Ancien membre du jury du prix Décembre, il est nommé à celui du prix Renaudot en [1]. La même année, il fait partie du jury du prix Françoise-Sagan. En , il démissionne du jury du prix Renaudot, dénonçant des « vices de formes » ainsi que « l'aberrante constitution d'un jury 90 % masculin », dans le contexte de la polémique autour du prix essai attribué à Gabriel Matzneff en 2013[2].
Jérôme Garcin est le petit-fils du médecin neurologue Raymond Garcin (1897-1971). Dans Le Syndrome de Garcin (2018), il retrace sa double lignée médicale (« hippocratique »), paternelle et maternelle[3].
L'enfance et la jeunesse de Jérôme Garcin sont marquées par la perte de son frère jumeau Olivier, dans un accident de voiture en 1962, puis de son père Philippe Garcin, directeur littéraire des Presses universitaires de France (PUF), lors d'un accident de cheval à l’âge de 45 ans. Il leur consacre deux récits, La Chute de cheval (1998) et Olivier (2011)[4]. Il se sent depuis « escorté par deux ombres qui se ressemblent »[5].
Le site Acrimed pointe un conflit d'intérêts entre son métier de critique littéraire, d'animateur producteur de l'émission de radio la plus prescriptrice en matière littéraire, et celui d'écrivain : les critiques très élogieuses à propos de l'œuvre de Jérôme Garcin ne seraient pas étrangères à la position dominante qu'il occupe dans le microcosme littéraire français[7],[8].
↑« Affaire Matzneff : Jérôme Garcin démissionne du prix Renaudot », Le Monde, (lire en ligne)
↑En effet, du côté de sa mère Françoise Launay, Jérôme Garcin est le petit-fils du pédopsychiatre Clément Launay (1901-1992) et de sa femme Madeleine. Du côté paternel, son grand-père le professeur Raymond Garcin, éponyme du syndrome de Garcin en neurologie, était par sa femme Yvonne Guillain (1907-1968) le gendre du professeur Georges-Charles Guillain(1876-1961 ; co-éponyme du syndrome de Guillain-Barré et du syndrome de Guillain-Alajouanine-Garcin en neurologie ; professeur à l'hôpital de la Salpêtrière ; médecin de Loti) ; par sa femme Juliette Chauffard (1885-1942), Georges-Charles Guillain était le gendre du professeur Anatole Chauffard (1855-1932 ; cardiologue, médecin de Verlaine à l'hôpital Broussais) ; lui-même, par sa femme Jeanne-Louise Bucquoy, gendre du professeur Jules-Marie-Edme Bucquoy (1829-1920 ; professeur cardiologue à l'Hôtel-Dieu de Paris ; président de l'Académie de médecine) ; ce dernier était par sa femme Maryvonne-Louise Danyau, gendre du professeur Antoine-Constant Danyau (1803-1871 ; chirurgien obstétricien à l'hospice de la Maternité/Port-Royal) ; lui-même, par sa femme Claire Roux, gendre du professeur Philibert-Joseph Roux(1780-1854 ; chirurgien à la Charité et à l'Hôtel-Dieu de Paris ; élève de Bichat) ; par sa femme Marie-Adélaïde Boyer, Philibert Roux était le gendre du professeur Alexis Boyer(1757-1833 ; le baron d'Empire Boyer, ancien garçon barbier, chirurgien à la Charité et à l'Hôtel-Dieu de Paris, fut premier chirurgien de Napoléon). Jérôme Garcin dit sa fierté de descendre de médecins dévoués et passionnés, certes des mandarins, mais animés d'une sorte de bonté et d'une grande attention envers leurs patients, cliniciens humanistes, souvent de grande culture littéraire, bien loin de la médecine technicienne et technocratique qui domine aujourd'hui.