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Paul Van Nevel
Image dans Infobox.
Paul Van Nevel en 2003.
Biographie
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Leo Van Nevel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Paul Van Nevel, né le à Hasselt, est un musicien, musicologue et historien de la musique belge. Il dirige le Huelgas Ensemble.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Van Nevel est issu d'une famille de musiciens. Son père, qui joue du violon, encourage son fils à jouer de tous les instruments. De 11 et 18 ans, il chante quatre heures par jour. Alors que son père aime Richard Wagner, son fils Paul préfère Béla Bartók.

De 1969 à 1971, Paul Van Nevel étudie la musique à Maastricht, puis la musique ancienne à la Schola Cantorum Basiliensis de Bâle, en Suisse. Pendant sa dernière année au sein de cette dernière institution, il se fait connaître en fondant le Huelgas Ensemble. Le nom de l'ensemble provient du célèbre Codex Las Huelgas, une des sources musicales les plus importantes du XIIIe siècle. L'ensemble débute avec un répertoire exceptionnellement éclectique, avant de se concentrer sur la redécouverte de perles musicales du Moyen Âge et de la Renaissance. On lui doit ainsi la version de référence du tout premier opéra, La Pellegrina.

Paul Van Nevel est invité en tant que professeur au Conservatoire Sweelinck d'Amsterdam où il est titulaire du cours de notation musicale et d’interprétation dans la section de direction chorale. Outre ses nombreuses activités avec l’Ensemble Huelgas, Paul Van Nevel passe chaque année plusieurs mois dans les bibliothèques européennes où il transcrit et étudie la musique ancienne. Il est également invité comme chef dans de nombreuses formations, notamment le Collegium Vocale de Gand, le Nederlands Kamerkoor et le chœur du Nederlandse Bach Vereniging.

Dans ses interprétations, Paul Van Nevel essaie, autant que possible, d’associer l'esprit de l’époque à laquelle l’œuvre a été écrite, la littérature, la prononciation ancienne, le contrepoint improvisé, etc.

Paul Van Nevel remet la polyphonie en situation dans son époque de la pré-Renaissance et de la Renaissance, en rupture avec le Moyen Age jusqu’au délire : "Copernic (1473-1543) renverse le monde au propre comme au figuré. Petrucci (1466-1539) invente l’imprimerie musicale, rendant la musique accessible à tous. Le savant juif Abraham Zacuto (vers 1450 - vers 1515) élabore un 'Almanach perpetuum' grâce auquel l’homme peut prévoir l’avenir. (…) Antonio di Pietro Averlino (vers 1400 - 1469) crée la cité futuriste idéale Sforzinda dans son Trattato d’architettura. Francesco di Giorgio Martini (1439-1502) expose les règles de la perspective moderne, un tournant dans la représentation de la perception dans les arts plastiques."[1] Paul Van Nevel : "La splendeur de la Flandre résidait dans le fait qu’elle exportait non pas des cyclistes, ni des footballeurs, mais des musiciens : des chanteurs et des compositeurs célèbres, à la réputation parfois sulfureuse, aptes à flatter les oreilles des puissants. Ils jouissaient d’une notoriété véritablement internationale, ce qui n’était pas insignifiant dans une Europe où les médias actuels n’existaient pas."[1]

Paul Van Nevel est l'auteur d’articles et de livres traitant de la musique du Moyen Âge et de la Renaissance, notamment une monographie de Johannes Ciconia et un ouvrage destiné au grand public : Nicolas Gombert et l’Aventure de la Polyphonie franco-flamande. Actuellement, il prépare un livre sur les compositeurs franco-flamands des XVe et XVIe siècles.

Paul Van Nevel est aussi connu comme grand amateur de cigares. Son neveu Erik Van Nevel est le directeur musical du Currende Consort.

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 1994, Paul Van Nevel reçoit à Paris le prix In Honorem de l’Académie Charles-Cros. Il est aussi lauréat de plusieurs Diapasons d’or, entre autres, en 1996, pour le disque Utopia triumphans, le Cannes Classical Award pour la Missa L’Homme armé en 1998, et plusieurs « Choc » du Monde de la Musique et prix Caecilia de la presse musicale belge.

Partitions volées[modifier | modifier le code]

Paul Van Nevel a été condamné par défaut par un juge italien à 40 mois de prison en Italie pour le vol de partitions précieuses de la bibliothèque du Conservatoire de Bologne ; la condamnation a été connue en Belgique en été 1994. Ces partitions des XVIIe et XVIIIe siècles avaient été volées en 1988 au Civico Museo Bibliografico Musicale, où Van Nevel avait été le dernier à les consulter. Il a déclaré lui-même les avoir achetées à un prix avantageux sur un marché public à Milan ; il les a revendues en Belgique, notamment au Musée Instrumental de Bruxelles et au Conservatoire de Gand[2]. En appel, seule la prévention de recel a été retenue contre lui et sa peine réduite[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Enregistrements dédiés à un compositeur[modifier | modifier le code]

Thématiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Renaud Machart, « Saintes célèbre l'utopie triomphante de la polyphonie », Le Monde,‎
  2. «Le mélomane nie être kleptomane», Le Soir, 4 août 1994; «Le musicologue belge condamné en Italie interjette appel», Le Soir, 5 août 1994.
  3. «La Cour d'appel de Bologne ne retient que le recel», Le Soir, 14 mars 1995.

Liens externes[modifier | modifier le code]