| Naissance |
Nancy, France |
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| Décès |
Bry-sur-Marne, France |
| Activité principale | Chanteuse, comédienne |
| Genre musical | chanson française |
| Années actives | 1946-1994 |
| Labels | Philips |
Catherine Sauvage, née Jeanine Marcelle Saunier le à Nancy et morte le à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), est une chanteuse et une comédienne française. Elle a été une des interprètes privilégiées de Léo Ferré.
En 1940, la Seconde Guerre mondiale la pousse, elle et sa famille, jusqu'en zone non-occupée à Annecy. Charles Trenet lui donne le goût de la chanson, du théâtre amateur et de la scène. Un temps chanteuse et productrice à Radio Genève en 1947, elle s'installe à Paris à dix-huit ans pour suivre des cours d'art dramatique, et adopte le patronyme de Sauvage, emprunté à une amie d'enfance :
« J'ai fait mon apprentissage chez Jean-Louis Barrault avec Jean Vilar, Roger Blin, Marcel Marceau. [...] Le hasard de la vie m'a permis d'être présentée à Moyses, qui était le directeur du cabaret le Bœuf sur le toit. Je lui ai chanté quelques « trucs » comme ça, je lui ai dit deux ou trois poèmes. Résultat, Moyses m'a engagée dès le lendemain. J'avais un répertoire d'occasion avec notamment des chansons de Marianne Oswald. Je suis restée deux mois au Bœuf sur le toit, après, j'ai chanté au Quod-libet, une boîte au 3 rue du Pré-aux-Clercs. »
Elle se produit ensuite au cabaret L'Arlequin au 131 bis du boulevard Saint-Germain, puis à L'Écluse au 15 du quai des Grands-Augustins, dans le sixième arrondissement de Paris.
Catherine Sauvage travaille également à la radio. « Je ne me souviens plus comment on l'appelait à l'époque. Peut-être était-ce l'ORTF ? En tout cas, je me souviens fort bien de Jean Chouquet. C'était un instigateur. Il m'a mise en relation avec Raymond Queneau, Paul Gilson, Armand Lanoux. »
Elle rencontre Léo Ferré, dont beaucoup de chansons sont alors interdites de radio, et qu'elle contribue à faire connaître en les interprétant : elle enregistre Monsieur William et Paris canaille, qui est un grand succès commercial :
« En 1949, avec Léo Ferré, nous partagions la même scène au cabaret Aux Trois Mailletz au 56 rue Galande, dans le quartier latin... J'ai enregistré au moins cent de ses chansons. Nous avons eu des succès communs.... Il représente l'une des grandes rencontres de ma carrière, l'autre étant le pianiste accompagnateur Jacques Loussier, lui aussi je l'ai connu lorsqu'il démarrait dans le métier. Comme un bonheur n'arrive jamais seul, dit-on, Jacques Canetti est venu m'écouter un beau soir. Il était toujours à la recherche d'artistes pour la firme de disques dont il était le directeur artistique ainsi que pour les Trois Baudets qu'il avait créé. »
Jacques Canetti l'engage donc en 1953 et 1954 aux Trois Baudets. « J'ai donc fréquenté ce cabaret de la rue Coustou pendant deux ans. »
Après les Trois-Baudets en 1953, elle passe en vedette en 1954 à l'Olympia. Son interprétation de L'Homme de Léo Ferré lui vaut, la même année, un grand prix du disque décerné par l'académie Charles-Cros. En 1955, elle est encore à L'Olympia puis en 1960 à Bobino pour un long tour de chant.
En septembre 1960, elle signe le Manifeste des 121, titré « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie ».
La vogue des yéyés l'éloigne un peu de la chanson, elle renoue avec le théâtre, joue dans L'Échange de Paul Claudel, Le Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht, Frank V de Friedrich Dürrenmatt[1].
Elle retrouve le succès, en 1968, à Bobino. Elle interprète alors aussi bien Léo Ferré, Louis Aragon que Gilles Vigneault, poète alors inconnu rencontré au Québec dont elle est la première à chanter les textes en France.
Son dernier grand succès populaire, Avec le temps de Léo Ferré, date de 1971.
Reconnue et appréciée à l'étranger elle porte la chanson française sur les scènes de Beyrouth, Mexico, Tokyo[2]. Elle fait quelques apparitions à la télévision dans des dramatiques, et au cinéma. En 1991, elle enregistre un album entièrement consacré à Jacques Prévert. Sa dernière apparition sur scène est pour les Francofolies de La Rochelle, en juillet 1994.
Après avoir vécu avec le comédien Pierre Brasseur jusqu'à la mort de celui-ci, elle se lie à Gérard Paris, qu'elle épouse en 1997.
Catherine Sauvage est l'une des 250 personnalités qui, constatant la montée en puissance du Front national, ont lancé « l'Appel des 250 » qui donne naissance au réseau Ras l'front, le réseau de lutte contre le fascisme.
Elle meurt des suites d'un cancer, le 19 mars 1998.
Catherine Sauvage, dont la préférence allait à la poésie mise en musique, a chanté Louis Aragon, Jacques Audiberti, Charles Baudelaire, Bertolt Brecht, Francis Carco, Colette, Comminges, Robert Desnos, Paul Éluard, Maurice Fombeure, Pierre Frachet, Paul Gilson, Fritz Hoff, Maurice Jacquemont, Alfred Jarry, Lacenaire, Armand Lanoux, Federico García Lorca, Victor Hugo, Pierre MacOrlan, Marie Noël, J. Obe, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Pierre Seghers, Philippe Soupault, Charles Trenet, Angèle Vannier, Gilles Vigneault.
En 1997, à la sortie de son double CD Catherine Sauvage chante les poètes, elle déclare : « Je suis une amoureuse des mots, j'adore la musique. Au théâtre, je n'ai joué que les grands auteurs. Pour moi, cela participe à mon bonheur. Les chansons prennent de la valeur les unes confrontées aux autres. Comme dans la peinture, les rapports de couleurs existent. L'essentiel est de ne pas faire de fausses notes. »
Léo Ferré et Gilles Vigneault l'ont considérée comme leur meilleure interprète.
« Il y a eu, parfois, des moments insolites. Ainsi, un jour, Mireille m'a téléphoné en me confiant qu'elle avait mis en musique un texte d'Alfred Jarry, « Les Trois Grenouilles ». Vous êtes la seule à pouvoir chanter cela ! Une autre fois, c'est Michel Emer qui m'a apporté un texte de Colette, Chanson du pied léger, estimant, lui aussi, que sans moi cette composition resterait dans les tiroirs. Quant aux œuvres de Maurice Fombeure, Variations pour une trompette de cavalerie et Prières pour dormir heureux, je les ai reçues en cadeau du poète lui-même. »
Exigeante dans le choix de ses textes, elle l'est aussi dans celui de ses musiciens : Michel Legrand, arrangeur de plusieurs de ses enregistrements, ou Jacques Loussier, rencontré à ses débuts, pour l'accompagner au piano. Elle a été accompagnée aussi après Oswald d'Andréa par Daniel Raquillet (décédé en 2012) puis par Didier Hu qui l'accompagne jusqu'à sa fin de carrière.
Chanteuse de scène, elle déploie sur scène une hargne raffinée, qui a fait dire à Georges Brassens (qu'elle a aussi interprété) « elle ne chante pas, elle mord ».
Sur scène, Catherine Sauvage d'une grande sobriété avait l'art du geste utilisé à bon escient. Dans sa manière de dire, de chanter, dans sa tenue vestimentaire, il n'y avait rien de superflu :
Une voie publique d'Annecy porte son nom, l'allée Catherine-Sauvage.
1954 : Catherine Sauvage chante ses premiers succès (Philips) Avec les orchestres de Michel Legrand et André Grassi.
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1954 : Catherine Sauvage chante Léo Ferré (Philips) Avec Michel Legrand et son orchestre.
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1956 : Ouvert la nuit (Philips) Chansons d'André Popp et Jean Broussolle. Avec André Popp et son orchestre
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1961 : Catherine Sauvage chante Léo Ferré volume 1 (Philips) Arrangements et direction d'orchestre : Michel Legrand, Jacques Loussier, Alain Goraguer, Jean-Michel Defaye.
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1961 : Catherine Sauvage chante Léo Ferré volume 2 (Philips) Arrangements et direction d'orchestre : Michel Legrand, Jacques Loussier, Jean-Michel Defaye.
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1961 : Catherine Sauvage chante Louis Aragon (Philips) Paroles de Louis Aragon, musiques de Léo Ferré (pistes 1, 2, 5-8, 10 et 11), Georges Brassens (piste 3), Paul Amar (piste 4 et 9) et Jean Ferrat (piste 12). Accompagnement par Jacques Loussier au piano.
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1964 : Catherine Sauvage chante Kurt Weill (Philips) Paroles de Bertolt Brecht (adaptations : Jean-Roger Caussimon, Boris Vian, A. Maupry et N. Steinhof), musiques de Kurt Weill. Arrangements et direction d'orchestre : Jacques Loussier, Jean-Michel Defaye (pistes 7 et 9)
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1964 : Chansons d'amour et de tendresse, chansons des amours déchirantes (Philips)
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1966 : Chansons françaises du Canada (Philips)
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1966 : Catherine Sauvage chante Léo Ferré (Philips)
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1969 : Le Miroir aux alouettes (Philips)
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1969 : Chansons libertines (Philips)
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1970 : Larguez les amarres (Philips)
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1971 : Avec le temps (Philips)
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1973 : J'ai tout vu, tout connu
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1992 : Colette : Dialogues de bêtes
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1992 : Démons et merveilles (Catherine Sauvage chante Prévert)
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1961 : Chansons de cœur... chansons de tête (Philips) Récital au Théâtre de la Gaîté Montparnasse. Accompagnement au piano : Jacques Loussier
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1968 : Le Bonheur - Catherine Sauvage à Bobino 1968 (Philips) Accompagnement : Oswald d'Andréa (piano), Pierre Nicolas (contrebasse), Gus Wallez (batterie, percussions)
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1979 : 25 ans de chansons de Léo Ferré - Volume 1 (Disques Jacques Canetti) Récital au Petit Théâtre de Paris. Accompagnement au piano : Jacques Loussier
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1979 : 25 ans de chansons de Léo Ferré - Volume 2 (Disques Jacques Canetti) Récital au Petit Théâtre de Paris. Accompagnement au piano : Jacques Loussier
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1983 : Récital à Tokyo (Le Chant du monde) Récital à la salle Soguetsu de Tokyo, juillet 1982. Accompagnement au piano : Daniel Raquillet
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2005 : Catherine Sauvage à Bobino (EPM Musique) Récital au théâtre de Bobino, 16 avril 1970. Accompagnement : Oswald d'Andréa (piano), Gérard Urio (contrebasse), Gus Wallez (batterie, percussions)
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Ne sont pas indiqués ici les EP tirés des albums originaux. Il s'agit ici de super 45 tours au contenu original, qui n'a jamais été repris - ou alors partiellement - dans aucun album du vivant de Catherine Sauvage.
1954 : La Fille de Londres (Philips) Arrangements et direction d'orchestre : Michel Legrand
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1955 : Mets deux thunes dans l'bastringue (Philips) Arrangements, direction d'orchestre et piano solo (piste 4) : Michel Legrand
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1956 : Où sont-ils donc ? (Philips) Arrangements et direction d'orchestre : Michel Legrand
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1956 : Le Guinche (Philips) Arrangements et direction d'orchestre : Michel Legrand
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1957 : Grand-papa laboureur (Philips) Arrangements et direction d'orchestre : Michel Legrand, André Popp
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1959 : La Poisse (Philips) Arrangements et direction d'orchestre : Alain Goraguer
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Arrangements et direction d'orchestre : Jacques Loussier
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1962 : Catherine Sauvage chante Serge Gainsbourg (Philips) Arrangements et direction d'orchestre : Jacques Loussier
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Paroles de Jacques Audiberti, musique de Jorge Milchberg. Piste 1 interprétée par Jacques Dufilho. Pistes 2-4 interprétées par Catherine Sauvage.
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1963 : Gallito (Philips)
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1965 : Toi, t’es fleur bleue (Philips) Arrangements et direction d'orchestre : André Popp
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