The Starlight Express est une pièce de théâtre pour enfant de Violet Pearn[1], fondée sur le roman fantastique A Prisoner in Fairyland d'Algernon Blackwood avec des chants et de la musique de scène écrits par Sir Edward Elgar en 1915.

The Starlight Express : couverture de 1916

Production[modifier | modifier le code]

Le , Edward Elgar est invité par Robin Legge, critique musicale de The Daily Telegraph, d'écrire la musique de la pièce de théâtre fantastique pour enfant produite au Kingsway Theatre ce Noël. La pièce est The Starlight Express, une adaptation de Violet Pearn du roman d'Algernon Blackwood A Prisoner in Fairyland. Le baryton et compositeur Clive Carey (en) avait déjà commencé un arrangement mais avait abandonné quand la commande est passée à Elgar[2].

Le producteur devait être Basil Dean, mais à la suite de son départ pour l'armée en France il est remplacé par l'actrice Lena Ashwell[3]. Ashwell montre rapidement le script à Elgar et ils ont avec Blackwood de nombreuses rencontres couronnées de succès. L'histoire interpelle Elgar à cause de ses nombreuses similarités avec le monde fantastique de son enfance qu'il a décrit dans The Wand of Youth. Sa première intention est de réutiliser cette musique et il met beaucoup de souvenirs dans la partition. Il travaille avec enthousiasme et après un mois il composé 300 pages de partitions, chants et musiques de scène, à temps pour les répétitions. Le Elgar fait répéter les deux chanteurs choisis, la soprano australienne Clytie Hine[4] et le baryton Charles Mott (en)[5],.

The Starlight Express est produit par Lena Ashwell au Kingsway Theatre à Londres, comme son meilleur spectacle de guerre. La production est mentionnée dans The Times, précisant que le petit fosse d'orchestre du théâtre serait agrandie pour accueillir un orchestre plus grand[6]. La première a lieu le . Elgar devait la diriger mais Lady Elgar avait eu un accident quelques jours auparavant, il ne peut dont diriger et c'est le jeune chef d'orchestre Julius Harrison (en) qui le remplace[7]. Le spectacle est joué pendant seulement un mois, jusqu'au .

L'échec est dû à la mauvaise conception des personnages et du scénario par Henry Wilson (qui a été choisi et dont le travail a été approuvé par Lena Ashwell) et à la difficulté qu'a eu Pearn à faire quelque chose de théâtral avec son adaptation du livre. Blackwood et Elgar expriment des doutes sur la conception et Blackwood souhaite utiliser son droit de veto pour changer d'artiste. Blackwood s'oppose à « ce meurtre de ma simple petite pièce... Artisanat poubelle et prétentieux cousu sur votre musique par un idiot qui n'a jamais lu la pièce ». Elgar est d'accord. Cela aurait repoussé le lancement de la pièce. Les critiques présents lors de la première louent la musique et certains acteurs mais remarquent le manque de substance de l'histoire. La musique ne mérite pas d'être perdue et Elgar négocie avec la Gramophone Company qui, le l'enregistre avec Agnes Nicholls et Charles Mott au chant.

Acteurs et personnages[modifier | modifier le code]

Couverture des chants du joueur d'orgue de barbarie

Liste[8] :

Héritage[modifier | modifier le code]

Karma: A Re-Incarnation Play in Prologue, Epilogue & Three Acts. London: Macmillan, 1918 and New York: E.P. Dutton, 1918. A love story re-enacted through four existences.
Through The Crack (une adaptation de The Education of Uncle Paul de Blackwood). London and New York: Samuel French. Produite à Noël 1920, puis en 1925.

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Violet Pearn, née à Plymouth en 1890, est l'auteur de plusieurs pièces et a adapté plusieurs contes d'Algernon Blackwood
  2. MusicWeb International
  3. Stage Beauty: Lena Ashwell (1872-1957)
  4. Clytie Hine(1887-1983) étudie au Elder Conservatorium (en) de musique à Adélaïde, en Australie. Elle se marie avec le violoncelliste anglais et directeur de l'orchestre du Metropolitan Opera, John Mundy, et ils émigrent aux États-Unis en 1921. Après avoir pris sa retraite de chanteuse elle forme des chanteuses et des chanteuses d'opéra. Elle a eu deux enfants : le professeur d'histoire John Hine Mundy et l'actrice Meg Mundy (en).
  5. Elgar's Baritone by Charles A. Hooey - Charles Mott
  6. The Times, 30 novembre 1915
  7. Philip Scowcroft on Julius Harrison
  8. Neill, p 296
  9. CWGC Casualty Details Charles Mott
  10. Kennedy, p.320
  11. Elgar/Lambert: Vocal Works original recording remastered

Liens externes[modifier | modifier le code]