| Autre nom | Uniweria Zekt Magma Composedra Arguezdra, Univeria Zekt |
|---|---|
| Pays d'origine |
|
| Genre musical | Zeuhl, rock progressif, jazz-rock |
| Années actives | 1969–1988, depuis 1992 |
| Labels | Seventh Records |
| Influences | Bach, Wagner, Brahms, Stravinsky, Carl Orff, Bartók, Coltrane |
| Site officiel | www.magmamusic.org |
| Membres |
Christian Vander Stella Vander Isabelle Feuillebois Hervé Aknin Rudy Blas Simon Goubert Thierry Eliez Jimmy Top Sandrine Destefanis Sylvie Fisichella Laura Guarrato |
|---|---|
| Anciens membres |
Klaus Blasquiz Teddy Lasry Jannick Top Didier Lockwood (†) Bernard Paganotti Patrick Gauthier Jean-Luc Chevalier Claude Engel Marc Fosset Guy Delacroix Francis Moze Laurent Thibault Dominique Bertram Marc Éliard Benoît Widemann Michel Graillier (†) François Cahen (†) Pierre-Michel Sivadier Emmanuel Borghi Yochk’o Seffer Louis Toesca Antoine Paganotti Himiko Paganotti Claude Salmiéri Jacques Bolognesi Pierre Dutour Michel Hervé André Hervé (†) Zabu (†) James Mac Gaw (†) Benoît Alziary Jérôme Martineau-Ricotti Philippe Bussonnet BAbar Pierre Moerlen (†) René Morizur (†) Alain Charlery (†) Jean de Antoni (†) René Garber (†) François Laizeau Jean-Pol Asseline (†) Marc Fosset (†) Maria Popkiewicz (†) |
Magma est un groupe rock progressif français, originaire de Paris. Il est formé en 1969 par le compositeur-batteur-chanteur Christian Vander et le bassiste Laurent Thibault. Cette formation est à l'origine du genre musical baptisé Zeuhl, mélangeant art rock, jazz, avant-garde, musique classique, influences des musiques folkloriques d'Europe de l'Est, chant choral et chant lyrique.
Le groupe a exercé une influence très importante sur le jazz-rock et l'avant-garde musicale à travers le monde et a fait connaître des musiciens français et internationaux de premier ordre, comme Teddy Lasry, Didier Lockwood, Bernard Paganotti, Jannick Top ou Claude Engel, parmi de nombreux autres. Néanmoins, la formation de Vander ne connaît pas le succès commercial de certains groupes de rock progressif tels que Genesis ou Yes.
Un nombre limité d'albums studio a été produit en cinquante ans de carrière, mais le groupe a également produit des enregistrements en concert qui proposent au fil du temps des réinterprétations de ses compositions antérieures. Le groupe connaît une carrière en pointillés avec des changements fréquents de musiciens (près de cent cinquante musiciens ont joué avec Magma)[1].
Le groupe est mis en sommeil à partir de 1983 au profit d'Offering, formation acoustique (créée deux ans plus tôt) laissant une plus grande place à l'improvisation et aux influences d'un jazz « coltranien ». Magma se reforme en 1992, et tourne régulièrement en France mais également dans toute l'Europe, en Russie, aux États-Unis et au Japon depuis cette date. Dans les années 2010, le groupe étend son audience et fait ses premiers concerts en Amérique du Sud, en Australie et en Chine.
Début 1967, le batteur Christian Vander joue dans les Wurdalaks et les Cruciferius Lobonz, des groupes de rhythm and blues. Avec ces groupes, il fait l'apprentissage de la scène et signe ses premières compositions : Nogma et Atumba. La mort de John Coltrane le désespère et Christian Vander arrête tout pour partir en Italie. Il revient en France en 1969 et rencontre le saxophoniste René Garber et le bassiste et chef d'orchestre Laurent Thibault. Il tourne alors avec ce dernier dans des casinos avec le chanteur Zabu et l'organiste Francis Moze. Ensemble, ils se lancent dans de grandes improvisations, approchant de la transe et créent ainsi le groupe Uniweria Zekt Magma Composedra Arguezdra, plus connu sous le nom de Magma[2].
Après cette première tournée, Magma recrute de nouveaux musiciens : le pianiste Eddie Rabin et le bassiste Jacky Vidal, le chanteur Klaus Blasquiz et le guitariste Claude Engel. Le groupe s'enferme pendant trois mois dans une maison de la vallée de Chevreuse et répète toute la journée avec travail personnel le matin et travail collectif l'après-midi. Finalement, Eddie Rabin est remplacé par François Cahen au piano ; Laurent Thibault abandonne la basse et se consacre à la production ; Francis Moze le remplace alors à la basse. Teddy Lasry, Richard Raux et Alain Charlery complètent le groupe aux cuivres. Le premier album du groupe, intitulé Magma, sort au printemps 1970 chez Philips Records. Le groupe fait sensation mais divise le public[2].
Pour le deuxième album, Claude Engel, Richard Raux et Paco Charlery quittent le groupe et sont remplacés par Yochk'o Seffer et Louis Toesca. 1001° centigrades est enregistré en avril 1971. Le groupe triomphe au festival de jazz de Montreux[2].
En août 1972, les musiciens de Magma sortent l'album The Unnamables sous le nom de Univeria Zekt. Le disque n'est vendu qu'à 1 500 exemplaires. Beaucoup de musiciens (Cahen, Toesca, Seffer, Moze et Lasry) quittent le groupe dans le courant de l'année 1972[2]. Christian Vander enregistre ensuite Ẁurdah Ïtah qui sert de bande originale au film Tristan et Iseult (1972) d'Yvan Lagrange[2].
En 1973, la formation acquiert une renommée internationale avec la création de son œuvre majeure : la trilogie Theusz Hamtaahk. Il s'agit d'une « trilogie symphonique » (telle qu'elle est décrite dans le texte fourni avec l'album Mekanïk Destruktiw Kommandöh) comportant trois mouvements (premier mouvement : Theusz Hamtaahk, second mouvement : Ẁurdah Ïtah, troisième mouvement : Mekanïk Destruktïw Kommandöh) entièrement composée par Christian Vander[2]. L'année suivante, l'album Köhntarkösz rencontre également le succès auprès des amateurs de Magma, mais le morceau n'est pas reçu par un public aussi large que le précédent. L'album Köhntarkösz (1974) est un échec commercial[2]. Le groupe part ensuite dans une longue tournée d'un an et demi à travers la France, et après une nouvelle refonte de personnel (Paganotti, Lockwood, Widemann, Asseline, Federow), enregistre l'album Live / Hhaï à Paris en [2].
À la fin de l'année 1976, Jannick Top préfère quitter le groupe avant que sa relation avec Christian Vander ne s'envenime. Vander remonte une nouvelle formation de Magma avec Stella Vander, Klaus Blasquiz, Clément Bailly (batterie), Benoît Widemann (claviers), Jean de Antoni (guitare) et Guy Delacroix (basse)[2].
À partir de 1978, on peut constater dans les nouvelles compositions l'apparition d'influences soul, rhythm and blues, voire funk dans le chant du leader-batteur-compositeur, par exemple dans l'album Attahk (1978), dans les lives à Bourges (1979), à Bobino (1981) et dans l'album Merci (1984).
Christian Vander fête les dix ans du groupe en rassemblant trois soirs de suite à l'Olympia, certains des musiciens ayant joué dans Magma pour reprendre l'ensemble du répertoire. Cela donne lieu à la publication des albums Retrospektïẁ III et Retrospektïẁ I-II. Après ce succès, Magma investit Bobino pendant trois semaines. Ces concerts ont ensuite été édités en vidéo et disque sous le nom Concert Bobino 1981 (AKT V)[2].
En 1984, le groupe enregistre Merci avant de faire une longue pause jusqu'en 1992. Christian Vander s'investit alors dans d'autres projets comme Offering, et diverses formations de jazz[2], notamment dans la formation Christian Vander Trio, avec Laurent Fickelson (piano) et Emmanuel Grimonprez (contrebasse).
Le groupe revient à la scène en 1992 avec Les Voix de Magma. Le groupe offre ensuite un long spectacle de cinq heures pour fêter ses 25 ans en 1995[2].
Le groupe fête ses 30 ans de carrière les 12, 13 et au Trianon de Paris[2]. Ces concerts font alors l'objet d'enregistrement audio et vidéo sorti en un coffret CD live et un DVD intitulés Theusz Hamtaahk : Trilogie.
Vingt ans après la sortie de Merci, Magma sort un nouvel album studio, K.A, en 2004. Le titre de l'album est une abréviation de « Köhntarkösz Anteria ». L'album reprend des compositions inédites des années 1972 et 1973[3].
En mai-juin 2005, Magma célèbre ses 35 ans de musique en investissant pendant quatre semaines la scène du Triton (situé aux Lilas, près de Paris) avec quatre répertoires différents à l'origine de la parution de quatre DVD, Mythes et légendes : Epok I, Epok II, Epok III et Epok IV.
Le groupe fête ses quarante ans d'existence sur la scène du Casino de Paris le 12, 13 et [4],[5].
En 2012, Magma publie son onzième album studio intitulé Félicité Thösz. Le paraît Epok V, le cinquième tome de la série de DVD Mythes et légendes. Ce nouvel opus vidéo s'inscrit dans la droite ligne des quatre précédents, proposant des extraits de concerts filmés en juin 2011 lors des Tritonales (organisées, comme leur nom l'indique, au Triton). À l'occasion de ces concerts, le groupe jouait le répertoire suivant : Attahk, Rïah Sahïltaahk, Dondaï, Félicité Thösz, Slag Tanz et Maahnt en rappel. Autant de morceaux qui n'apparaissaient pas dans les précédents tomes de la saga Epok. Magma donne le à La Tannerie de Bourg-en-Bresse le premier concert d'une nouvelle tournée internationale, The Endless Tour, comprenant notamment une douzaine de dates en novembre 2014 au Triton (Les Lilas). Pour célébrer les 45 ans d'existence du groupe, le répertoire choisi est la trilogie Köhntarkösz, qui, pour la première fois, est jouée dans son intégralité (K.A.-Köhntarkösz- Ëmëhntëhtt-Ré)[réf. souhaitée].
En mai 2015, Magma effectue sa première tournée en Chine, à Shenzhen, Beijing et Shanghai. Pour l'occasion, une admiratrice de Magma, Coralie van Rietschoten, réalise un film retraçant le voyage et l'expérience du groupe dans ces trois villes. Le film a été majoritairement financé par le biais du financement participatif, et donc par les fans, au moyen d'une plate-forme internet dédiée. En 2016, le film fait l'objet de quelques projections en salles à Paris et Londres et paraît en DVD. La même année, le groupe participe au Festival international de musique actuelle de Victoriaville[6].
En , Magma est invité à se produire sous la Valley du Hellfest, à Clisson. Le groupe crée la surprise, d'abord par sa présence dans un festival où on ne l'attendait pas, mais aussi par l'enthousiasme que suscita sa prestation[7].
Le , Magma fait son premier concert à Montréal. Après plus de 40 ans à avoir essayé de venir jouer au festival de jazz, c'est finalement La Sala Rossa qui leur fait confiance[non neutre] dans le cadre du festival Suoni Per Il Popolo. Ils jouent 2 pièces (dont Mekanïk Destruktïw Kommandöh), et offrent en rappel une ballade jouée à l'origine par le groupe Offering, Ehn Deïss.[réf. nécessaire].
Les 4 et , après les nombreuses annulations de concert dues à la pandémie de Covid-19 en France, Magma viendra présenter son nouveau groupe créé en 2020 et répéter son nouveau répertoire au Triton, lieu majeur de création et de diffusion dans le monde du jazz et des musiques actuelles situé aux Lilas, en Seine-Saint-Denis[8].
Magma joue son propre style musical, la zeuhl[9].
Le style musical de Magma, aux accents parfois martiaux, ne correspond pas au rock issu des mouvements hippies de son époque. Le jeu de batterie de Christian Vander, fortement influencé par le style d'Elvin Jones (batteur de John Coltrane), est basé sur la rapidité des frisés et l'art du contre-temps. L'essentiel des paroles de Magma est chanté en kobaïen, aux consonances germaniques et slaves, parfois même africaines, présenté comme une langue imaginaire par Christian Vander et dont le sens est partiellement trouvé après coup[10]. Vander explique que la langue française n'est pas assez expressive et ne correspond pas à sa musique[11]. Ce type de chant est également un élément définissant le style zeuhl. Par ailleurs, Christian Vander est très inspiré par les musiques de Stravinsky, par Bach, Wagner et les musiques populaires des pays de l'Est, ainsi que par certains jazzmen notamment John Coltrane, Tony Williams et Pharoah Sanders.
Le terme de « zeuhl » est utilisé par la suite pour désigner un courant musical qui regroupe des groupes tels que Eider Stellaire, Xalph, Univers Zéro, Zao, Art Zoyd, Weidorje, Henry Cow, Evohé etc. L'influence zeuhl a atteint également le Japon, avec des groupes tels que Happy Family, Koenji Hyakkei, Troll et Ruins.
Magma a été le berceau de nombreux musiciens de jazz et de rock français. Parmi lesquels :

| Période 1969 à 1983 | Formation |
|---|---|
| mai à
"Carnaby Street Swingers" Période pré-Magma "tournée des casinos" |
|
| aout 1969 à
"Magma" |
|
| à |
|
| à |
|
| à novembre 70
LP - "Kobaïa" |
|
| |
| à
LP - "1001° Centigrades" |
|
| à aout 1972 |
|
| à |
|
| à |
|
| (tournée US) |
|
| à |
|
| LP - "Mekanïk Destruktïw Kommandöh" |
|
| à |
|
| LP - "Ẁurdah Ïtah" |
|
| LP - "Köhntarkösz" |
|
| à
LP - "Live / Hhaï" |
|
| à |
|
| octobre à |
|
| LP - "Üdü Ẁüdü" |
|
| à janvier 77 |
|
| à |
|
| LP - "Attahk" |
|
| à juillet 79 |
|
| à l'olympia (réunion des anciens membres pour 3 shows)
LP - "Retrospektïẁ I-II" LP - "Retrospektïẁ III" |
Les musiciens suivant ne figurent pas sur l'enregistrement commercialisé:
|
| février à |
|
| à |
|
| à |
|
| à |
|
| "Offering"
de à | |
| LP - "Merci" |
|

| Période 1990 à 2020 | Formation Magma + Offering + Les Voix |
|---|---|
| à
Magma + Offering |
|
| 1991
Magma + Offering |
|
| 1992 à 1996 |
|
|
"Magma" le retour ! |
|
| à mai 97 |
|
| - 1998 |
|
| 1999-2001 |
+
|
| 2002 |
|
| -2005 |
|
| début à |
|
| à |
|
| à |
+ un concert en
|
| à |
|
| à |
|
|
Autres