| Titre original | E.T. the Extra-Terrestrial |
|---|---|
| Réalisation | Steven Spielberg |
| Scénario | Melissa Mathison |
| Musique | John Williams |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production |
Universal Pictures Amblin Entertainment |
| Pays d’origine |
|
| Genre | science-fiction |
| Durée | 115 minutes |
| Sortie | 1982 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
E.T., l'extra-terrestre[1] (ou E.T. l'extraterrestre au Québec) (prononcé [i.ti], comme la prononciation en anglais) est un film de science-fiction américain réalisé par Steven Spielberg et sorti en 1982.
Le film raconte l'histoire d'Elliott, un petit garçon solitaire qui se lie d'amitié avec un extraterrestre abandonné sur Terre. Avec son frère et sa sœur, Elliott va le recueillir puis l'aider à reprendre contact avec ses congénères, tout en essayant de le garder caché de leur mère et du gouvernement américain.
Sorti le par Universal Pictures, E.T. a connu un succès immédiat, dépassant Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir pour devenir le film le plus rentable de tous les temps – un record qu'il a tenu pendant onze ans jusqu'à Jurassic Park, un autre film de Steven Spielberg, qui l'a surpassé en 1993.
Acclamé par le public et encensé par la critique, E.T. est devenu aujourd'hui un film culte des années 1980, notamment de par l'une de ses scènes (le vélo d'Elliott s'envolant dans les airs) et une réplique de l'extraterrestre (« E.T. téléphone maison ») ; il a notamment obtenu quatre Oscars en 1983. Il a été réédité en 1985, puis de nouveau en 2002 à l'occasion de son 20e anniversaire, avec des plans modifiés et des scènes supplémentaires.
En France, le film est sorti en avant-première lors de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes le , avant sa sortie nationale le .
Le film a lancé la carrière de l'actrice Drew Barrymore et de l'acteur Henry Thomas, qui avaient respectivement 6 et 10 ans lors du tournage.
Un appareil extraterrestre vient d'atterrir en pleine nuit dans une forêt, dans les environs d'une petite ville près de Los Angeles. Ses étranges petits occupants, botanistes, envoyés sur Terre en mission d'exploration, recueillent quelques plantes. L'un d'eux s'éloigne du groupe et explore la forêt avant de découvrir, fasciné, les lumières de la ville au loin.
Mais soudain, un groupe d'hommes, des agents du gouvernement américain, débarquent en voitures et traquent la créature imprudente, qui tente alors de rejoindre ses semblables. Ces derniers, voulant éviter le contact avec les êtres humains, font décoller le vaisseau et quittent finalement la Terre en toute hâte, avant que leur congénère égaré n'ait pu les rejoindre. L'extraterrestre, désormais seul et apeuré, arrive à semer les agents dans la forêt et à se frayer un chemin vers la ville, dans un quartier résidentiel où vit une famille en crise : Mary, mère divorcée, et ses trois enfants, Michael, Elliott et Gertie.
Elliott, dix ans, est moqué par son frère aîné, Michael, et ses amis Greg, Steve et Tyler. Sortant pour aller chercher une pizza commandée, Elliott découvre l'extraterrestre abandonné, qui s'enfuit aussitôt, effrayé. Le lendemain, malgré l'incrédulité de sa famille à qui il a raconté sa mésaventure, Elliott essaie de retrouver l'extraterrestre en l'attirant avec des bonbons laissés dans les bois, il le retrouve enfin et l'attire dans sa chambre. Avant de s'endormir, Elliott commence à communiquer avec l'extraterrestre en imitant ses gestes.
Le lendemain matin, Elliott fait semblant d'être malade pour éviter d'aller à l'école, afin de pouvoir jouer avec l'extraterrestre. L'après-midi, son frère aîné Michael et sa petite sœur Gertie découvrent à leur tour l'extraterrestre, ce qui déclenche des scènes comiques de frayeurs réciproques. Elliott, Michael et Gertie cachent à leur mère Mary la présence de la créature dans un placard. Michael et Gertie promettent à Elliott de garder secrète la présence de l'extraterrestre. Les enfants essaient ensuite de découvrir son origine. L'extraterrestre désigne le ciel, fait léviter des balles qui semblent représenter son système solaire, et démontre ses pouvoirs en faisant revivre un pot de fleurs mortes.
Le lendemain, à l'école, Elliott commence à expérimenter une connexion psychique avec l'extraterrestre resté seul à la maison. La créature explore le réfrigérateur et boit de la bière, ce qui a pour conséquence de rendre ivre Elliott en classe. Elliott libère ensuite les grenouilles dans une classe de dissection. Alors que l'extraterrestre regarde John Wayne embrasser Maureen O'Hara dans L'Homme tranquille à la télévision, cela amène Elliott à embrasser pareillement la fille de sa classe qui l'aime.
Plus tard, l'extraterrestre commence à apprendre à parler en répétant ce que la petite Gertie prononce quand elle regarde à la télévision l'émission enfantine Sesame Street. Elliott le baptise « E.T. » (pour « extraterrestre »). Elliott aide E.T. à construire un appareil de communication afin d'entrer en contact avec ses semblables (E.T. prononce les mots « téléphone maison »), en utilisant des appareils électriques et quelques jouets électroniques des enfants. Michael commence à remarquer que la santé d'E.T. se détériore. Le soir d'Halloween, Michael et Elliott déguisent E.T. en fantôme afin qu'il puisse se faufiler hors de la maison et en le faisant passer pour Gertie. Elliott conduit ensuite E.T. à vélo vers la forêt – E.T. fait s'envoler le vélo dans les airs dans la nuit grâce à ses pouvoirs, scène culte du film –, où E.T. installe son appareil pour appeler ses semblables. Cependant, le lendemain matin, Elliott se réveille seul dans la forêt à côté de l'appareil, et E.T. a disparu. Elliott retourne donc seul chez lui, où sa famille, inquiète de sa disparition nocturne, a appelé la police. Michael part à son tour pour la forêt à vélo et y retrouve E.T. mourant, pendant qu'Elliott, malade, développe les mêmes symptômes que la créature. Mary prend peur lorsqu'elle découvre la maladie de son fils et l'existence de l'extraterrestre mourant dans la salle de bain. Les agents du gouvernement, qui ont fini par repérer la présence d'E.T., envahissent alors la maison.
Les scientifiques, dont un homme surnommé Keys car il porte des clés à la ceinture, créent une installation médicale dans la maison, mettant en quarantaine Elliott et E.T. Après des heures de soins, Elliott récupère et E.T. meurt, ce qui rompt le lien psychique entre le garçon et l'extraterrestre. Elliott, triste, reste un instant seul avec la créature morte, lui dit qu'il l'aime, ce qui a pour effet de faire revivre le pot de fleurs, et E.T. revient finalement à la vie, en s'exclamant « téléphone maison ! ».
Elliott comprend donc que les congénères d'E.T. ont finalement bien reçu le message et s'apprêtent à revenir sur Terre pour récupérer leur semblable. Elliott et Michael volent le camion dans lequel E.T. a été placé, et s'ensuit une course-poursuite entre le camion et la police et les scientifiques à travers la ville. Elliott, Michael et E.T. sont rejoints par Greg, Steve et Tyler, et tous s'enfuient à vélo pour se rendre dans la forêt – E.T. fait une nouvelle fois s'envoler leurs vélos dans les airs. Dans la forêt, à la tombée de la nuit, le vaisseau spatial arrive enfin, devant les yeux émerveillés d'Elliot, Michael, Greg, Steve et Tyler, rejoints par Mary, Gertie et l'agent Keys. E.T. fait ensuite ses adieux émouvants à Gertie, à Michael, et enfin à Elliott en larmes, à qui il déclare « je suis toujours là » en indiquant le front du garçon de son doigt lumineux. Puis E.T. dont le cœur est éclairé dans sa poitrine, monte enfin dans le vaisseau, avec dans ses mains le pot de fleurs ressuscitées offert par Gertie, et tous assistent avec émotion au départ de l'engin, qui disparait à jamais dans le ciel, en laissant derrière lui un arc-en-ciel.
Légende : doublage de la version originale (1982) / Doublage de l'Édition Spéciale (2002)
Note : dans le doublage français original, « E.T. » est prononcé à la française.
À l'origine, Steven Spielberg avait prévu de faire un film plus noir avec des aliens qui terrorisent une famille dans sa maison. Il réutilisera cette idée, mais dans un autre contexte, en produisant en 1982 Poltergeist de Tobe Hooper.[réf. souhaitée]
Sur le tournage du film Rencontres du troisième type, le réalisateur français François Truffaut qui jouait dans ce film aurait conseillé à Steven Spielberg de réaliser un film dont des enfants seraient les héros[réf. nécessaire]. Cela aurait été une des inspirations pour le réalisateur américain.[réf. souhaitée]
Pour le scénario du film E.T., l'extra-terrestre, l'écrivaine française Yvette de Fonclare révèle qu'elle a découvert avec surprise le récit de son propre roman L'Enfant des étoiles écrit en 1979 et qui relate la rencontre entre des enfants et un jeune extraterrestre perdu sur la Terre. En février 1981, Yvette de Fonclare avait envoyé son manuscrit à la société The Walt Disney Company dans l'espoir de voir naître un film d'après son œuvre. La scénariste du film E.T., l'extra-terrestre, Melissa Mathison, travaillait à l'époque chez Walt Disney Company quand Yvette de Fonclare envoya son manuscrit. Cette dernière émet l'hypothèse du plagiat de son ouvrage si ce n'est une très forte coïncidence[11].
Par ailleurs, des similarités ont été relevées entre le film de Spielberg et un film québécois, Le Martien de Noël, réalisé par Bernard Gosselin en 1971[12].
Le visage d'E.T. est inspiré par les visages de Carl Sandburg, d'Albert Einstein et du chat du concepteur d'E.T., Carlo Rambaldi[réf. souhaitée].
Les différents titres des versions de travail d’E.T. ont été « A Boy's Life », « Night Skies » et « E.T. and Me ».[réf. souhaitée]
Si Melissa Mathison est la scénariste officielle du film, c'est Steven Spielberg qui a conçu le film. En effet, E.T., l'extra-terrestre est quasi-autobiographique : n'ayant pas d'amis dans son enfance et ses parents s'étant séparés, le jeune Steven, fasciné par les Ovnis, s'inventa un ami imaginaire. Aujourd'hui encore, Steven Spielberg affirme que E.T., l'extra-terrestre est son film le plus intime.[13]
Au départ, Drew Barrymore devait jouer le rôle de Carol-Anne Freeling dans le film Poltergeist ; mais Steven Spielberg, ne la trouvant pas convaincante, la fait remplacer par une amie de Drew, Heather O'Rourke et réécrit en urgence le script d’E.T. afin d'y insérer le rôle — non prévu à l'origine — de Gertie pour sa filleule.[réf. souhaitée]
Lors des auditions pour le rôle d'Elliott, on demanda à Henry Thomas d'exprimer la tristesse. Il pensa au jour où son chien avait trouvé la mort et pleura vraiment. Ce qui a également fait verser des larmes à Steven Spielberg, qui l'engagea sur-le-champ[14].
L'acteur Harrison Ford aurait dû apparaître dans le film, dans le rôle du directeur de l'école d'Elliott. Elliott, après avoir été expulsé, apparemment saoul, de sa classe après avoir fait s'échapper toutes les grenouilles des élèves, était conduit chez le directeur par l'infirmière. Cette dernière était interprétée par Melissa Mathison, la scénariste du film et, à l'époque, la compagne d'Harrison Ford. Mais celle-ci se trouva si mauvaise qu'elle demanda au réalisateur de ne pas conserver la séquence, qui n'était pas nécessaire au film. On peut cependant la découvrir dans les bonus de l'édition spéciale et la novélisation écrite par le romancier William Kotzwinkle qui publia également, deux ans après la sortie du film, une suite basée sur une idée de Spielberg : La Planète verte.[réf. souhaitée]
E.T., l'extra-terrestre est un des rares films à avoir été tournés intégralement dans l'ordre du scénario, afin de permettre aux jeunes acteurs d'être plus sincères dans leurs émotions induites par l'histoire qu'ils découvraient au fur et à mesure, et aussi de s'éviter de trop longues séances de montage.[réf. souhaitée]
La deuxième scène du film montre les enfants en train de faire une partie de Donjons et Dragons (boîte de base) chez la mère d'Eliot[15],[16]. Avant la production du film, Spielberg organisa une session de Donjons et Dragons avec les jeunes acteurs[17].
La fameuse scène du vol d'Eliott dans les airs à vélo est un hommage au film Miracle à Milan (1951) de Vittorio De Sica et Cesare Zavattini[18].
En dehors des mouvements complexes de la marionnette animatronique utilisée lors du tournage, quatre personnes ont été créditées pour les « mouvements spéciaux » : deux personnes de très petite taille pour les séquences où E.T. est filmé en pied et se déplace sur de longues distances, un adolescent né sans jambes pour la séquence où E.T. est saoul et percute le réfrigérateur (il se déplaçait en fait sur ses mains) et un mime, au début de cette même séquence, lorsque E.T. ouvre la cannette de bière, ce que l'animatronique ne pouvait réussir à l'époque.[réf. souhaitée]
La voix d'E.T. est celle de l'actrice Pat Welsh, retravaillée par Ben Burtt.[réf. souhaitée]
| Sortie | |
|---|---|
| Enregistré | MGM Scoring Stage |
| Genre | musique de film |
| Producteur | Bruce Botnick, John Williams |
| Label | MCA |
Albums de John Williams
La musique du film est composée par John Williams, fidèle collaborateur de Steven Spielberg. L'album est édité en juin 1982 par MCA, puis réédité par divers labels avec davantage de titres en 1996, 2002 et 2017. Pour son travail, John Williams reçoit notamment l'Oscar de la meilleure musique de film
Lorsque le film est projeté à la cérémonie de clôture du festival de Cannes 1982, personne ou presque n'était au courant que Steven Spielberg avait travaillé sur ce film[pas clair]. Cela n'empêche pas le film d'enthousiasmer les critiques, le public et les collègues de Steven Spielberg, au point que George Lucas déclare à la fin de la projection : « C'est vraiment extraordinaire. Il va exploser le box-office. Je suis sûr qu’E.T. battra sans problème Star Wars ».[réf. souhaitée]
De fait, E.T., l'extra-terrestre a été en tête du box-office mondial pendant onze ans d'affilée, avant d'être détrôné par un autre film de Steven Spielberg : Jurassic Park.[réf. souhaitée]
Dans son Dictionnaire du cinéma, Jacques Lourcelles juge que le film présente sur le plan du style « un net affadissement » par rapport aux films précédents de Spielberg, « la lourdeur, la lenteur du récit » étant en outre accentuées par « l'excrécrable musique » de John Williams. Selon Lourcelles, avec E.T., Spielberg, autrefois maître de la cruauté et du malaise dans Duel, « est en passe de devenir un maître de la mièvrerie, de l'angélisme et de la bonne conscience »[19].
| Pays | Box-office | Nbre de sem. | Classement TLT[20] | Source |
|---|---|---|---|---|
| 792 910 554 $ | - | 16e | - | |
| 435 110 554 $ | - | 4e | - | |
| 9 413 001 entrées | 49 sem. | 17e | [2] | |
| Paris | 1 903 583 entrées | 54 sem. | 1er en 1982 | [3] |
Le film bat le record de la seconde semaine à Paris avec 309 836 entrées, battant ainsi le record de Rien que pour vos yeux[21].
Ces changements ont été dénoncés par Trey Parker et Matt Stone dans l'épisode satirique de South Park : Bérets gratos (saison 6, épisode 9).
En , Spielberg confia dans une interview qu'il regrettait les changements de l'Édition spéciale de 2002, et qu'il conseillerait désormais aux gens n'ayant jamais vu le film de regarder la version cinéma originale de 1982[24]. C'est pour cette raison que seule la version originale est désormais proposée sur les rééditions en DVD et en Blu-ray.
Le film présente deux clins d'œil de Steven Spielberg à son ami George Lucas et à sa saga Star Wars :
Dans la chambre d'Elliott et Michael, on aperçoit aussi en arrière-plan plusieurs jouets à l'effigie de vaisseaux de Star Wars.
George Lucas ajoutera en caméo un groupe de trois individus à l'image d'E.T., lors d'une séance du Sénat galactique, dans le film Star Wars, épisode I : La Menace fantôme (1999)[26]. Depuis, l'espèce d'E.T. a d'abord été nommée Children of the Green Planet (« Enfants de la Planète Verte ») dans la nouvelle E.T : The Book of the Green Planet, puis officialisée comme faisant partie de l'univers Star Wars, sous le nom « d'Asogiens », venant d'une planète nommée Brodo Asogi, dans le secteur Perinn de la Bordure Extérieure de la Galaxie où se déroule l'histoire de Star Wars. L'un des trois sénateurs de cette espèce s'appelle Grebleips (Spielberg écrit à l'envers).
Il existe une attraction et un magasin rattaché à Universal Studio Orlando, en Floride. L'attraction de type Dark Ride fait voyager le visiteur à travers l'univers du film. Elle fait également découvrir la planète d'E.T et de ses congénères.