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Négociant |
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Vincent Ogé, né vers 1755 à Dondon (Saint-Domingue) et mort roué vif le [2] au Cap-Français, est le meneur de la première révolte des mulâtres[3], prélude de la Révolution haïtienne[4].
Mulâtre, natif de Dondon, dans le nord de Saint-Domingue, issu d’une famille aisée, Vincent Ogé fit de brillantes études et vécut en France. Rentré à Saint-Domingue, il exerça le métier de négociant.
À la Révolution française, il fut l’un des fondateurs de la Société des colons américains, groupe d’influence proche de la Société des amis des Noirs. Il argumenta pour l’égalité des libres mulâtres et affranchis auprès des députés à l’Assemblée constituante.
Inquiété par les colons, il dut, pour revenir à Saint-Domingue en 1790 avec des armes et des munitions, passer par l’Angleterre et les États-Unis. En octobre, il exigea par écrit l’égalité des libres de couleur. Devant la fin de non-recevoir des blancs, il organisa une rébellion en armant plus de trois cents mulâtres dans les montagnes du Nord. Dans la nuit du , ils parcoururent les plantations et menacèrent les blancs, pillant quelques habitations.
Les troupes réagirent et dispersèrent la bande, arrêtant plus de deux cents d’entre eux. Le , Vincent Ogé fut livré par les Espagnols auprès de qui il s'était réfugié. Après un procès sommaire, Ogé et son complice, le noir affranchi Jean-Baptiste Chavannes, furent roués vifs en place publique le au Cap-Français[5],[6]. Quarante hommes furent pendus ou condamnés aux galères.
L’événement marqua la fin des espoirs d’égalité des libres de couleur et les poussa à s’allier aux esclaves contre les colons.