Jules Mouquet
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Conservatoire national supérieur de musique et de danse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Conservatoire national supérieur de musique et de danse (d), Conservatoire national supérieur de musique et de danse de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Maîtres
Distinction
Prix de Rome ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Jules Ernest Georges Mouquet, né le à Paris (1er arrondissement) et mort le dans la même ville (6e arrondissement)[1], est un compositeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bien qu'issu d'une famille d'artisans et commerçants[2], Jules Mouquet est très vite attiré par la musique. Il étudie au Conservatoire de Paris la composition avec Théodore Dubois, l'harmonie avec Xavier Leroux, et obtient au sein de l'établissement un deuxième prix de contrepoint et fugue en 1893[3]. En 1896 il est lauréat du Grand Prix de Rome avec sa cantate Mélusine[2], puis remporte deux autres prix de composition décernés par l'Institut, le prix Trémont en 1905[4] et le prix Chartier en 1907[5] pour sa production de musique de chambre. Il devient par la suite professeur d'harmonie au Conservatoire de Paris en 1913[6], où il comptera parmi ses élèves Léo-Pol Morin et Édouard Souberbielle. Il est fait chevalier dans l'ordre des Palmes académiques en 1914[7].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Les principales influences de Jules Mouquet sont les compositeurs impressionnistes et les romantiques tardifs, caractéristique d'un goût prononcé pour l'Antiquité et la Grèce[6]. Ceci se retrouve en particulier dans les titres de ses œuvres orchestrales comme la Marche antique ou les poèmes symphoniques Diane et Endymion et Persée et Andromède (qui sont des envois de Rome), dans ses pièces de musique de chambre avec une Danse grecque pour flûte et piano ou harpe et un Divertissement grec pour flûte et harpe ou piano, ou encore dans ses compositions pour piano telles que les Études antiques.

Son œuvre la plus connue est probablement sa Sonate op. 15, La Flûte de Pan, composée en 1904[8] pour flûte et piano (qui existe également dans une version pour flûte et orchestre), toujours au répertoire des flûtistes d'aujourd'hui[2], et qui s'articule en trois mouvements évocateurs : Pan et les bergers, Pan et les oiseaux, Pan et les nymphes. Il en existe de nombreux enregistrements[9]. On compte aussi parmi sa production de musique de chambre une Suite en 3 mouvements pour septuor à vent (flûte traversière, hautbois, deux clarinettes, cor et deux bassons) et plusieurs pièces de concours pour clarinette et piano, flûte et piano, hautbois et piano, basson et piano, ou encore cornet à pistons et piano.

On lui doit en outre Le Jugement dernier, un poème symphonique et vocal qui est également un envoi de Rome, dont la première exécution publique date de 1902[10]. L’œuvre est écrite pour soli, chœur et orchestre. Parmi différents motifs musicaux, elle utilise ceux des deux premiers vers de la prose Dies iræ.

Catalogue[modifier | modifier le code]

Ses principales compositions sont[11] :

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 1/913/1867, avec mention marginale du décès (consulté le 9 juillet 2012)
  2. a b et c « Prix de Rome 1890-1899 », sur www.musimem.com (consulté le )
  3. Constant Pierre, Le Conservatoire national de musique et de déclamation : documents historiques et administratifs / recueillis ou reconstitués, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 818
  4. « La Chronique des arts et de la curiosité : supplément à la Gazette des beaux-arts », sur Gallica, (consulté le )
  5. « La Chronique des arts et de la curiosité : supplément à la Gazette des beaux-arts », sur Gallica, (consulté le )
  6. a et b « Editions Henry Lemoine | Biographie », sur www.henry-lemoine.com (consulté le )
  7. « Le Ménestrel : journal de musique », sur Gallica, (consulté le )
  8. Jules Mouquet (1867-1946), La flûte de Pan. Op. 15, (lire en ligne)
  9. (en-US) « La Flûte de Pan, for flute &… | Details », sur AllMusic (consulté le )
  10. « Le Ménestrel : journal de musique », sur Gallica, (consulté le )
  11. « Jules Mouquet (1867-1946) », sur data.bnf.fr (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]