Reinhold Glière
Image dans Infobox.
Reinhold Glière
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
MoscouVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Noms de naissance
Reinhold Moritsevitch Glière, Рейнгольд Моріцевич ГлієрVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Maîtres
Genres artistiques
Distinctions
Prix StalineVoir et modifier les données sur Wikidata
Liste détaillée
Prix Staline
Artiste du peuple de la RSFSR (en)
Médaille du 800e anniversaire de Moscou (en)
Artiste d'honneur de la RSFSR (d)
Artiste émérite de la République socialiste fédérative soviétique de Russie (d)
Artiste du peuple du RSS d'Ouzbékistan (d)
Médaille du Mérite au travail de la Grande Guerre patriotique
Artiste du peuple de l'URSS
Ordre du Drapeau rouge du Travail
Ordre de Lénine
Ordre de l'Insigne d'honneur
Artiste du peuple de la RSS d'Azerbaïdjan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales

Reinhold Moritsevitch Glière (en russe : Рейнгольд Морицевич Глиэр, en ukrainien : Рейнгольд Моріцевич Глієр), né le 30 décembre 1874 ( dans le calendrier grégorien) à Kiev, aujourd'hui en Ukraine, et mort le à Moscou, est un compositeur postromantique ukrainien, puis soviétique, d'origine allemande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère, Josephine Korczak (1852-1937), était polonaise et son père, Moritz Glier (1834-1896), facteur d'instruments à vent, venait d’une vieille famille saxonne. Moritz Glier était un musicien de très bon niveau et extrêmement polyvalent puisqu'il jouait - entre autres - de la flûte, de la clarinette, du cor et de la trompette. Il transmit ses dons artistiques à ses enfants : le frère aîné de Reinhold, Moritz, était un excellent violoncelliste et sa sœur Cesja jouait du piano. Reinhold eut dès son plus jeune âge le violon comme instrument de prédilection. À la fin de ses études secondaires, il entra à l'École de musique de Kiev, où il eut comme professeur le célèbre violoniste tchèque Otokar Ševčik. Il y étudia le violon et la composition pendant trois années avant d'être accepté, en 1894, au prestigieux Conservatoire de Moscou. Il y avait étudié sous la tutelle des pédagogues de grand renom. Ses professeurs de composition et de matières théoriques furent Mikhaïl Ippolitov-Ivanov, Anton Arenski, Georgi Konyus, Johann Hrimaly et Sergueï Taneïev. En 1900, il couronna ses études au Conservatoire par le diplôme et par une médaille d'or en composition avec un opéra-oratorio en un acte, Le Ciel et la Terre, inspiré par un texte de Lord Byron (Earth and Heaven).

Sur la recommandation de Taneïev, Reinhold Glière eut deux élèves : Prokofiev et Miaskovski.

Avant même la fin de ses études, Glière s'était déjà essayé à tous les grands genres musicaux (à l'exception peut-être du ballet et du concerto instrumental), qui le fascinèrent tout au long de sa carrière. Il composa ainsi son Premier Sextuor à cordes op. 1 (1898), dédié à Taneïev, le Premier Quatuor à cordes op. 2 (1899), l'Octuor à cordes op. 5 (1900), dédié à Hrimaly, et la Première Symphonie op. 8 (18991900). À sa sortie du Conservatoire de Moscou, Glière enseigna à l'École de musique Gnessine de Moscou.

En 1905, il partit pour un séjour de deux ans à Berlin, où il étudia avec le compositeur et chef d'orchestre Oskar Fried. Il y écrivit sa Seconde Symphonie op. 25 (1907) et la dédia à un autre chef d'orchestre de renom, Serge Koussevitzky, qui dirigea l'œuvre avec l'Orchestre philharmonique de Berlin l'année suivante. En 1908, de retour à Moscou, Glière fit sa première apparition publique comme chef d'orchestre à l'occasion de l'exécution de ses Sirènes op. 33. En 1910, il publia sa Troisième Symphonie, la monumentale Ilya Mourometz, dédiée à Glazounov.

En 1913, il revint à Kiev y enseigner au conservatoire. Il enseigna à la classe de composition, dont il devint directeur l'année suivante et garda son poste jusqu'après la 1919.

À partir de 1920, il enseigna la composition au conservatoire de Moscou pendant vingt ans. Il forma ainsi un grand nombre de compositeurs, parmi lesquels Aram Khatchatourian, Lev Knipper, Boris Aleksandrov, Alexandre Davidenko et Alexandre Mossolov, Eugène Gounst, ainsi que deux célèbres artistes ukrainiens, Boris Liatochinski et Levko (Lev) Revoutski.

Reinhold Glière fut président du comité d'organisation de l'Union des compositeurs soviétiques de 1938 à 1948, échappant à la censure de la période d'après-guerre et fut vraiment couvert d'honneurs dont le titre d'Artiste du peuple de l'URSS en 1938 et trois Prix Staline — le premier en 1946 pour son unique Concerto pour soprano colorature et orchestre, d'une beauté ravissante. Il s'intéressa énormément à la musique des nombreux peuples de l'Union soviétique, favorisant le développement musical régional et écrivant des œuvres qui utilisaient divers idiomes folkloriques, notamment en Azerbaïdjan et en Ouzbékistan. Un résultat de ces travaux fut l'opéra Chah-Sénem, op. 69 (1923), qui fut donné à Bakou en 1934 en langue azérie.

Reinhold Glière est enterré au cimetière de Novodiévitchi à Moscou.

Style et œuvre[modifier | modifier le code]

Il ne fait pas de doute que des œuvres aux titres de ballet Le Pavot Rouge (son ballet révolutionnaire populaire op. 70, 1927), Pour le bonheur de la mère patrie (1942) et Ouverture solennelle pour le vingtième anniversaire de la révolution d'Octobre op. 72 (1937), lui facilitèrent le chemin. Mais le style de composition de Glière était déjà parvenu à maturité dans les dernières années du XIXe siècle ; son œuvre musicale est fermement ancrée dans la grande tradition russe. Il était fier d'y succéder à de grandes figures telles que Glinka, Tchaïkovski, Rimski-Korsakov et Borodine; il était aussi un fidèle disciple de Taneïev et d'Arenski et ses contemporains de la génération précédente. Le style romantique de Glière lui valut d'être accepté tant des autorités tsaristes que soviétiques, provoquant un certain ressentiment parmi les nombreux compositeurs qui souffrirent aux mains du régime soviétique. Nul ne fut donc surpris que plusieurs de ses œuvres - les poèmes symphoniques Sirènes, op. 33 (1908), la Troisième Symphonie, consacrée à la légende du héros médiéval russe (bogatyr) llya Mouromets, op. 42 (1911), et le Premier Sextuor à cordes, op. 1 (1898), - remportent le prestigieux prix Glinka, décerné par un jury composé de personnalités telles que Rimski-Korsakov, Glazounov et Liadov.

Le chef d'orchestre Leopold Stokowski, qui dirigea la Troisième Symphonie à de nombreuses reprises aux États-Unis, voyait en elle un monument à la culture slave.

Par Le Pavot Rouge, Glière fut l'un des pionniers du ballet dramatique soviétique. Sa carrière s'acheva d'ailleurs avec deux ballets, Le Cavalier d'airain, op. 89 (1949), basé sur le célèbre long poème d'Alexandre Pouchkine, et Tarass Boulba, op. 92 (1952), inspiré de la nouvelle éponyme de Nicolas Gogol. Parmi ses concertos instrumentaux, le Concerto pour voix (soprano colorature) et orchestre (1943) retient particulièrement l'attention, mais ne doit pas masquer pour autant les réelles beautés de ses autres concertos avec orchestre : pour harpe (op.74, de 1938), pour violoncelle (op.87, de 1946), pour cor (op.91, de 1951), sans oublier celui pour violon et orchestre (op.100, de 1956), achevé par son élève Boris Liatochinski.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Orchestre[modifier | modifier le code]

Concertos[modifier | modifier le code]

Œuvres vocales[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Piano[modifier | modifier le code]

Musique de scène[modifier | modifier le code]

Opéra[modifier | modifier le code]

Ballet[modifier | modifier le code]

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Musique vocale[modifier | modifier le code]

Musique concertante[modifier | modifier le code]

Musique orchestrale[modifier | modifier le code]

Ballets[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. David Ewen (1968)
  2. (en) Geoff Bushell, « Third Symphonie », sur gliere.org.uk, 1999... (consulté le 22 juin 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]