La préface de ses Pièces choisies… le présente comme élève de Lully et de Michel Lambert.
Son épouse se nommait Élisabeth Amauri et lui survécut (veuve Piroye).
Il occupe les postes d’organiste de l’église des Jacobins à Paris de 1690 à 1712, et à Saint-Honoré[Où ?] de 1708 à 1712. Il est démis de ses fonctions pour une raison inconnue le et Pierre-Claude Foucquet lui succède, âgé de 18 ans seulement.
Il se consacre ensuite à la composition et à l’enseignement et semble avoir été apprécié comme organiste et claveciniste «…sa manière sçavante & délicate à toucher l’Orgue & le Clavecin, lui attire tous les jours de nouveaux applaudissements.» (Préface des Pièces choisies…)
Selon cette même Préface des Pièces choisies… d’autres livres devaient suivre le premier, mais n’ont pas été publiés ou jamais retrouvés. « Ce premier volume sera suivi de quelques autres qui paroistront tous les trois mois. On y trouvera des pièces approuvées & nouvelles, propres à toutes sortes d’Instrumens. Il y en a pour l’Orgue, pour le Clavecin, pour le Tuorbe, pour le Violon, pour le Hautbois, pour la Flute, & pour tous les divers Instrumens de Musique. »
3 Livres d’airs sérieux et à boire, Paris, Ballard (1695–7).
9 Airs dans les Recueils d’airs sérieux et à boire de différents auteurs, Paris, Ballard (1695–1724).
Jephté, tragédie en musique (1703), ms.
Cantique pour le temps de Noël, voix et basse continue, Paris, Ballard (1703).
Pièces choisies de la composition de Mr Piroye, professeur de musique & organiste à Paris, tant pour l’orgue et le clavecin, que pour toutes sortes d’instruments de musique. Le premier livre, (Paris, 1712) contient 5 pièces d’orgue : La Paix – L’Allégresse – La Béatitude – L’Immortelle – La Brillante.
Le retour d’Eurydice aux Enfers, suite de la cantate d’Orphée (Clérambault), Paris, Ballard, (1717).
La Royale, pièce d’orgue, copie manuscrite de Delmotte dans Un Livre d'orgue d’Entrevaux, (Alpes-Maritime, 1984).
Ch. Bouvet: «Un musicien oublié: Charles Piroye», Revue de Musicologie, (1928), p. 225–34; aussi publié sous le titre «Charles Piroye; les Fouquet», Musiciens oubliés, musique retrouvée, Paris (1932).
R. Delosme: «La Royale, de Charles Piroye», Bulletin de l’Atelier d’études sur la musique française des XVIIe & XVIIIe siècles, vii (1997), p. 16–17.