Julius Buths
Description de cette image, également commentée ci-après
Julius Buths par Conrad Kindermann (de) (date inconnue).

Naissance
Wiesbaden Drapeau du Grand-duché de Hesse Grand-duché de Hesse
Décès (à 68 ans)
Düsseldorf Drapeau de la république de Weimar République de Weimar
Lieux de résidence Düsseldorf
Activité principale Pianiste, chef d'orchestre, compositeur
Collaborations Edward Elgar, Gustav Mahler, Frederick Delius
Maîtres Ferdinand Hiller, Friedrich Kiel
Enseignement Conservatoire de Düsseldorf

Julius Buths (né à Wiesbaden le ; décédé à Düsseldorf le ) est un pianiste, chef d'orchestre et compositeur llemand. Il est connu pour avoir fait découvrir en Allemagne les œuvres d'Edward Elgar, dont il a dirigé les premières européennes continentales des Variations Enigma et de The Dream of Gerontius. Il a aussi défendu la musique de Frederick Delius et Gustav Mahler.

Débuts[modifier | modifier le code]

Julius Emil Martin Buths est le fils d'un hautboïste. Il étudie la musique à Cologne avec Ferdinand Hiller, à Berlin avec Friedrich Kiel, en Italie et à Paris.

Il est chef d'orchestre à Breslau de 1875 à 1879 puis à Elberfeld jusqu'en 1890. Il est alors nommé directeur musical de Düsseldorf et il joue un rôle important dans le Festival de musique de Basse-Rhénanie (en) pendant plusieurs années[1]. En 1890 il devient codirecteur du festival avec Hans Richter, en 1893 directeur unique, en 1896 il partage le poste avec Johannes Brahms et Richard Strauss, en 1902 avec Strauss et directeur unique en 1905.

Il joue fréquemment à Düsseldorf de la musique de chambre avec Max Reger et Joseph Joachim.

Il devient en 1902 directeur du Conservatoire de Düsseldorf et reste à ce poste jusqu'en 1908.

Buth meurt le à l'âge de 68 ans.

Elgar[modifier | modifier le code]

Buths est présent à Birmingham lors de la création de The Dream of Gerontius d'Edward Elgar en . Il est très impressionné par cet oratorio et le traduit en allemand et avec l'aide d'August Jaeger le produit en Allemagne lors d'une première européenne le à Düsseldorf. Elgar est présent et écrit « Il a complètement retranscrit mon idée de l'œuvre : le chœur était très bien »[2]. Buths le rejoue à Düsseldorf le lors du Festival de musique de Basse-Rhénanie[3],[4],[5],[6]. La soliste est Muriel Foster (en) et Elgar assiste une nouvelle fois à la représentation ; il est appelé vingt fois sur scène pour être applaudit[7]. C'est la représentation qui a convaincu finalement Elgar qu'il a vraiment écrit une œuvre satisfaisante[8]. Richard Strauss, le codirecteur du festival, est suffisamment impressionné par ce qu'il a entendu pour dire lors d'une réception post-concert : « Je bois au succès et au bien-être du premier musicien anglais progressif, Meister Elgar »[5]. Les deux représentations de 1901 et 1902 sont complètes[9].

Pendant ce temps Buths dirige la première européenne des Variations Enigma à Düsseldorf le [5],[10].

Il traduit également en allemand The Apostles et The Kingdom d'Elgar. Alors en Allemagne pour diriger sa première symphonie à Krefeld en , Elgar prend la peine de rendre visite à Buths à Düsseldorf[11].

Elgar dédie sa pièce pour piano Skizze à Buths[12].

Delius[modifier | modifier le code]

L'enthousiasme de Buth pour la musique anglaise s'étend également aux œuvres de Frederick Delius. En tant que pianiste, il est soliste le de la première représentation du concerto pour piano en do mineur de Delius à Elberfeld en 1904, dirigé par Hans Haym[3]. Il a aussi écrit des arrangements pour deux pianos de la partition[13]. Il dirige la seconde représentation d'Appalachia au Festival de musique de Basse-Rhénanie en [14].

Mahler[modifier | modifier le code]

Il dirige la symphonie Résurrection de Gustav Mahler à Düsseldorf le [15]. Il a préparé le concert en échangeant par courrier auparavant avec le compositeur qui lui a conseillé de marquer une pause significative entre le premier et le second mouvement[16]. Mais Buths a néanmoins marqué une longue pause (cinq minutes) entre le quatrième et le cinquième mouvement ; Mahler l'a félicité pour sa perspicacité et sa sensibilité et pour son courage pour avoir osé ignoré les souhaits du compositeur[17].

En 1906, avec Ossip Gabrilowitsch, Alban Berg et Oskar Fried, Butt commence les répétitions pour la première de la sixième symphonie de Mahler à Essen[15].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Buth compose un concerto pour piano en ré mineur, la cantate Rinaldo, un quatuor à cordes, un quintette pour piano et quelques chants et œuvres instrumentales[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Julius Buths » (voir la liste des auteurs).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eric Blom (éd.), Grove Dictionary of Music and Musicians, 5e éd., 1954, Vol. 1, p. 1048.
  2. Howard E. Smith, A History of the Oratorio
  3. a b et c Answers.com
  4. Presto Classical
  5. a b et c W. H. Reed: Elgar
  6. The Victorian Web: Sir Edward Elgar and His World: A Selective Chronology
  7. Grant Park Music Festival
  8. Music Web International: Elgar’s Blessed Charmer – Muriel Foster
  9. choirs.org.uk
  10. Philharmonia « Copie archivée » (version du 28 septembre 2011 sur l'Internet Archive)
  11. Simon Mundy, Elgar
  12. noeartlycity
  13. National Library of Australia Catalogue
  14. jstor
  15. a et b Henry-Louis de La Grange, Gustav Mahler: Vienna, Triumph and Disillusion
  16. San Francisco Symphony
  17. Kennedy Center

Liens externes[modifier | modifier le code]