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Catch 22 (titre original en anglais : Catch-22) est un roman de Joseph Heller publié en 1961 aux États-Unis et en 1964 en France. Il raconte l'histoire d'une escadrille d'aviateurs basée sur la petite île italienne de Pianosa pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il figure à la 7e place dans la liste des cent meilleurs romans de langue anglaise du XXe siècle établie par la Modern Library en 1998[1].

Description[modifier | modifier le code]

Livre culte des pacifistes opposés à la guerre du Viêt Nam, Catch 22 est une satire féroce de l'armée, de la hiérarchie et de la Seconde Guerre mondiale et raconte l'épopée burlesque du capitaine Yossarian, navigateur-bombardier de bombardier B-25, héros tragi-comique, qui tente à tout prix de sauver sa vie en simulant la folie dans un monde qui a perdu la raison. Mais l'article 22 du règlement intérieur de la base prévoit que « Quiconque veut se faire dispenser d'aller au feu n'est pas réellement fou. » Ainsi, alors que quelqu'un en mauvaise santé mentale n'est pas obligé de prendre part aux missions aériennes, s'il fait état de cela en demandant à ne plus y prendre part, il montre sa bonne santé mentale et doit en conséquence y prendre part.

S'inspirant de son expérience personnelle, Joseph Heller dépeint au travers d'une galerie de personnages délirants et dans un style percutant et caustique un univers déboussolé et absurde où la guerre oppose moins Américains et Allemands que les Américains entre eux.

Galerie de portraits des protagonistes de Catch 22[modifier | modifier le code]

Joseph Heller brosse une série de portraits-charge des militaires (qu'il s'agisse d'appelés enrôlés pour la durée de la guerre ou de militaires de carrière) de l'escadrille fictive basée à Pianosa : cyniques, calculateurs, minés par le stress, désabusés, avides de gloire, pas vraiment sains d'esprit en dépit des apparences, voire ouvertement « déjantés ».

Leurs actions portent la marque de l'absurdité contenue dans le titre du roman et leurs noms de famille (truffés de jeux de mots) sont souvent choisis de manière à faire ressortir leurs traits de caractère les plus marquants.

Dans son roman Closing Time (« On ferme ») paru en 1993, qui est une sorte de suite tardive et nostalgique de Catch 22, Heller réutilisera le personnage de Milo Minderbinder. Celui-ci est devenu le PDG d'une multinationale tentaculaire, avec des intérêts dans la promotion immobilière, l'import-export, mais surtout les armes de guerre. Il est à tu et à toi avec tous les dirigeants et les financiers du complexe militaro-industriel américain et essaie d'imposer à l'US Air Force l'achat d'un mirifique et fumeux « bombardier-furtif-tactique-et-stratégique-de-première-et-de seconde-frappe » qui n'est encore qu'un croquis d'artiste réalisé par le fils de Yossarian.

L'expression[modifier | modifier le code]

Dans le cas du livre il s'agit de « comprendre l'article 22 » (d'où son titre). Le succès de ce roman fut tel que son titre est entré dans le langage courant anglais et désigne aujourd'hui une situation perdant-perdant (inextricable), ou, par extension, une situation kafkaïenne ou encore de double contrainte. Ainsi par exemple pour un chômeur qui postule à un emploi où on demande une personne ayant une expérience professionnelle, il est impossible d'avoir l'emploi s'il n'a pas déjà travaillé et impossible d'avoir une quelconque expérience professionnelle s'il n'a pas l'emploi.

L'île de Pianosa[modifier | modifier le code]

Joseph Heller, qui effectua soixante missions de combat comme mitrailleur de B25 sur le théâtre d'opérations méditerranéen, a situé son roman sur la petite île toscane de Pianosa, entre la Corse et l'Italie et précisé qu'il s'agit d'une licence littéraire. Cette île plate et minuscule, qui abrita une prison de détenus politiques sous Mussolini puis servit de pénitencier pour mafiosi est bien trop exiguë pour y caser une base aérienne avec ses services logistiques.

En fait l'aviation américaine utilisa, après 1943 et l'armistice de Cassibile, cinq grands terrains d'aviation sur la plaine orientale de la Corse (que les aviateurs avaient baptisée « porte-avions USS Corsica ») étagés entre Borgo (l'actuel aéroport de Bastia-Poretta d'où Saint-Exupéry décolla pour son dernier vol) au nord et Solenzara - Ventiseri au sud (base militaire encore en activité). Les épaves d'avions américains sont nombreuses sur les fonds sableux du rivage oriental de la Corse et on peut visiter en plongée un B25 semblable à ceux du roman de Heller, quasiment intact par vingt mètres de fond au large du phare d'Alistro[3].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]