir de 2006 avec le label Starwatch Music (en) (une division de Warner Music Group Central Europe Gbmh - Warner Music Group Germany Holding Germany). Ce dernier a aussi représenté l'Allemagne au concours Eurovision de la chanson 2007.

Tournées internationales[modifier | modifier le code]

Durant ses quelque trente années de carrière, Eugen Cicero a effectué de nombreuses tournées internationales qui l'ont mené dans le monde entier : en témoignent tous les enregistrements en public réalisés en Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Hongrie, Japon, Danemark, Angleterre…

Il demeure particulièrement célèbre au Japon où les labels d'édition musicale lui consacrent très régulièrement des rééditions de ses albums, ainsi que des compilations spéciales réservées au marché japonais du disque[n 1].

Discographie[modifier | modifier le code]

Artiste prolifique, Eugen Cicero a enregistré près de 50 albums studio et en concert, en seulement 31 années de carrière. Depuis sa disparition soudaine, sa discographie s'est enrichie régulièrement de rééditions, d'enregistrements inédits et de compilations, notamment au Japon. Afin de respecter la chronologie de la discographie, les références discographiques, sont en général celles données à parution par les maisons de disques.

Eugen Cicero commence sa carrière pour le label SABA (en), qui devient MPS (Musik Produktion Schwarzwald que l'on peut traduire par Forêt noire musique production). Cette maison de disque spécialisée dans le jazz s'installe à Villingen (alors RFA) en 1968 et succède à SABA (Schwarzwälder-Apparate-Bau-Anstalt) fondé en 1958 par Hans Georg Brunner-Schwer. La distribution est assurée à partir de 1971 par BASF, et depuis 1976, les droits sont détenus par Metronome Musik GmbH.

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Sous le nom d'Eugen Cicero et très souvent en trio[modifier | modifier le code]

Hans Georg Brunner-Schwer, le fondateur de SABA est le producteur de tous les premiers albums d'Eugen Cicero.

En solo
Avec Peter ''Fiffi'' Witte à la contrebasse et Charly Antolini à la batterie
Avec Johann Anton Rettenbacher (de) à la contrebasse et Charly Antolini à la batterie
Avec Johann Anton Rettenbacher (de) à la contrebasse et Dai Bowen à la batterie
Avec Johann Anton Rettenbacher (de) à la contrebasse et Ronnie Stephenson à la batterie
Avec le Württembergischen Kammerorchester Heilbronn (en)[n 8] dirigé par Jörg Faerber (en)
Avec Guy Pederson à la contrebasse, Daniel Humair à la batterie, et Adrian Ciceu aux percussions
Avec Nils Henning Orsted Pedersen à la contrebasse et Tony Inzalaco à la batterie
Avec Johann Anton Rettenbacher (de) à la contrebasse et Joe Nay à la batterie
Avec Günther Lenz à la contrebasse et Ralf R. Hübner à la batterie
Avec Jan Varland à la contrebasse et Joe Nay à la batterie
Avec John Clayton à la contrebasse et Billy Higgins à la batterie
Avec Roman Dylag à la contrebasse, Garcia Morales à la batterie et Wilhelm Krumbach à l'orgue (+ Cembalo, Hammerflügel)
Avec Hans Lengefeld à la contrebasse et Ronnie Stephenson à la batterie, accompagnés par l'Orchestre Philharmonique de Munich sous la direction de Cedrik Dumont
Avec Henk Haverhoek à la contrebasse et John Engels à la batterie
Avec Aladar Pege à la contrebasse et Ringo Hirth à la batterie.
Avec Decebal Badila à la contrebasse et Ringo Hirth à la batterie
Avec Decebal Badila à la contrebasse

Eugen Cicero Quintett[modifier | modifier le code]

Formé par Eugen Cicero (piano), Freddie Brocksieper (batterie), Benny Bailey (trompette), Dick Spencer (sax. alto), Don Menza (sax. ténor).

Toots Thielemans / Eugen Cicero[modifier | modifier le code]

Avec Eugen Cicero (piano), Jean "Toots" Thielemans (mouth organ, guitar and whistle), Hans Rettenbacher et J. Ehlers (contrebasse), P. Levinson (batterie), Adi Feuerstein (flûte) et Adrian Ciceu (batterie, percussions)

The Jerry Man Orchestra[modifier | modifier le code]

Le Jerry Man Orchestra est conduit par Johann Anton Rettenbacher (de) avec Eugen Cicero (p), J.A.Rettenbacher (b), Garcia Morales (dr).

Eugen Cicero with Sylvia Mason-James[modifier | modifier le code]

Horea Crishan & Eugen Cicero[modifier | modifier le code]

Avec Horea Crishan à la flûte et Johann Anton Rettenbacher (de) à la contrebasse.

Eugen Cicero / Rudiger Piesker[modifier | modifier le code]

Eugen Cicero & Ruth Juon, soprano[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Musique de film[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

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Récompenses[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir discographie. Denon / Japan Columbia lui a consacré et a édité de nombreux albums.
  2. Datation supposée à partir des éléments discographiques (information en attente de validation). Le titre Come together est une reprise instrumentale jazz du titre de The Beatles paru en 1969. D'autre part, c'est l'une des seules années de la carrière d'Eugen Cicero, où il y a un trou. Enfin, ce type de numérotation a été employé entre 1968 et 1970 par HÖR ZU (« Listen! »), une filiale éditrice discographique d'un magazine allemand de télévision spécialisé dans les publications Low budget. Du point de vue de la numérotion d'éditeur pure (voir le site Discogs.com, on se situe même sur l'année 1964, si on ne tient pas compte du « L » dans la référence Hör zu SHZEL LP 87 ce qui est nettement improbable, puisque les Beatles n'ont chanté Come together en 1969. Enfin, on constate qu'Eugen Cicero, entre 1967 et 1970, après un succès mérité, se cherche et s'essaie dans plusieurs voies pour revenir finalement au Trio en 1970 : Eugen Cicero Quintet en 1968 et 2 musiques de films en 1967 et 1969. Ce disque avec des versions jazz de titres d'actualités récentes s'insère bien dans cette période, où il change aussi de label. Enfin, il ne faut pas oublier que la fin des années soixante est très difficile pour les publications de jazz, le succès des yéyés et du pop rock balaie tout sur son passage, de nombreuses maisons de disques non diversifiées connaissent alors des difficultés économiques allant jusqu'à leur disparition.
  3. Datation supposée à partir des éléments discographiques, notamment la numérotation MPS et bien qu'il soit souvent crédité en 1965 à tort. La session d'enregistrement est bien datée du 04.Janvier et du 14 mars 1965. En revanche, il semble que l'album soit sorti en 1967, comme session inédite non avouée après le succès des 5 autres albums et le départ d'Allemagne du batteur suisse Charly Antolini.
  4. Datation supposée à partir des éléments discographiques : la référence EMI Columbia C 052 28660 est donnée dans les discographies pour 1970.
  5. Avec Hans Rettenbacher : autre pseudonyme de Johann Anton Rettenbacher (de) et Dae Boon : autre pseudonyme de Dai Bowen. Certains morceaux de cet album présentent un premier trio de formation avec Michael Dennert à la batterie et Jürgen Ehlers à la contrebasse datant probablement de la fin 1969 avant qu'il ne rencontre son bassiste fétiche des années 1970 : Johann Anton Rettenbacher. Liés d'amitiés, ils vont ensemble enregistrer de nombreux albums.
  6. Sur certains morceaux, Jürgen Ehlers est à la contrebasse dans cette formation.
  7. Rolo Rodriguez (percussion), Heinz von Hermann (saxophone) et Jiggs Whigham (en) (trombone) complètent cette formation.
  8. Avec l'orchestre de chambre d’Heilbronn du Bade-Württemberg.
  9. L'ensemble est accompagné par le Berlin Symphony Orchestra conduit par H.G.Arlt. (album surtitré Mr Golden Hands Vol.1)
  10. Henk Haverhoek remplace Roman Dylag à la contrebasse dans cette formation.
  11. Wilhelm Krumbach à l'orgue complète cette formation.
  12. Willy Ketzer remplace Ringo Hirth à la batterie cette formation.
  13. Le duo est accompagné par le Südwestfunk (SWF) Baden-Baden Orchestre dirigé par Dieter Reith.
  14. Produit par Makoto Kimata. (Musiciens : Hank Hovenhock, contrebasse (2, 3, 6, 10) - Aladar Pege, contrebasse (1, 7, 9) - John Clayton, contrebasse (4,5,8,11) - John Engeles, batterie (2, 3, 6, 10) - Billy Higgins, batterie (4, 5, 8, 11) - Ringo Heath, Batterie (1, 7, 9.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Interview de son frère, Adrian Ciceu », sur Friends of Eugen Cicero
  2. Vladimir Cosma about Eugen Cicero
  3. Fiche Copyright Encyclopedia Nature studies 9, life undersea, Vivace, Fusion - Album Traumnoten. Consultation du 26 novembre 2012.
  4. Le film Rheinsberg sur filmportal.de. Consultation du 26 novembre 2012.
  5. Le film Ein Tag ist schöner als der ander sur filmportal.de N.B. : Eugen Cicero n'est pas crédité pour son interprétation enregistrée. Consultation du 26 novembre 2012.
  6. My Father Name sur latemar-film.com

Liens externes[modifier | modifier le code]