| Naissance |
Quivicán |
|---|---|
| Genre musical | jazz, musique cubaine |
| Instruments | piano |
Chucho Valdés (né le 9 octobre 1941 à Quivicán, province de La Havane) est un pianiste de jazz cubain. Il est le fils de Bebo Valdés, pianiste et compositeur cubain.
Son œuvre mêle jazz, musique cubaine et musique classique. Comme son père, il est associé au courant du jazz afro-cubain et fut qualifié de « Mozart cubain »[1].
En 1973, il fonde le groupe Irakere qui est le premier groupe cubain à gagner un prix Grammy (en 1980). Il a publié 31 albums, dont 5 ont reçu des prix Grammy et 14 nominations. Il a reçu plusieurs distinctions dont un doctorat honoris causa de l'université de Victoria (Canada) et un autre de l'Institut supérieur des arts de La Havane.
Chucho Valdés est né le 9 octobre 1941 à Quivican, province de La Havane à Cuba. Il commence dans le cabaret chic dont son père, Bebo Valdés, est alors directeur artistique, le Tropicana à La Havane. « Il fallait savoir tout faire », raconte-t-il, « Le même soir, accompagner les vedettes de passage, Sarah Vaughan, Nat King Cole, les solistes de jazz, Woody Herman, Milt Jackson, puis passer à De Falla pour un tableau classique et finir avec une fantaisie brésilienne d’Ary Barroso. »[2].
Choisissant de rester à Cuba, à la différence de son père qui quitte l'île avec l'arrivée du régime castriste, il constitue ensuite différents groupes, notamment le Orquesta Cubana de Música Moderna, puis le groupe Irakere. Ce groupe de jazz latino est remarqué[2]. C’est le premier groupe cubain à remporter un Grammy Award. Il réalise également plusieurs enregistrements seul au piano, dont en 1986, le disque Lucumi. Il réussit à imposer le jazz, musique yankee et les sources nègres de cette musique, à Cuba, et, en même temps, à imposer le groupe Irakere dans le monde entier[3]. Depuis quelques années, il mène un quintette, les Afro-Cuban Messengers, dont la composition se renouvelle régulièrement.
Le 16 octobre 2006, Chucho Valdés est nommé Ambassadeur de bonne volonté[4] de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
En 2009, le pianiste havanais marie son piano aux mélismes de la chanteuse espagnole d'origine équatoguinéeene Concha Buika dans un album nommé El Ultimo Trago (la dernière gorgée) conjuguant leurs talents dans un hommage à la chanteuse mexicaine Chavela Vargas.
Il publie en 2013 Border-Free, introduisant dans son quintette le contrebassiste Gastón Joya, et le batteur Rodney Barretto. S'y ajoutent aux congas Yaroldy Abreu, aux batás Dreiser Durruthy, la chanteuse Concha Buika et le trompettiste Roy Hargrove[3]. Et la présence du saxophoniste Branford Marsalis sur trois titres[2].