| Auteur | Yevhen Hrebinka |
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| Compositeur | Inspirée d’une valse du compositeur russe-allemand Florian Hermann |
Les Yeux noirs (en russe : Очи чёрные, Otchi tchornye) est une célèbre romance traditionnelle populaire tzigane russe du XIXe siècle, et un standard de jazz manouche.
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| Les Yeux noirs | |
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Les paroles sont écrites en 1843 par le poète écrivain romantique ukrainien Yevhen Hrebinka (1812-1848), dédiées à sa première épouse Maria Vasilyevna. Le poème a été publié pour la première fois dans la gazette littéraire russe Literatournaïa gazeta le . La langue utilisée est le russe, mais avec une influence ukrainienne possible que l'on retrouve dans le choix de certains mots et expressions communs à l'ukrainien et au russe ancien ou littéraire, par exemple очи, otchi pour « les yeux » (archaïque en russe) et час, tchas pour « moment » (signifie « heure » en russe, sauf dans quelques expressions figées). La musique très émouvante, pleine d’allégresse, de joie, de mélancolie, et de nostalgie, est inspirée d’une valse du compositeur russe-allemand Florian Hermann, avec des arrangements de Serguey Gerdel, publiée le , dont les partitions originales ont été perdues.
Le chanteur d'opéra et acteur russe Fédor Chaliapine (1873-1938) popularise la chanson à l'étranger avec sa propre version. La version musicale la plus célèbre de cette chanson a été écrite par Adalgiso Ferraris, et publiée, lorsqu'il était encore en Russie après 1910, avec l'éditeur allemand Otto Kuhl[1]. Puis Ferraris l'a publiée à nouveau aux Éditions Salabert à Paris, sous le titre Tes yeux noirs (impression russe)[2] avec Jacques Liber, en Angleterre, le [3]. Un ancien exemple de la musique de Ferraris est enregistré dans les archives Pathé, en 1932, par le violoniste Albert Sandler[4].
- Очи чëрные, очи жгучие!
- Очи страстные и прекрасные!
- Как люблю я вас! Как боюсь я вас!
- Знать, увидел вас я в недобрый час!
- Ох, недаром вы глубины темней!
- Вижу траур в вас по душе моей,
- Вижу пламя в вас я победное:
- Сожжено на нем сердце бедное.
- Но не грустен я, не печален я,
- Утешительна мне судьба моя:
- Все, что лучшего в жизни бог дал нам,
- В жертву отдал я огневым глазам!
«
- Des yeux noirs, des yeux pleins de passion !
- Des yeux ravageurs et sublimes !
- Comme je vous aime, comme j'ai peur de vous !
- Je sais, je vous ai vus, pas au bon moment !
- Oh, non sans raison vous êtes plus sombres que les ténèbres !
- Je vois de la peine en vous pour mon âme,
- Je vois une flamme victorieuse en vous
- De laquelle brûle mon pauvre cœur.
- Mais non je ne suis pas triste, il n'y a pas de chagrin
- Mon destin me réconforte.
- Le meilleur que Dieu nous a donné dans la vie,
- Je l'ai sacrifié pour ces yeux de feu ! »
TRADUCTION LITTÉRAIRE
En version instrumentale, Les Yeux Noirs est également devenu un standard du Jazz manouche avec les versions de Django Reinhardt ; il a été notamment joué par Biréli Lagrène, le Rosenberg trio, Opa Tsupa, ou encore Thomas Dutronc. Art Tatum en a également donné une version en trio (Dark Eyes).