Hubert Giraud perd son père lorsqu'il a cinq ans, cet événement le rendant asthmatique. Dans un but thérapeutique, le médecin lui conseille la pratique d’un instrument à vent et le jeune Hubert opte pour l’harmonica.
En 1941, il entre dans l’orchestre de Ray Ventura qui lui demande d'apprendre à jouer d'un second instrument. Giraud choisit la guitare. L'orchestre part pour plusieurs années en Amérique du Sud et Giraud va s’imprégner de rythmes exotiques qu’il saura retranscrire plus tard dans beaucoup de ses œuvres. À son retour, six ans plus tard, il est engagé dans l’orchestre de Jacques Hélian. Il crée ensuite son propre groupe avec Roger Lucchesi et Annie Rouvre, le Trio Do-Ré-Mi, mais c’est surtout la composition qui l’attire, ce à quoi il va se consacrer.
Giraud obtient son premier succès en 1950 en composant, avec des paroles de Roger Lucchesi, Aimer comme je t’aime pour l’interprète homonyme Yvette Giraud.
Jacques Hélian et son orchestre : chansons du film Musique en tête de Georges Combret et Claude Orval, paroles de Jean Dréjac : Dites-nous M. Jacques Hélian, Musique en tête, L'amour se joue, Tout là-haut, Un amour vient de naître, Près de la fontaine.
Nicoletta, Il est mort le soleil, paroles de Pierre Delanoë. Immense succès devenu un standard international grâce à l'adaptation anglaise interprétée par Ray Charles et Tom Jones sous le titre The Sun Died.
Hubert Giraud décoche sa plume d'auteur et écrit Mamy Blue[2] (également décliné par la suite sous le titre Mammy Blue) qui connaît un succès planétaire :
Créée en anglais par Joël Daydé, enregistrée aux studios Olympic de Londres. Joël Daydé ''a eu le feu vert de Barclay, selon les archives privées de la source RDI - http://www.Regardinfos.com, pour enregistrer cette chanson telle qu'il la sentait par rapport au chant, l'arrangement, le choix des musiciens, des choristes, et des studios" où notamment The Beatles et The Rolling Stones ont enregistré. " La différence entre la maquette de Giraud et le résultat final de Daydé est notable ", affirme la première épouse de J. D. qui les a comparées (RDI). En outre, au départ, il n'était pas prévu d'avoir d'autres versions. Mais le groupe hispanique Pop-Tops(en) l'enregistre à son tour dans l'adaptation anglaise effectuée par Phil Trim. Leur version atteint des records de vente, plus d'un million d'exemplaires dans le monde, récompensée par un disque d'or (outre l'Europe, c'est un succès au Japon, au Canada et aux États-Unis dans une moindre mesure). Classée en tête du Top Ten durant près de 4 semaines. Reprises en anglais par Julio Iglesias, Vicky Leandros, Demis Roussos, Roger Whittaker...
Nicoletta la reprend avec le texte français signé d'Hubert Giraud. Mais, d'après RDI, "dans la réalité c'est Pierre Delanoë qui l'a écrit, moyennant un chèque de Giraud en guise de droits d'auteur". Cette version contribue grandement au succès de cette chanson qui devient d'ailleurs un titre incontournable du répertoire gospel de Nicoletta. Reprise en français notamment par Céline Dion.
Hubert Giraud s'associe avec le parolier Eddy Marnay pour écrire pour la jeune Céline DionTellement j’ai d’amour pour toi, chanson qui remporte le Grand prix de la chanson au Yamaha Music Festival de Tokyo.
1959 : Grand Prix ORTF avec Oui, oui, oui, oui, par Sacha Distel, paroles de Pierre Cour.
1959 : Les deux premiers Prix du Coq d'Or de la Chanson avec Je te tendrai les bras par François Deguelt et Comme au premier jour par Jacqueline Boyer, toutes deux écrites par Pierre Dorsey.
1960 : 4e Prix du Coq d'Or de la Chanson Française avec L'Arlequin de Tolède, paroles de Jean Dréjac.